Natacha Henry

  • À la mort de leur mère, Bronia et Marie sont dévastées. Bronia prend sa petite soeur sous son aile et les deux soeurs grandissent habitées par le même rêve : étudier pour devenir « quelqu'un ». Mais en tant que femmes, les portes des universités polonaises leurs sont fermées. Elles vont alors faire un pacte : Bronia part la première faire des études de médecine à Paris, et, une fois installée, elle fera venir Marie pour que celle-ci puisse étudier à son tour. L'effervescence des années étudiantes, les premières amours et les kilomètres n'affaibliront en rien le lien inébranlable qui les unit. Ensemble, elles traverseront toutes les épreuves et parviendront jusqu'au bout de leurs rêves et même au-delà de ce qu'elles avaient espéré. L'une deviendra Marie Curie, l'autre l'une des premières gynécologues femme au monde.  À partir de 13 ans

  • Rosa, 14 ans, veut vivre de sa passion: la peinture animalière. Le mariage ne rentre pas dans ses plans, d'autant que c'est pour Nathalie, la fille d'amis de son père, que son coeur bat. Mais dans le Paris du xixe siècle, les femmes ne sont pas libres. Certaines formations, comme les Beaux-Arts, leur sont interdites. Certains lieux sont dangereux si elles s'y rendent seules. Quant à vivre libre? Ce serait le scandale assuré !
    Malgré son jeune âge, Rosa compte bien imposer ses choix. Aidée de son père et de Nathalie, elle prend des cours de peinture et se rend au Louvre pour s'inspirer des plus célèbres tableaux de l'Histoire ! Rosa n'accepte aucun compromis. Entrer dans le monde de l'art, pour elle, c'est s'affranchir de la loi des hommes.

  • Le roman, inspiré de faits réels, se déroule durant l'été 1917 en Angleterre, à Cottingley. Elsie, 16 ans, s'occupe de sa cousine Frances, 9 ans, venue vivre chez elle avec sa mère, le temps que la guerre se termine. Un jour, réprimandées après une promenade, les cousines inventent une excuse  : elles ont vu des fées près du ruisseau  ! Pour le prouver, Elsie, passionnée de photographie, prend en photo Frances posant devant des fées en carton. Le truquage est si réussi que leurs mères, émerveillées, les croient. Elles décident de prendre une autre photo...
     

  • " Le 26 avril 1889, à New York, tout le charivari du Wild West Show monta à bord du Persian Monarch, piloté par le capitaine Bristow. Après la tournée en Angleterre, en 1887, c'est sur ce même quatre-mâts à vapeur que le vieux loup des mers avait ramené toute la compagnie.
    Lorsque la troupe, son paquetage et ses bêtes gagnèrent le navire en partance pour Le Havre, il pleuvait des trombes. Enveloppés dans des couvertures qui gouttaient, les Indiens grelottaient, malheureux de s'être fourvoyés dans cette galère. "
    1889. Depuis la mort de sa compagne, Rosa Bonheur vit terrée dans son château. Lorsqu'elle apprend que Buffalo Bill arrive en France avec son spectacle, le Wild West Show, elle y voit l'occasion unique de dessiner, d'après nature, des bisons, des chevaux de rodéo, et même des Indiens lakotas. De son côté, Bill s'imagine que la célèbre peintre pourrait faire son portrait...
    Malgré un océan de différences, l'artiste féministe et l'aventurier du Far West prendront plaisir à échanger sur les arts et l'amour de la nature, au gré d'un dialogue qui se transformera en un solide attachement.
    Entre le Vieux et le Nouveau Monde, l'histoire vraie d'une magnifique amitié élective.

  • Chaque année, des milliers de femmes fuient leur domicile en pleine nuit, courent en larmes chez une amie, sont sauvées in extremis par les voisins ou atterrissent aux urgences, victimes de coups, de brûlures, de viol conjugal... Pour quitter un homme violent, il faut du courage. Du courage, mais aussi des volontaires prêts à tendre la main. Qui ne pensent pas que "si elle reste, c'est qu'elle aime ça". Car, dans tous les milieux, si elle reste, c'est qu'elle ne sait ni comment partir ni où aller. Surtout si elle a des enfants. Partir c'est échapper aux coups et se libérer des reproches incessants, des mots qui blessent, d'une emprise psychologique qui enferme dans une cage parfois dorée. Pendant plusieurs mois, Natacha Henry s'est immergée dans un foyer d'accueil pour femmes battues. Frapper n'est pas aimer fait ainsi entendre Fatou, Djamila, Christine et les autres, avec leurs soucis, leurs peurs et leurs éclats de rire. Bien loin d'une descente dans un quotidien misérabiliste, ce livre donne de l'espoir. Il nous fait rencontrer des policiers formés à l'écoute des victimes, des assistantes sociales qui conseillent les plus vulnérables, des médecins qui refusent de croire au «je me suis cognée contre la porte» et des magistrats qui ne sont pas dupes devant la comédie des agresseurs. Partant du constat que le silence encourage les violences, Natacha Henry a choisi de donner la parole aux acteurs et aux actrices de terrain. Pour que les victimes sachent qu'elles ne sont pas seules.

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