Éditions de l'Observatoire

  • « Fille d'ouvrier espagnol, arrivée à Lyon à l'âge de 3 ans, je suis devenue une femme politique française. Ce parcours est le fruit d'engagements, d'un attachement : engagement pour les valeurs universelles qui fondent notre République, pour la laïcité, pour l'égalité des droits, pour le féminisme ; engagement pour l'écologie dont personne ne peut plus nier l'urgence ; et un attachement profond à la France, à son histoire, à tous ces territoires où foisonne l'intelligence des citoyens et de leurs élus. Comment tenir aujourd'hui la promesse républicaine d'égalité alors que les inégalités sociales et territoriales s'amplifient, menacent au point de déstabiliser notre démocratie et font douter les classes moyennes et les catégories populaires ? Comment redonner à chacune et à chacun sa capacité à espérer dans la France ? Comment réussir la transition écologique concrètement dans les cinq années qui viennent et qui sont décisives ? Il faut faire de l'urgence écologique une opportunité pour réindustrialiser tous les territoires, redonner son rôle au travail qui permet de vivre dignement mais aussi redonner sa force dans la promesse d'égalité à l'école de la République. Décentraliser l'État qui s'est tant éloigné des citoyens. Tirer les leçons de cette pandémie qui bouleverse nos vies, agir pour la santé et sur ce bien commun qu'est notre hôpital public. Inscrire notre destin commun en Europe en ayant conscience de la voix singulière de la France. Et considérer pleinement chacune et chacun de nos concitoyens pour trouver ce chemin que nous devons aux jeunes générations. C'est à elles et à eux que je dédie ce livre. »

  • 2 mai 1923. Comme chaque jour, Clemenceau s'installe à sa table de travail. Malgré ses 82 ans, il n'a rien perdu de sa flamboyance ni de son orgueil. À l'aube du XXe siècle, alors que la République l'a remercié, le « Père la Victoire » ignore ce matin-là qu'il se prépare à vivre ses années les plus passionnées. Marguerite Baldensperger, éditrice de quarante ans sa cadette, s'apprête à passer sa porte pour lui proposer d'écrire un livre. Dès lors, leurs destins seront liés. Pourtant, tout les oppose. Elle aussi réservée et discrète que le « Tigre » est colérique et tempétueux. Mais dès leur rencontre, un pacte les unit : « Je vous aiderai à vivre , vous m'aiderez à mourir. » Marguerite surmontera ainsi le grand chagrin de sa vie et reprendra goût à l'existence. Clemenceau puisera dans sa présence une vigueur nouvelle pour le combat politique et retrouvera la fougue de ses anciennes batailles. Malgré les années qui les séparent, ils vont s'aimer, chacun à leur façon. 
    Par sa plume enlevée, réjouissante et ironique, Nathalie Saint-Cricq fait revivre la grande figure de Georges Clemenceau, son terrible caractère, ses mots d'esprit dévastateurs, et, avant tout, son coeur ardent.  

  • « Après trois quarts de siècle qui ont laissé des encoches, des brûlures et des blessures dans ma mémoire, les hasards d'une existence et d'une carrière non programmée ayant fait que je me suis retrouvé au coeur de la plupart des événements qui ont façonné le monde d'aujourd'hui, je me retourne, sidéré... Comment est-il possible que j'aie vécu tout ça ? » La vie de Jean-François Kahn est un véritable roman. Le roman d'un homme fasciné par l'Histoire et par l'art de décrypter l'Histoire : le journalisme. Observateur des folies du communisme, des dérives du colonialisme, de la montée de l'extrême droite, le grand reporter raconte enfin, dans ce premier tome de ses mémoires, sa traversée d'un siècle fou, où l'on croyait tout possible - et où tout fut possible, hélas.  Se retournant sur sa vie, et tout étonné encore des événements dont il fut le témoin, il nous livre un récit plein d'aventures et de drôlerie, traversé de révolutions et de coups d'État, de guerres extérieures et intestines, d'humanisme et de terreur, de misères et de servitudes - bref, de bruit et de fureur, de rires et de larmes.  Conteur formidable, il offre aussi aux lecteurs des portraits saisissants de Nasser et de Che Guevara, d'Albert Camus et d'André Malraux, de de Gaulle et de Mitterrand, d'Hubert Beuve-Méry et de Françoise Giroud. Les mémoires de la mémoire du siècle.  

