Sigmund Freud

  • Cinq leçons sur la psychanalyse de Sigmund Freud Suivi de Contribution à l´histoire du mouvement psychanalytique Traduction de l´allemand par Yves Le Lay et Samuel Jankélévitch, révisée par Gisèle Harrus-Révidi Préface de Frédérique Debout Nouvelle édition Éditions Payot Les deux textes composant cet ouvrage constituent une présentation de la psychanalyse qui s´adresse d´abord aux non-spécialistes. Cinq leçons sur la psychanalyse, premier livre de Freud publié en langue française, sont les conférences qu´il prononça en 1909 lors de son voyage aux États-Unis, où la psychanalyse était encore largement ignorée. On y trouve un récit simple et vivant des origines de la psychanalyse « inventée » par l´hystérique Anna O., mais aussi une introduction aux problèmes centraux : la sexualité infantile, l´interprétation des rêves, le complexe d´OEdipe. Freud conclut sur la nature des névroses et le refuge dans la maladie. Dans Contribution à l´histoire du mouvement psychanalytique (1914), Freud retrace les débuts difficiles de la psychanalyse et les résistances qu´elle rencontra. Il précise sa réflexion sur certains points litigieux, liés principalement au concept de « libido ».

  • Introduction à la psychanalyse, Sigmund Freud Traduit de l´allemand par Samuel Jankélévitch Éditions Payot L´orgueil humain a reçu trois grands démentis, souligne Freud dans l´Introduction à la psychanalyse : Copernic a montré que la terre n´était pas au centre de l´univers, Darwin que l´homme était un animal parmi d´autres et maintenant la psychanalyse fait apparaître que le « moi » n´est pas maître chez lui. Une affirmation que la psychanalyse fonde par la prise en compte de phénomènes (rêve, lapsus, symptômes) et par le recours à certains concepts (inconscient, préconscient). La pensée de Freud n´a rien d´ineffable : elle peut se transmettre. Telle est la visée de cette série de conférences (1915-1917), où Freud fait preuve de son talent à exposer ses idées. Rien d´obscur ou de désincarné, mais le mouvement de la psychanalyse où apparaissent tous les problèmes majeurs qu´elle aborde (interprétation des rêves ou théorie de la névrose) ainsi que les notions qu´elle a forgées (libido, transfert). Nous sommes ainsi guidés au coeur de la révolution psychanalytique, aussi bouleversante que celle de Copernic.

  • FreudL'Interprétation du rêveTraduit de l'allemand et présenté par Jean-Pierre Lefebvre« L'Interprétation du rêve a d'abord été négligée par ses destinataires. Elle évoque à ce titre la Phénoménologie de l'esprit de Hegel. Mais il n'y avait pas ici - bien au contraire - l'alibi épistémologique de l'obscurité du discours. L'une des formes de cette négligence fut un accueil critique de l'intention générale, du sens du travail : un symptôme qui signalait en fait la dimension totalement innovante de celui-ci. Et effectivement, dans le souci méthodique obstiné de prendre en compte toutes les objections, mais aussi dans son horizon théorique et culturel, et par la qualité même de son écriture, elle évoque surtout Le Capital de Karl Marx et L'Origine des espèces de Charles Darwin.D'où un paradoxe qui intéresse notamment le traducteur : un livre d'auteur, apparemment lisse, articulé, systématique, linéaire, aujourd'hui encore identifié à ce que Stefan Zweig appelait une "heure étoilée de l'humanité", à une création géniale, mais qui se présente aussi comme un défi déroutant à l'édition scientifique tant il est le produit d'un atelier bourdonnant de lectures, de batailles, de reprises, de contacts avec les patients, de rapports plus ou moins allusifs avec un public. Paradoxe quasi onirique, objectivement inévitable, dont l'écriture est un acteur essentiel. Métaphore, aussi, de ce que la traduction affronte. »J.-P. L.Jean-Pierre Lefebvre est titulaire de la chaire de littérature allemande à l'École normale supérieure. Ses traductions de Hegel, Marx ou Paul Celan ont fait date.

