Langue française

  • Plus qu'une revue, Le Courage est un essai à plusieurs auteurs. Le thème de 2017  : Âge d'or/Âge de fer. L'âge de fer, nous y sommes. La marée de la violence populiste déferle sur le monde. L'un est élu, l'autre menace. Qu'est-ce que cela fait  ? Comment tenir  ? De quelle façon protéger les choses de l'esprit  ? Écrivains, cinéastes, artistes, ils sont vingt-trois, dans sept langues et quatre alphabets différents, à réfléchir d'un point de vue littéraire et artistique à cette situation inédite dans nos vies. Japonaise, Égyptienne, Israélien, Pakistanais, Libanais, Allemand, Anglais, Américains, Brésilien, Français, ils réfléchissent aux temps actuels et futurs, sous forme d'essai, de fiction, de photographies, de dessins. Parmi eux, une série de tweets de Donald Trump éclate comme une bombe de vulgarité et de menaces.
    La démocratie est-elle en danger  ? Être femme à l'ère du virilisme revanchard est-il devenu plus difficile  ? Y a-t-il une jeunesse dangereuse  ? Le Brexit est-il un néopuritanisme  ? Les clowns sont-ils des monstres  ? Les inhumains s'imaginent-ils nous faire peur  ? Les âges d'or passés du romantisme et de la fête peuvent-ils revenir  ?
    Comme à chaque numéro, Le Courage donne la parole à trois jeunes écrivains jusque-là non publiés, publiant leurs premières fictions et une conversation sur l'avenir qu'ils contribueront à créer.
    Contre cet âge de fer, nous promettons un âge d'or.
     

  • Le Courage, revue internationale annuelle, en plusieurs langues, est en réalité un essai à plusieurs auteurs, en 2018, les «  Minorités supérieures ? ».
     
    L'infériorité numérique ne fait pas plus l'infériorité «  morale  » que la majorité ne prouve la raison. Depuis quelques années, les minorités sont honnies  ; on les accuse d'être des «  communautés  », de faire sécession, de comploter contre la majorité pour leur profit. Il en va des minorités comme de tout dans l'humain, le bien et le mal y sont partagés. Des minorités inférieures existent sans doute, comme «  le paquet de déplorables  » qui a voté pour Trump, élu avec moins de voix que son adversaire, mais y a-t-il des minorités supérieures  ? En tout cas, en tant qu'inférieures en nombre, on leur doit l'attention et le tact. C'est à quoi les auteurs du Courage 4 réfléchissent dans ce numéro.
    On y trouvera un agrégé de grammaire conversant avec un jardinier chinois  ; le grand architecte Paul Andreu (ah, les architectes) parlant avec le grand artiste abstrait Carlos Cruz Diez (ah, l'art contemporain !). Loïc Prigent parle des snobs. Sandrine Treiner, des idiots utiles ayant fait la gloire d'un roman qui prédisait l'élection d'un président islamiste en France, et Oriane Jeancourt-Galignani, des critiques littéraires aussi précieux et menacés que la mulette perlière d'eau douce. Clémentine Mélois propose des images inquiétantes et cocasses, Philippe Corbé écrit sa première fiction, où il est question d'un homme devenant femme. Charles Dantzig étudie les idées majoritaires qui peuvent faire tant de mal aux écrivains, comme celle de la beauté. Romila Thapar, une des plus grandes historiennes de l'Inde, co-fondatrice de l'Université Nehru à New Delhi, explique ce que c'est que de tenter d'enseigner sous la terreur nationaliste indoue. Justin Trudeau, Premier ministre du Canada, fait dans un discours crucial les premières excuses officielles d'un pays à une minorité, la LGBTIQ. La grande généticienne Evelyne Heyer explique le destin des minorités supérieures, et on lira l'étonnant récit de vie de Dorothée, Pygmée persécutée chez les Tutsis et les Hutus, car on est toujours la minorité d'une minorité.  
    Comme à chaque numéro, trois écrivains débutants ont une conversation atour du thème de l'année et publient leur première fiction ou leurs premiers poèmes.
    Ecrits en français, italien, anglais.

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