  • Rescapé du Bataclan, Victor Rouart dénonce, au-delà de son parcours de reconstruction, le climat de « lâche soulagement » qui règne en France depuis la vague d'attentats, et appelle à un sursaut politique et citoyen contre le terrorisme. Victor était au Bataclan ce soir du 13 novembre 2015. Dès le début de l'assaut, une balle de kalachnikov lui transperce les deux jambes. Il vit le reste de la prise d'otage au sol, entouré de victimes. Récupéré par la BRI puis les pompiers de Paris, il passe « à quelques minutes de la mort », selon les soignants. La suite, ce sont de nombreuses opérations, des miracles accomplis par le corps médical, mais aussi des moments de doute, de douleur. Et le début d'une longue méditation : comment et pourquoi un tel attentat a-t-il pu arriver, en France, à notre époque ? Comment la République a-t-elle pu laisser s'installer un tel chaos sur son sol ? Qui sont les responsables ?   Non, la résilience larmoyante et les bougies sur le rebord des fenêtres ne doivent pas constituer l'alpha et l'oméga de la réaction d'une nation face à des actes terroristes faisant plusieurs centaines de victimes. Non, la France ne pourra faire l'économie d'un débat en profondeur sur son identité et ses valeurs. Car réprimer le fanatisme, défendre ses citoyens et lutter contre le communautarisme n'est pas le propre d'une nation belliqueuse, mais bien d'un pays civilisé.

  • Reconstructions, quand les épidémies font l'histoire Nouv.

    Nous sommes confrontés à une heure de vérité. L'épidémie de Covid sera-t-elle la matrice du xxie siècle, comme la Grande Guerre fut celle du xxe siècle ? En tout cas, la décennie 2020 sera décisive. Soit les nations libres se décomposent et se désunissent devant la pandémie, laissant le champ libre aux régimes autoritaires. Soit elles se réinventent, en imaginant un nouveau contrat économique et social, en redonnant vie à l'engagement au service de la Cité et du bien commun, en formant une grande alliance pour défendre la liberté. L'heure n'est donc pas à la déploration mais à l'action. Démocratie, capitalisme, Europe, France : tout est à repenser. Comme cela s'est vu cent fois dans l'Histoire, les pires crises engendrent parfois les plus formidables reconstructions. Assez gémi, assez protesté, assez cédé à la colère et à la violence : mettons-nous au travail !

  • « Le but de l'ouvrage que vous tenez entre les mains est de dire que la littérature ne doit pas être édulcorée, nettoyée ou purifiée. Les meilleurs livres sont souvent salaces, répugnants, couverts de crachats, obscènes, ils exploitent ce qu'il y a de plus voyeur en nous, ils exposent ce que la société voudrait masquer, ils révèlent la face obscure de notre humanité, ils fabriquent du beau avec du pervers, ils explorent les limites, dépassent les bornes, enfreignent les interdits. Mais surtout : ils se mêlent de ce qui ne les regarde pas. Un bon livre est celui qui ne donne pas de leçons. » Dans un hit-parade aussi joyeux que corrosif, Frédéric Beigbeder inscrit pour l'éternité cinquante livres dans un panthéon littéraire où se croisent et s'apprivoisent Philip Roth, Simone de Beauvoir, Isaac Bashevis Singer, Virginie Despentes, Octave Mirbeau, Simon Liberati, Thomas Mann, ou Colette (évidemment). Et bien d'autres encore... Au-delà d'un top-50 revisité, c'est un véritable manifeste pour la littérature dans sa forme la plus pure et impure que signe Frédéric Beigbeder ; un remède imparable à notre époque en gueule de bois.  