  • La psychanalyse repose en grande partie sur cinq cas célèbres : Dora, Le Petit Hans, L'Homme aux Rats, L'Homme aux Loups, et Le Président Schreber, qui abordent des notions clés : l'hystérie, la phobie, l'obsession, la castration, la paranoïa. Freud les a regroupés dans Cinq psychanalyses. Cet ouvrage lu par des générations d'étudiants et de thérapeutes, qui n'était disponible que dans la traduction des PUF, est publié aujourd'hui par Payot dans une édition attractive (traduction nouvelle, préface substantielle pour chaque cas).

  • Sa monumentale Interprétation des rêves (1900) n'ayant pas rencontré le succès qu'il escomptait, Freud en offre peu après, avec ce livre de 1901, un résumé clair et vivant pour en populariser les thèses. Écrit pour un large public, Sur le rêve synthétise donc, en une dizaine de courts chapitres, l'essentiel de ses idées. Il comprend également l'analyse de six rêves qu'il a faits, en particulier celui dit de « la table d'hôte », dont on a dit qu'il prolongeait le très célèbre rêve de "l'injection faite à Irma" qui est au coeur de L'Interprétation des rêves.
    Recommandé à partir de la classe de terminale.
    Traduction inédite.

  • « La question cruciale pour le genre humain me semble être de savoir si et dans quelle mesure l'évolution de sa civilisation parviendra à venir à bout des perturbations de la vie collective par l'agressivité des hommes et leur pulsion d'autodestruction. Sous ce rapport, peut-être que précisément l'époque actuelle mérite un intérêt particulier. Les hommes sont arrivés maintenant à un tel degré de maîtrise des forces de la nature qu'avec l'aide de celles-ci il leur est facile de s'exterminer les uns les autres jusqu'au dernier. Ils le savent, d'où une bonne part de leur inquiétude actuelle, de leur malheur, de leur angoisse. Il faut dès lors espérer que l'autre des deux "puissances célestes", l'éros éternel, fera un effort pour l'emporter dans le combat contre son non moins immortel adversaire. Mais qui peut prédire le succès et l'issue ? » Sigmund Freud Traduit de l'allemand par Bernard Lortholary Présentation, notes et bibliographie par Clotilde Leguil

  • Le Malaise dans la culture, publié en 1930, est le seul véritable exposé de la conception de la réalité sociale et de la philosophie politique de Freud.
    Son diagnostic en a troublé plus d'un : la culture s'efforce d'endiguer l'irréductible agressivité humaine sans jamais remporter de victoire décisive. On a voulu y voir la preuve du pessimisme d'un vieil homme rongé par la maladie et rattrapé par l'histoire. Bien au contraire, en leur montrant qu'ils n'ont rien à attendre d'un retour à la « nature », d'une société sans classes ou encore d'un paradis régi par les lois du marché, Freud délivre les hommes de leur dernière chaîne, celle qui les liait à la croyance et à l'espoir, et les fait entrer dans le royaume de la liberté où l'illusion n'a plus cours.

    Dossier :
    1. L'analyse profane et la tentation philosophique de la psychanalyse
    2. L'agression, la mort
    3. Politique de Freud
    4. Freud prophète ?
    5. Une idéologie de la libération ?

  • Malaise dans la civilisation de Sigmund Freud Traduit de l´allemand par Aline Weill Préface de Laurie Laufer Traduction inédite Éditions Payot Sommes-nous faits pour le bonheur ? À lire cet essai de 1930, on peut en douter, notre existence étant plutôt caractérisée, selon Freud, par la violence, la souffrance et l´insatisfaction... Utilisant la théorie des pulsions élaborée quelques années plus tôt dans Au-delà du principe de plaisir, il explique pourquoi l´agressivité, l´hostilité et la cruauté sont inhérentes au genre humain, il dégage ce qui les relie au plaisir et à l´amour, et il montre à quelles conditions la culture permet de contrôler les pulsions de mort. Reliant des thèmes aussi divers que le sentiment de culpabilité, l´égoïsme et l´altruisme, la liberté individuelle, la conscience morale, le travail, le plaisir sexuel ou les drogues, ce livre est essentiel pour qui veut comprendre la violence de notre société et répondre à la question : comment vivre ensemble ?

