Avant que j'oublie, d'Anne Pauly est le formidable Prix Inter 2020. 

Je voulais parler du côté cocasse de la mort, parce que la vie continue alors que dans votre cœur quelqu'un vient de disparaître et que c'est une déflagration. Anne Pauly

Le sémillant livre d’Anne Pauly, Avant que j’oublie, publié sous une pimpante couverture jaune, n’a peur de rien, et surtout pas de la mort du père, du fatras des obsèques, entre modèle Senanque à 1 956 euros et cérémonie du souvenir, de la maison à vider, et des humeurs éruptives de Jean-François, le frère orphelin. Despote déguisé en guide de montagne, polaire vert sombre et bermuda d’écolier, Jean-François ne veut pas verser d’arrhes au monsieur des pompes funèbres avant d’avoir pu se rendre compte du niveau de ses prestations. Jean-François refuse ; Anne accepte, et monte au rude créneau des choses, en bonne fille adoucissante concentré fleurs de tiaré. C’est trash, c’est tendre ; on rage, on rit, et ça fait du bien. Marie-Hélène Lafon

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