  • Certains prétendent que le merveilleux Molière Était (comme tout homme) un sinistre macho. D'autres disent qu'en montrant des aventurières Il a fait au sexisme un enfant dans le dos. Le dramaturge est-il hostile au « second sexe » Ou est-il le premier à défendre ses droits ? Et si les choses étaient un peu plus complexes ? Et si Poquelin était les deux à la fois ?
    Dans une réécriture réjouissante de L'École des femmes, Raphaël Enthoven s'empare de la comédie de Molière pour disséquer notre rapport au désir, à la vieillesse et à la scène où, à force de se prendre pour son rôle, nul ne sait plus ce qui se joue.   

  • « On est tous des additionnés », affirmait Romain Gary dans Pseudo. Rachel Khan ne le sait que trop bien. Noire, gambienne, d'origine musulmane et catholique par son père, blanche, juive et française par sa mère, elle est fière de se dire « racée ». Mais comment vivre cet excès de « races » à l'heure des replis identitaires où seule la radicalité importe ? Comment se positionner avec ce « pedigree » alors que l'injonction est de choisir un camp ? À travers une série de mots, notions et expressions « politiquement correctes », Rachel Khan pose un regard tant critique que malicieux sur notre époque idéologisée qui interdit toutes formes de nuances. Elle condamne les « mots qui séparent » ? souchien, racisé, afro-descendant, intersectionnalité, minorité... : présentés comme des outils indispensables pour combattre le racisme, ils enfoncent en fait le couteau dans les plaies qu'ils prétendent cicatriser. Puis les « mots qui ne vont nulle part » : vivre-ensemble, diversité, mixité et non-mixité, etc., qui appauvrissent le langage et, dans une « bienveillance inclusive », alimentent la haine et les silences. Mais elle défend avec force les « mots qui réparent » ? intimité, création, désir ? qui, eux, rétablissent le dialogue, favorisent la pensée non unique et unissent notre société, gangrénée par les crispations identitaires et les oppositions stériles entre les genres.  

  • Un soir d'été 1982, Olivier Guez assiste à son premier match de football. Il n'a pas 10 ans. Les formes pures du stade, les projecteurs aveuglants, le vert ardent de la pelouse cernée de lignes laiteuses, et les milliers de petites touches bleues qui parsèment les gradins?: le vertige, l'immense frisson. Il ne s'est jamais vraiment remis de ce spectacle grandiose. Le football a donné à l'écrivain le goût des autres, et le goût du large. Au fil des voyages, il a constaté que ce sport était le miroir des nations, de leur mémoire, de leurs conflits et de leurs imaginaires. Sur un terrain de football se racontent l'identité de la France, le stalinisme et le dégel en Union soviétique, la question raciale au Brésil, la modernité de l'Argentine et de Diego Maradona, le destin de l'Allemagne de l'Est après la réunification, les ambitions planétaires du Qatar et, sous l'égide de la FIFA, les dérives du capitalisme depuis trente ans. C'est le football, cette passion absurde et dévorante que partagent des milliards d'hommes et de femmes à travers le monde, trait d'union de la planète globalisée, que décrit Olivier Guez dans un recueil de textes admirables de sincérité, entrecoupé de photographies de légende, qui vibrent pour toujours dans la mémoire de chacun.  