  • Psychopathologie de la vie quotidienne, Sigmund Freud Traduit de l´allemand par Samuel Jankélévitch Éditions Payot Oublier un nom, casser un bibelot familier, se tromper de clefs, commettre un lapsus, tous ces petits accidents ordinaires doivent s´interpréter comme des manifestations de l´inconscient. En effet celui-ci travaille sans cesse, infatigablement. Freud a montré comment le rêve était la voie royale d´accès à l´inconscient. Il dessine dans cet ouvrage de 1901 d´autres chemins vers cette part qui échappe à notre contrôle et qui, par ses manifestations, traduit nos désirs.

  • Le rêve de l´injection faite à Irma de Sigmund Freud Traduit de l´allemand par Olivier Mannoni Préface d´Élise Pestre Traduction inédite Éditions Payot Pourquoi rêve-t-on ? Comment rêve-t-on ? Quel sens donner aux rêves ? Ces trois questions sont au coeur du rêve de « l´injection faite à Irma » que Freud fit dans la nuit du 23 au 24 juillet 1895 et qui est sans doute le rêve le plus célèbre de toute l'histoire de la psychanalyse. C´est en l´analysant en profondeur que Freud, en effet, élabore pour la première fois sa méthode d´interprétation des rêves...

  • A partir de 6 cas cliniques, dont celui de sa propre fille Anna, Freud montre comment les enfants ont des fantasmes. Un texte célèbre dont Lacan s'est emparé pour élaboré son approche de l'angoisse.

  • L'avenir d'une illusion

    Sigmund Freud

    L'illusion à laquelle Freud s'attaque ici est la religion. Selon le père de la psychanalyse, nous avons créé les dieux, la Providence et la morale divine pour répondre au désir archaïque et infantile d'être rassurés - contre l'incompréhensibilité du monde, l'angoisse de la mort et la violence des rapports humains. Toutefois, la religion n'a rendu les hommes ni plus moraux ni plus heureux. Pour Freud, elle a fait son temps : grâce à la science, l'humanité va sortir de l'enfance, et l'illusion s'écroulera.
    Mais sur quoi fonder alors la moralité ? En privant l'homme des croyances religieuses, ne risque-t-on pas de basculer dans le chaos ? Enfin, la science n'apparaît-elle pas elle-même comme un nouvel objet de croyance ?

  • Ce livre de 1905 - le plus "scandaleux" de Freud - brisa l'image de l'enfance innocente et plaça la sexualité au centre de toute activité humaine, y compris culturelle ou sociale. Il est ici proposé dans une traduction inédite.

  • Totem et tabou

    Sigmund Freud

    Totem et tabou fut, au dire de Freud, la plus osée de ses entreprises. À partir d'une lecture toute personnelle de la littérature anthropologique de son temps, le père de la psychanalyse y sonde les fondements de la société humaine, de ses lois et de ses interdits, dans un mouvement qui mène des peuples « primitifs » aux enfants et aux névrosés, et inversement.
    « Dans le complexe d'OEdipe convergent les débuts de la religion, de la moralité, de la société et de l'art, dans une pleine concordance avec le constat de la psychanalyse que ce complexe forme le noyau de toutes les névroses » : tel est le point d'aboutissement de cet ouvrage, dans lequel Freud s'attache à étudier des phénomènes sociaux et culturels - l'inceste, le totémisme, l'animisme, la magie - à partir des principes de la psychanalyse.
    Offrant un tableau radicalement pessimiste de l'origine et du destin de l'humanité, à jamais marquée par le meurtre originel du père, Totem et tabou pose les bases sur lesquelles Freud édifia, avec L'Avenir d'une illusion, Le Malaise dans la culture et L'Homme Moïse et la religion monothéiste, sa théorie de la culture.

  • Mémoire et répétition : ce nouveau recueil de Freud traite de deux thèmes centraux à la psychanalyse. Pourquoi répétons-nous toujours les mêmes erreurs, les mêmes actes ? Comment cette même compulsion à la répétition peut-elle nous permettre de sortir de ce cercle vicieux qu'elle semble pourtant dessiner ? Ce recueil complète Anna O. et contient notamment le célèbre essai « Remémoration, répétition, perlaboration » (1914), ainsi que « Sur les souvenirs-écrans » (1899) et « Note sur le "bloc magique" » (1925).

