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Author > Coméliau, Christian
Critique de la marchandisation du monde

Nées du siècle des lumières, les idées de progrès social, de modernité et de développement ont suscité d'immenses espérances. Mais les avatars les plus récents du système mondial dissipent peu à peu l'espoir d'un développement durable au bénéfice de tous. La modernité nous conduit aujourd'hui vers une triple impasse économique, sociale et écologique. Pourquoi ? Les valeurs initiales de la modernité ont été trahies, sa logique dévoyée : au nom de l'efficacité, le néolibéralisme assimile le progrès social à la marchandisation généralisée et prétend gérer la complexité du monde à l'aide d'un critère unique et simpliste : l'accumulation du profit. Une vision aussi réductionniste du monde appelle d'urgence une réflexion critique sur la nature et les limites de la relation marchande, mais aussi sur les principales conséquences de sa domination : incitation à une croissance indéfinie des productions marchandes alors même qu'elle n'est ni généralisable à toute la planète ni soutenable à long terme ; creusement continu des inégalités ; exclusion et marginalisation massives ; polarisation des relations internationales sur la seule exigence de compétitivité ; impuissance des pouvoirs publics à concevoir les dimensions non marchandes de l'intérêt général. Si le monde veut préserver l'ambition légitime du progrès social, il devra refonder la modernité sur des valeurs authentiques et remettre l'économie marchande au service des hommes.

Available for E-Reader (Sony, Bookeen, Iriver, etc.)

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Language:
French

Les discours politiques et l'opinion publique ne remettent guère en question l'exigence de croissance économique, tant il paraît évident que l'augmentation indéfinie du produit intérieur brut ou du revenu national est indispensable à l'amélioration du niveau de vie, à la création d'emplois, à la lutte contre les inégalités et contre la pauvreté, au financement de la protection sociale et des dépenses publiques, à la dynamique générale du progrès. Cependant, une autre évidence s'impose peu à peu de manière de plus en plus claire': la croissance économique n'est synonyme ni de bien-être, ni d'harmonie sociale'; elle se révèle en outre destructrice et impraticable en longue période, en raison des limites matérielles de notre monde.
Face à ce paradoxe d'une croissance nécessaire et impossible, n'existe-t-il pas d'autre avenir que de renoncer au progrès'? La réponse en termes de ''développement durable'' ne suffit pas à masquer notre incapacité profonde à changer le modèle de développement dominant. D'où la confrontation persistante entre les partisans majoritaires de la poursuite aveugle d'une croissance indéfinie, et l'avis radical d'une minorité qui prône l'arrêt de la croissance, ou même la décroissance systématique.
La thèse de cet essai à contre-courant ne constitue pas un compromis entre ces positions extrêmes. Elle affirme au contraire que le progrès demeure aujourd'hui plus que jamais indispensable dans toutes les sociétés, pauvres ou riches, mais que le taux de croissance globale ne constitue pas un critère pertinent pour ces stratégies de progrès. L'exigence essentielle consiste désormais à renouveler la réflexion politique sur les finalités de ce progrès, parmi lesquelles l'accumulation de marchandises devrait céder progressivement la place à d'autres préoccupations.

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French
Pour une éthique du développement mondialisé

Lyes'>#039;évolution de notre monde apparaît de plus en plus inacceptable, sur le plan éthique et politique. Cette inquiétude provient de lyes'>#039;organisation de notre système : conception de lyes'>#039;homme et de la société centrée sur les ambitions individualistes et matérialistes, prédominance des préoccupations économiques sur les préoccupations sociales et priorité à la seule logique marchande. Lyes'>#039;effort prioritaire du XXIe siècle doit donc être celui dyes'>#039;une refondation philosophique et éthique de cette conception, avant celui dyes'>#039;un remodelage de nos instruments économiques et techniques.

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Pour une éthique du développement mondialisé

L'évolution de notre monde apparaît de plus en plus inacceptable, sur le plan éthique et politique. Cette inquiétude provient de l'organisation de notre système : conception de l'homme et de la société centrée sur les ambitions individualistes et matérialistes, prédominance des préoccupations économiques sur les préoccupations sociales et priorité à la seule logique marchande. L'effort prioritaire du XXIe siècle doit donc être celui d'une refondation philosophique et éthique de cette conception, avant celui d'un remodelage de nos instruments économiques et techniques.

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Critique de la marchandisation du monde

Nées du siècle des lumières, les idées de progrès social, de modernité et de développement ont suscité d'immenses espérances. Mais les avatars les plus récents du système mondial dissipent peu à peu l'espoir d'un développement durable au bénéfice de tous. La modernité nous conduit aujourd'hui vers une triple impasse économique, sociale et écologique. Pourquoi ? Les valeurs initiales de la modernité ont été trahies, sa logique dévoyée : au nom de l'efficacité, le néolibéralisme assimile le progrès social à la marchandisation généralisée et prétend gérer la complexité du monde à l'aide d'un critère unique et simpliste : l'accumulation du profit. Une vision aussi réductionniste du monde appelle d'urgence une réflexion critique sur la nature et les limites de la relation marchande, mais aussi sur les principales conséquences de sa domination : incitation à une croissance indéfinie des productions marchandes alors même qu'elle n'est ni généralisable à toute la planète ni soutenable à long terme ; creusement continu des inégalités ; exclusion et marginalisation massives ; polarisation des relations internationales sur la seule exigence de compétitivité ; impuissance des pouvoirs publics à concevoir les dimensions non marchandes de l'intérêt général. Si le monde veut préserver l'ambition légitime du progrès social, il devra refonder la modernité sur des valeurs authentiques et remettre l'économie marchande au service des hommes.

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Les discours politiques et l'opinion publique ne remettent guère en question l'exigence de croissance économique, tant il paraît évident que l'augmentation indéfinie du produit intérieur brut ou du revenu national est indispensable à l'amélioration du niveau de vie, à la création d'emplois, à la lutte contre les inégalités et contre la pauvreté, au financement de la protection sociale et des dépenses publiques, à la dynamique générale du progrès. Cependant, une autre évidence s'impose peu à peu de manière de plus en plus claire': la croissance économique n'est synonyme ni de bien-être, ni d'harmonie sociale'; elle se révèle en outre destructrice et impraticable en longue période, en raison des limites matérielles de notre monde.
Face à ce paradoxe d'une croissance nécessaire et impossible, n'existe-t-il pas d'autre avenir que de renoncer au progrès'? La réponse en termes de ''développement durable'' ne suffit pas à masquer notre incapacité profonde à changer le modèle de développement dominant. D'où la confrontation persistante entre les partisans majoritaires de la poursuite aveugle d'une croissance indéfinie, et l'avis radical d'une minorité qui prône l'arrêt de la croissance, ou même la décroissance systématique.
La thèse de cet essai à contre-courant ne constitue pas un compromis entre ces positions extrêmes. Elle affirme au contraire que le progrès demeure aujourd'hui plus que jamais indispensable dans toutes les sociétés, pauvres ou riches, mais que le taux de croissance globale ne constitue pas un critère pertinent pour ces stratégies de progrès. L'exigence essentielle consiste désormais à renouveler la réflexion politique sur les finalités de ce progrès, parmi lesquelles l'accumulation de marchandises devrait céder progressivement la place à d'autres préoccupations.

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