  • Catherine Deneuve et François Truffaut, Gérard Depardieu et Patrick Dewaere, Isabelle Adjani et Jean-Paul Belmondo, Alain Resnais et Romy Schneider, Sophie Marceau et Vincent Lindon... : tous et toutes ont été les clients d'Artmedia, l'une des plus prestigieuses agences artistiques, qui a inspiré à Dominique Besnehard - son agent vedette - la série à succès Dix pour cent. Agence mythique, Artmedia a révolutionné le métier d'impresario, celui d'acteur et le septième art, composant au plus haut de sa gloire 80 % des génériques français. Mais plus qu'une agence, Artmedia est à la fois la pierre angulaire et l'âme du cinéma. Créée par Gérard Lebovici en 1970, elle est rapidement devenue incontournable.  Ce que l'on connait moins, c'est le destin incroyablement romanesque de cette institution, qui est indissociable de celui de ses dirigeants : le « roi Lebo », son fondateur, fils de déportés sans qui aucun film n'était possible ou presque dans les décennies 1970 et 1980, et dont le meurtre mystérieux, en 1984, ne fut jamais élucidé. Jean-Louis Livi, enfant d'ouvrier immigré, ami et agent des plus grands devenu un producteur français majeur. Et Bertrand de Labbey, descendant d'aristocrate peu fortuné, comptant parmi les plus puissants entrepreneurs de la musique et du cinéma, avec à ses côtés Julien Clerc, Jamel Debbouze, ou aujourd'hui Jean Dujardin. Trois destins qui retracent l'histoire du cinéma, et nous offre un ticket d'entrée inédit dans ses coulisses, au-delà des projecteurs, là où tout se décide et se joue. Plus de cinquante ans après sa création, Jean-Louis Livi et Bertrand de Labbey ont accepté de se livrer sur ces années pour raconter leur Artmedia, au côté d'une quinzaine d'agents, sortis de l'ombre pour l'occasion, et des grands noms du métier : Fanny Ardant, Nathalie Baye, Francis Huster, François Ozon, Thierry Frémaux, Francis Veber, Xavier Beauvois ou Kad Merad, et plus encore.   

  • Ok millenials Nouv.

    Une révolution culturelle est en marche. Elle ne vient pas de Chine, mais des États-Unis. Et elle est tout aussi dévastatrice. Les « guerriers de la justice sociale » sont nos nouveaux gardes rouges. L'Oréal proscrit les termes « blanc » et « blanchissement » de ses catalogues, Evian présente ses excuses pour avoir fait sa promotion en plein ramadan, Lego annule ses publicités représentant des policiers en solidarité avec Black Lives Matter... Qui peut encore prétendre que le woke demeure un folklore pour campus nord-américains ? Une révolution culturelle est en marche. Elle est née dans les départements de women's studies, black studies, queer studies des prestigieuses universités américaines. Elle a donné lieu à une « politique des identités » qui impose une radicalisation néfaste au Parti démocrate. Elle a pris la place du vieux fond protestant en déclin. En polarisant la société selon des clivages ethniques, elle menace les États-Unis d'une guerre civile. Avons-nous vraiment envie d'importer dans notre République laïque cette manière de dresser les Noirs contre les Blancs, les femmes contre les hommes, les homosexuels contre les hétéros... ? En baby-boomer défendant les idéaux universalistes et émancipateurs des sixties, Brice Couturier interpelle la génération des millennials : votre hyper-susceptibilité, votre narcissisme victimaire vous poussent à censurer et à interdire. Notre génération a voulu élargir le champ des possibles. Vous êtes en train de le rétrécir. À notre détriment à tous...

  • « Une civilisation meurt juste par lassitude, par dégoût d'elle-même », écrit Michel Houellebecq. Alors que l'effondrement civilisationnel nous guette, Sonia Mabrouk passe au scalpel idéologique les acteurs qui menacent notre équilibre sociétal et propose un nouveau Sacré autour duquel se retrouver : la France. Autrefois minoritaires, six groupes mettent en péril la société telle que nous la connaissons et l'avons construite, en étendant de manière tentaculaire leur influence à la fois politique, théorique ou théologique : les décoloniaux, les anti-sécuritaires pavloviens, les féministes primaires, les écologistes radicaux, les fous du genrisme et les islamo-compatibles. Au-delà de leurs simples revendications qui occupent aujourd'hui de plus en plus l'espace public, Sonia Mabrouk s'inquiète de la façon dont la rapide jonction de ces groupes et la convergence de leurs intérêts amenuisent le débat démocratique et accélèrent à vitesse grand V la machine à fabriquer des tensions identitaires. Car l'État, autrefois fort et intransigeant, recule devant cette conscience victimaire et révolutionnaire grandissante au détriment de l'intelligence collective et du bon sens. Face à ce « renoncement civilisationnel », Sonia Mabrouk sonne la fin de l'insoumission et en appelle au peuple français : il temps de s'opposer à ces « déconstructeurs » en renouant avec l'Histoire et le goût de la fierté et en exaltant la part de sacré qui existe en chacun : l'âme de la France.  