  • Deuil et mélancolie, Sigmund Freud Traduit de l´allemand par Aline Weill Préface de Laurie Laufer Traduction inédite Editions Payot Que se passe-t-il quand nous sommes confrontés à la perte d'un être aimé ou à celle d'un idéal ? Pourquoi certaines personnes réagissent-elles par le deuil, alors que d'autres sombrent dans la dépression, voire la mélancolie ? Comment comprendre la douleur ? Quel est cet autre dont la perte accable l'endeuillé et qui revient le hanter comme un fantôme ? Par quel mécanisme en arrive-t-on parfois à s'identifier au disparu et à se haïr soi-même ? Écrit en 1915, publié deux ans plus tard, cet essai qui relie notamment le deuil aux notions de narcissisme, d'identification et d'ambivalence, est suivi ici du fameux article où Karl Abraham discute des thèses freudiennes sur le deuil et la mélancolie.

  • Freud considérait ses Trois essais, dont l'écriture l'a occupé durant près de vingt ans, comme une « production d'une valeur comparable à celle de L'Interprétation du rêve ». Ils sont le lieu d'apports conceptuels majeurs, sur la libido, la pulsion, les zones érogènes, la sublimation, la fixation, la régression, la perversion, etc., qu'il ne cessera de reprendre par la suite.
    Freud montre non seulement les racines infantiles de la sexualité adulte, mais, plus radicalement, l'« infantilisme de la sexualité » humaine. Et il donne à la perversion une place fondamentale dans l'histoire de chacun : elle est « la disposition universelle originelle de la pulsion sexuelle humaine, à partir de laquelle se développe le comportement sexuel normal ».
    La sexualité freudienne n'est donc pas un instinct, elle est détachée des organes génitaux et permet une nouvelle approche des symptômes névrotiques. Elle mène à la conclusion qu'« il n'y a pas de différence fondamentale entre la vie mentale des gens normaux, celle des névrosés et celle des psychotiques ».

  • 29 août 1909 : Freud pose le pied sur le sol du Nouveau Monde. Une université américaine l'a invité à venir présenter ses découvertes et résultats. Freud a cinquante-trois ans, le mot « psychanalyse » en a douze.
    En cinq leçons, Freud saura donner à un public profane une vue d'ensemble de sa méthode d'investigation et de guérison. Il en retrace les origines : Breuer (le cas Anna O., la théorie de l'hystérie, l'abandon de l'hypnose et l'avènement de la cure par la parole) ; Charcot (le traitement des hystériques et l'élaboration de la doctrine du refoulement) ; Jung (la méthode de l'association libre et la mise en évidence des « complexes » refoulés) ; le rêve comme « voie royale » d'accès à l'inconscient. Il montre ensuite le rôle central de la vie amoureuse et de la sexualité, en remontant à la « sexualité infantile » qui en est la clef. Puis il dégage les « destins » de la pulsion à partir du refuge dans la « maladie », pour terminer sur l'importance décisive du transfert.
    Ces Cinq leçons constituent la toute première introduction à la psychanalyse en même temps que son « coup d'envoi». Freud ne retournera jamais aux États-Unis, mais l'annonce au monde a été faite.

  • Le moi et le ça

    Sigmund Freud

    « L'importance fonctionnelle du Moi s'exprime en ceci qu'il lui est concédé normalement la maîtrise des passages à la motilité. Il est semblable ainsi, par rapport au Ça, au cavalier censé tenir en bride la force supérieure du cheval, à ceci près que le cavalier tente la chose avec des forces propres, tandis que le Moi le fait avec des forces empruntées. Cette comparaison nous emmène un peu plus loin. De la même façon qu'il ne reste souvent pas d'autre solution au cavalier, s'il ne veut pas se séparer du cheval, que de le conduire là où il veut aller, le Moi a coutume lui aussi de convertir la volonté du Ça en action, comme si cette volonté était la sienne propre. »Sigmund FreudTraduit de l'allemand par Jean-Pierre LefebvrePrésentation, notes et bibliographie par Patrick Hochart