  • « Jadis, les rois de France étaient souvent affublés d'un surnom. Tantôt flatteurs, Philippe le Bel ou Louis XV le Bien-Aimé, tantôt moins agréables, Louis le Bègue ou Charles le Chauve. Il est tentant d'accoler aux présidents si monarchiques de la Ve République un tel surnom. Le général de Gaulle n'aura pas dédaigné de se voir honorer d'un Charles le Grand ; François Mitterrand aurait pu prétendre à François le Hutin à l'instar de Louis X ou encore Nicolas Sarkozy à Nicolas le Batailleur. Pour le président actuel, Emmanuel le Hardi semble le plus appro­prié. On aurait pu envisager aussi bien un Emmanuel le Téméraire, tant son élection relevait d'une audace presque impudente, tant son mandat se déroule sous le signe du risque perpétuel et des tensions permanentes. Mais qualifier le jeune président de « hardi » semble plus juste, puisque après tout la partie n'est pas jouée, l'échec n'est pas avéré, l'impasse n'est pas inévitable. Macron chevauche la stratégie du risque extrême mais aussi longtemps qu'il n'a pas renoncé, qu'il se bat, il subsiste une part de chance ; hardi plus que téméraire, même si la distance tient parfois à un fil. Car la France reste ce grand pays enviable aux orages non désirés. Y être président, c'est être impopulaire et être impopulaire, c'est être entravé. Voilà la malédiction présidentielle qu'Emmanuel Macron a la prétention d'affronter et de vaincre. Avec son courage et son énergie. Avec ses fautes et ses bourdes. Déterminé à réformer, donc en sursis perpétuel. Hardi. » A.D.  

  • Parce qu'elle interdit les poursuites pénales au bout d'un certain temps, la prescription est sévèrement critiquée dans notre société hypermnésique. Souvent perçue comme l'instrument privilégié de l'impunité, spécialement en matière sexuelle, elle pourrait même vivre en France ses dernières heures. Mais un État qui poursuivrait sans fin crimes et délits serait-il encore un État de droit ? Comment pourrait-on vivre dans une société incapable d'oubli ? Et de toute façon?: que resterait-il des preuves, quarante ou cinquante ans après les faits ? Dans cet essai vif et courageux, Marie Dosé vient au secours de ce principe fondamental qui demeure le rempart le plus sûr contre la tentation de la vengeance. Avec une clarté admirable, elle démontre à travers l'évocation d'affaires judiciaires récentes que, tout en servant les intérêts de chacun, la prescription nous est indispensable, en ces temps lestés d'exigences sécuritaires.

  • Ancien agent à la DGSE, Olivier Mas a dédié trois ans de son existence au service des « légendes », envoyé sous couverture à l'autre bout du monde. À chaque mission il a dû inventer et endosser une nouvelle identité relevant du secret absolu, une personnalité fictive, mais aussi simuler une nouvelle profession, tisser à partir de rien un réseau d'amitiés, se procurer des faux papiers, et plus encore... Désormais libéré du poids du secret, il dévoile, pour la première fois à découvert, comment la DGSE et les autres services d'espionnage internationaux forment, préparent et encadrent ces mystérieuses et fascinantes « légendes » : du montage méticuleux de la légende pendant plusieurs mois à la réalité opérationnelle, puis au démontage de la légende et de la vie construite autour, abandonnée une fois la mission terminée. En s'appuyant sur sa propre expérience et celle de cinq « légendes » qui ont marqué l'histoire de l'espionnage dans le monde entier - un espion du Mossad, un agent américain du service des douanes, deux agents de la Résistance et un espion russe -, Olivier Mas nous plonge dans les rouages techniques mais aussi psychologiques à l'oeuvre chez chaque agent secret, sans cesse confronté au secret, au risque de préférer leur vie exaltante de clandestin, et à la peur, permanente, d'être découvert...    

  • La fête est finie ? Nouv.

    C'est acté : on déconfine. On se vaccine et c'est parti pour les Années folles... Pourtant, il est probable que la grande fête du retour à la vie post-Covid n'ait jamais lieu. Pourquoi ? Parce que la France a renoncé depuis longtemps à la fête et à tout esprit festif. Replongeant dans les grands classiques de la littérature (Flaubert, Tolstoï, Maupassant), relisant Philippe Muray, et regardant avec désarroi tout autour de lui, Jérémie Peltier est formel : la fête en France n'aura plus lieu, parce qu'elle est désormais partout. Elle est devenue permanente alors qu'elle devait être momentanée, et séparée du reste de la vie quotidienne. Elle est désormais privatisée, individualiste, alors qu'elle était naguère une ode à la vie collective. Au pays des Narcisse, Dionysos semble donc avoir perdu le combat. Que faire ? Comment ne pas céder à la nostalgie des bals populaires ? Qu'imaginer de vraiment neuf pour la jeunesse française ? Lucide et jamais pessimiste, La fête est finie ? regarde le réel en face, interroge nos façons d'être ensemble, et cherche des solutions sérieuses pour qu'enfin la joie et l'insouciance reviennent dans cette société du ricanement.

  • « Le fait divers du siècle ! » titre Paris Match quand éclate, en 1959, l'« affaire Domenica ». Déjà soupçonnée d'avoir tué ses deux maris, la milliardaire Domenica Walter-Guillaume, célèbre séductrice d'hommes politiques et d'artistes, collectionneuse de tableaux des peintres les plus cotés - de Renoir à Matisse, Modigliani et Picasso - a tenté de faire éliminer son propre fils adoptif. Si son frère et son amant, tous deux complices, font plusieurs mois de prison, elle échappera à toute condamnation. Grâce à un accord secret avec André Malraux, alors ministre des Affaires culturelles, elle conservera même jusqu'à sa mort ses 150 chefs-d'oeuvre, désormais exposés au musée de l'Orangerie. En retraçant la prodigieuse ascension de cette fille de l'Aveyron devenue la « Veuve noire de l'art », Christine Clerc nous entraîne au coeur des nuits des Années folles et des soupers chez Maxim's en compagnie d'officiers nazis. Elle nous fait pénétrer dans les coulisses de la IVe et de la Ve République, alors que Domenica enchaîne les liaisons avec un ministre radical-socialiste, un architecte de renom international et un dirigeant communiste.  Dans le Paris bouillonnant de l'époque, la collectionneuse au grand chapeau pose tour à tour pour André Derain et Marie Laurencin, croise Apollinaire et Picasso, fréquente Cocteau, Jean Marais et Colette. Elle amasse, grâce à son charme et son audace criminelle, une immense fortune.  Une passionnante histoire d'un siècle d'art et de secrets politiques.  

  • Pour Jean-Claude Kaufmann, la crise sanitaire est révélatrice d'un possible "glissement civilisationnel" vers une forme de vie plus simple et tranquille, au risque d'abandonner certaines de nos libertés. Les confinements ont été de plus en plus pénibles à vivre pour certains, piégés dans leur appartement surpeuplé, mais pas pour tout le monde. Une majorité de personnes a même trouvé quelques agréments discrets dans le fait de se laisser un peu aller, de dormir davantage, de faire moins d'efforts vestimentaires. L'existence toute simple avec les siens, n'était-ce pas là l'essentiel?? Ces événements ont agi comme un révélateur personnel. Et comme révélateur de tendances longues de notre société, qui nous entraînent vers un désir toujours plus grand de lenteur, de douceur, de silence, de mollesse existentielle, alternative à une société trépidante et exténuante, qui perd parfois le sens de son agitation.  Jean-Claude Kaufmann analyse comment l'élargissement continu du pouvoir de décision des individus a fini par accumuler une surcharge mentale. Et pourquoi devoir décider de tout, sans cesse, par soi-même, n'est pas une sinécure. Mais serions-nous véritablement prêts à abandonner certaines de nos libertés pour une vie plus tranquille ? Pour le sociologue, le nouveau pays de Cocagne dont rêvent certains est traversé par des contradictions qui dessinent les enjeux politiques à venir.