  • En 1901, Freud publie Sur le rêve, un « résumé » de L'Interprétation du rêve, paru un an plus tôt. Et il y accomplit un tour de force : exposer de façon alerte, claire et concise les concepts ayant une valeur opératoire pour l'élucidation des rêves, qu'il illustre par de nombreux exemples.
    Il traite successivement : la question immémoriale du sens de la vie onirique ; celle, alors toute récente, de la méthode psychanalytique et de ses résultats ; le contenu manifeste et les pensées latentes du rêve ; les procédures de transposition du rêve (condensation, déplacement) et la déformation qui en résulte ; le refoulement et le compromis passé à la faveur du sommeil entre les intentions d'une instance psychique et les exigences d'une autre ; l'oubli du rêve, quand la censure retrouve sa pleine vigueur à l'état vigile ; les cas limites où le rêve ne peut plus remplir sa fonction de gardien et libère l'angoisse en provoquant le réveil ; le traitement des stimuli exogènes susceptibles d'influencer le contenu onirique ; enfin, le problème des désirs érotiques que découvre l'analyse dans la plupart des rêves des adultes.

  • Tapis en nous, prêts à surgir, impossibles à éviter, le transfert et son double, le contre-transfert, sont le moteur de la psychanalyse et, au-delà, des relations humaines. Ce livre regroupe les plus célèbres textes de Freud à leur sujet : « À propos de la psychanalyse "sauvage" », « Sur la dynamique de transfert », « Conseils au médecin », « Sur l'introduction du traitement », et « Remarques sur l'amour de transfert ». Ils parlent des émotions du passé, de sentiments amoureux, d'intimité psychique, du pouvoir des médecins, mais aussi de violence faite à l'autre, de peur de l'abandon, de manipulation et de haine.

  • C'est écrit dans la Bible : Moïse est un Hébreu, recueilli par une princesse égyptienne. Il deviendra, sur ordre du dieu des Hébreux, le premier législateur du peuple juif. Freud bouleverse ce roman historique, en émettant deux hypothèses radicales : Moïse n'est pas un Hébreu mais le fils d'un noble égyptien - un étranger, donc ; le dieu juif est né de la fusion de deux figures divines, le dieu unique du pharaon égyptien Akhenaton et le cruel dieu des volcans d'un peuple sémite voisin. En cela, Freud s'en prend aux fondements mêmes de la conscience de soi du peuple juif, qui plus est dans le contexte tragique du triomphe du nazisme.

    Dernier livre de Freud, le Moïse (1939) a longtemps été considéré comme un ouvrage non psychanalytique, alors qu'il est une pièce essentielle de sa doctrine. Il y parachève son approche critique de la religion, commencée avec Totem et tabou et L'Avenir d'une illusion. Il y formule, en outre, une théorie générale de la croyance. Enfin, en proposant une lecture psychanalytique de l'histoire et de la religion, il autorise la psychanalyse à outrepasser les limites de l'âme individuelle.

  • Pulsions et destins des pulsions de Sigmund Freud Traduit de l´allemand par Olivier Mannoni Préface de Gisèle Harrus-Révidi Traduction inédite Éditions Payot La pulsion est l´un des quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse avec l´inconscient, le transfert et la répétition. Freud la théorise en 1915 dans ce texte où, étudiant « le devenir des pulsions sexuelles », il aborde les thèmes du sadisme et du masochisme, du voyeurisme et de l´exhibitionnisme, du refoulement et de la sublimation, de l´amour et de la haine. Sans Pulsions et destins des pulsions, il est difficile de comprendre Melanie Klein ou Jacques Lacan. Mais en dehors de sa portée théorique, il jette aussi une lumière crue sur notre époque, où l´irrationnel et l´animalité sont devenus en tous domaines, même sexuels, des repères pour gouverner sa vie.

  • En septembre 1934, Freud achève L'Homme Moïse, un roman historique, mais il ne le publie pas. En conservant - contrairement à son habitude - ce manuscrit autographe, Freud a probablement souhaité laisser des traces sur l'élaboration complexe de son livre testamentaire sur le monothéisme.
    La version initiale en est ici transcrite pour la première fois, suivie d'une analyse de Thomas Gindele. Édition bilingue.

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