  • Dans cette enquête saisissante, Mohamed Sifaoui lève le voile sur l'islamo-gauchisme et ses adeptes, qui, des médias aux universités en passant par le monde politique et associatif, piétinent depuis un demi-siècle les valeurs de la République au profit d'une idéologie totalitaire. Un livre essentiel de réarmement intellectuel. Marches contre l'« islamophobie » en 2019, accusations non-fondées envers l'État à la suite de la dissolution du CCIF, refus de soutenir le monde enseignant soumis à la pression séparatiste... Non, l'islamo-gauchisme n'est pas une « injure rhétorique » que des intellectuels s'envoient à la figure pour disqualifier leurs contradicteurs. C'est une réalité politique et sociologique, véritable menace pour notre démocratie. Dans cet essai, fruit de longs mois d'enquête, Mohamed Sifaoui revient sur l'histoire de cette convergence entre l'islamisme et le gauchisme qui s'est affirmée, en France, à la fin des années 1970. Il en explique les fondements idéologiques et en décortique les différents comportements et discours. Il cible, de manière méthodique, les promoteurs de l'islamo-gauchisme, et démontre leur fonctionnement et leurs alliances, de ces élus locaux qui, dans certains quartiers populaires, misent par cynisme et par calcul sur des associations islamistes, aux militants tels Mediapart ou les Indigènes de la République et leurs alliés, en passant par La France insoumise.  Ceux qui se réclament sincèrement de la gauche doivent ouvrir les yeux sur ces renoncements au modèle républicain et laïque qui trahissent les valeurs universelles pour se complaire dans des compromissions plus que douteuses. Ce livre apporte une voix essentielle au débat.  

  • À quelques mois de la présidentielle, le vibrant plaidoyer du président du Printemps républicain, mouvement de défense de la laïcité et de lutte contre l'extrême droite et l'islamisme politique, pour les «?oubliés de la République?». «?Depuis cinq ans, je sillonne la France des sous-préfectures, ces territoires oubliés de la République rongés par l'insécurité culturelle, la raréfaction des services publics, le mépris des élites parisiennes. Salariés, artisans, petits entrepreneurs, ils ont pensé pouvoir vivre dignement de leur travail en votant pour la droite, et n'y ont finalement rien gagné. Ouvriers de l'industrie, ils ont été trahis par une gauche qui promettait le changement avant de céder face à des logiques comptables. La droite, la gauche, rien n'y fait?! À ces territoires oubliés, font face les territoires perdus de la République, où règnent le déclassement, l'abandon, l'enfermement identitaire et, de plus en plus, les pressions de l'islam politique. Là aussi, l'exaspération croît.   J'ai entendu toutes ces colères. Et je sais notre pays capable d'y répondre. Une alternative existe ! Il est encore possible de se battre pour la justice sociale et l'égalité sans que ces mots résonnent comme des slogans creux. D'assurer à ceux qui travaillent de pouvoir vivre dignement du fruit de leurs efforts. Mais aussi de garantir le retour de l'ordre et de l'autorité de l'État, seule condition à la sauvegarde de notre démocratie et de nos libertés. Ensemble, nous pouvons relever ces défis.?»

  • Envie de France Nouv.

    Dans la jeune carrière de Sarah El Haïry, l'engagement est un maître mot. Ce n'est donc pas par hasard si, en juillet 2020, elle se voit propulsée secrétaire d'État chargée de la Jeunesse et de l'Engagement, et devient la benjamine du gouvernement. 
    Elle se livre ici avec pudeur pour expliquer son parcours : sa prise de conscience politique, qui naît après un attentat au Maroc, la pousse à soutenir Nicolas Sarkozy, puis François Bayrou ; elle devient ensuite députée, et enfin ministre d'Emmanuel Macron. Elle raconte surtout ses convictions républicaine, laïque et antiraciste, égalitaire et universaliste, et ne mâche pas ses mots pour défendre son identité française qui ne contredit en rien l'origine marocaine de ses parents. Bien au contraire : tout ce qui compose son identité cohabite harmonieusement. Elle rappelle cette « envie de France » à chaque fois qu'elle discute avec les jeunes qu'elle rencontre.
    Sarah El Haïry n'hésite pas, enfin, à pointer les dangers qui menacent notre République et contre lesquels elle s'engage sans relâche : l'islamisme, idéologie extrémiste qui défigure le monde musulman, mais aussi l'extrême droite et l'extrême gauche, l'une profitant d'une dynamique inquiétante à laquelle elle veut faire face, l'autre étant le réceptacle d'une partie de la frustration de la jeunesse française.

  • Le 11 janvier 2021, l'acteur Étienne Draber est emporté à 81 ans par le coronavirus alors qu'il avait été admis à la Pitié-Salpêtrière pour une opération du coeur. Après avoir contracté la covid-19 à l'hôpital, il est mort dans la solitude de sa chambre d'hôpital, privé de ses droits, de sa dignité et de ses proches. C'est aujourd'hui sa fille, Stéphanie Bataille, qui prend la parole pour dénoncer le traitement inhumain infligé à son père, mais aussi à elle-même et ses proches, tenus à l'écart de l'unité de soin jusqu'au bout, et à qui l'on dira : « Vous ne le verrez qu'au dernier moment. » Des mots qui aujourd'hui encore résonnent et glacent Stéphanie Bataille et l'interroge. Plus que le « dernier moment » de la vie d'un homme, ne s'agit-il pas plutôt des derniers instants d'humanité d'une société qui semble avoir atteint un point de non-retour ? Une société où le principe de précaution triomphe sur les liens familiaux ; une société qui porte ses soignants en héros, mais ne leur donne pas les moyens d'exercer leur métier avec fierté ; une société où l'on occulte la mort, nie le deuil et sacrifie l'individu sur l'autel de la statistique, des chiffres, et même du rendement. Dans un témoignage poignant, accompagné de la parole de patients, de familles et soignants, Stéphanie Bataille livre un combat pour une justice au nom de chacun d'entre eux et de son père, et appelle à un sursaut face à notre société à bout de souffle et d'humanité.  

  • "L'islamisme, l'idéologie la plus puissante à l'oeuvre dans le monde contemporain, a privé l'islam de parole, manipulant la religion, pour s'insinuer pleinement dans la société française, pour la combattre et finalement s'en séparer. Voici comment des millions de musulmans se trouvent pris en otage par les militants politiques islamistes. Voici comment notre modèle républicain, laïc et social se découvre sournoisement miné, laissant aux élites le soin de mettre tardivement à jour ce que le peuple ressent depuis un certain temps.
    Le présent manifeste s'inscrit dans le constat et les solutions esquissées par le président de la République. Il espère éclairer le lecteur sur la situation d'urgence que notre pays connaît. Il n'a pas d'autre ambition que celle, comme d'autres avant lui, d'aider à cerner notre ennemi : l'islamisme, terreau du terrorisme. 
    Une prise de conscience est aujourd'hui nécessaire, vitale même. Elle est de salut public. Puisse cet argumentaire venir exposer au lecteur les raisons profondes qui nous ont conduits au texte de loi confortant le respect des principes de la République."
    G. DARMANIN   

  • "Pendant deux ans, j'ai cherché comment l'amour inconditionnel pouvait venir nous cueillir chaque jour, car si nous ne pouvons vivre totalement cet élan qui n'attend rien en retour, nous pouvons le rencontrer.  Je l'ai trouvé dans les textes sacrés, auprès de poètes, d'hommes et de femmes d'absolu qui m'ont livré des témoignages bouleversants ; dans la maternité, dans l'aide à nos parents affaiblis, dans le couple qui s'aime et celui qui se sépare, dans l'échec et la souffrance, dans la renaissance, dans toutes les mains tendues de héros anonymes, dans les choses simples, dans les heures silencieuses."
    Au fil de ce voyage au coeur de l'amour inconditionnel, Blanche de Richemont, dans un texte aussi puissant qu'intime, nous offre des myriades d'éclats de vie transformés par le grand amour.

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