Albin Michel

  • La conquête et la colonisation du continent nord-américain par les puissances européennes puis par les Américains furent marquées par une longue série de conflits avec les nations indiennes qui peuplaient déjà l'ensemble du territoire bien avant l'arrivée de l'homme blanc. De cadeaux de pacotille en négociations truquées, de promesses jamais respectées en traités violés, de déportations massives en attributions de réserves misérables, c'est par la guerre que les Blancs ont imposé leur vision du Nouveau Monde au nom de la « civilisation » et de la « vraie religion ».Depuis l'arrivée du Mayflower en 1620 jusqu'au massacre de Wounded Knee en 1890 où s'achève la conquête, Robert Marshall Utley et Wilcomb E. Washburn, spécialistes de la question indienne, retracent les trois cents ans de la dramatique résistance indienne à l'avancée inexorable des colons, sur tout le territoire américain. Des Cherokees, Iroquois, Séminoles, Cheyennes, Apaches, Sioux et des autres tribus, ils font revivre les figures légendaires, Sitting Bull, Géronimo, Cochise, ou moins connues mais tout aussi déterminantes, comme Pontiac, Tecumseh, Black Hawk ou Chef Joseph...
    Reprise en poche d'un grand format paru en 1992.

  • Voici des textes inédits d'Alexandra David Neel, retrouvés par Marie-Madeleine Peyronnet et Marc de Smedt dans sa maison de Digne où elle termina ses jours en 1969. Ce recueil est d'autant plus intéressant qu'il couvre tout le champ de son existence aventureuse, de la Belgique à la Tunisie, de la Corée au Japon, du Sikkim à l'Indochine, de l'Inde au Tibet. Toute sa philosophie se trouve exposée ici, ainsi que sa réflexion spirituelle alimentée par la rencontre de grands maîtres et ermites en Orient et par les textes sacrés qu'elle traduisait ellemême.
    A la suite de ces vingt-deux écrits essentiels, on lira le vibrant hommage posthume qu'adressa l'actuel Dalaï-Lama en 1982 à cette grande dame de l'esprit.

  • Djalâl-od-Dîn Rûmî que le monde de l'Islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au Xllle siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât : comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".

  • De génération en génération, les récits des Indiens se sont longtemps transmis oralement. Richard Erdoes et Alfonso Ortiz ont entrepris d'en rassembler un grand nombre, émanant de multiples tribus de tout le continent nord-américain. Puisés aux meilleures sources ethnologiques du XIXe siècle ou racontés par des voix contemporaines, ces mythes de la création du monde et des êtres vivants sont l'expression de croyances et de traditions, mais aussi d'une vision du monde, d'une philosophie et d'une spiritualité qui ont encore beaucoup à nous apprendre.
    Le photographe et artiste Richard Erdoes a consacré sa vie à la défense des Indiens d'Amérique du Nord. L'anthropologue pueblo Alfonso Ortiz a enseigné les cultures indiennes dans les plus grandes universités des États-Unis

  • De génération en génération, les récits des Indiens se sont longtemps transmis oralement. Richard Erdoes et Alfonso Ortiz ont entrepris d'en rassembler un grand nombre, émanant de multiples tribus de tout le continent nord-américain. Puisés aux meilleures sources ethnologiques du XIXe siècle ou racontés par des voix contemporaines, ces mythes de la création du monde et des êtres vivants sont l'expression de croyances et de traditions, mais aussi d'une vision du monde, d'une philosophie et d'une spiritualité qui ont encore beaucoup à nous apprendre.
    Le photographe et artiste Richard Erdoes a consacré sa vie à la défense des Indiens d'Amérique du Nord. L'anthropologue pueblo Alfonso Ortiz a enseigné les cultures indiennes dans les plus grandes universités des États-Unis

  • Une grande divergence : la Chine, l'Europe et la construction de l'économie mondiale Nouv.

    La supériorité de l'économie européenne sur celle de la Chine a longtemps fait figure d'évidence, en particulier chez les historiens occidentaux. Au moment où l'actualité proclame ce qu'il y avait de transitoire dans cette suprématie, le livre de Kenneth Pomeranz pose la question de son caractère inéluctable. Récusant l'idée qu'une telle hiérarchie soit à chercher dans les civilisations elles-mêmes, il s'interroge sur la manière dont chacune a su résoudre les problèmes économiques, écologiques et géopolitiques posés par les processus de développement et par l'essor de l'industrie. C'est toute l'histoire de la mondialisation de l'économie depuis 1750 qui fait ici l'objet d'un nouvel examen, remettant en cause bien des idées reçues, tant sur l'Europe que sur la Chine, l'Inde ou les deux Amériques. On comprend ainsi que c'est l'inégale allocation géographique des ressources en charbon et la conquête du Nouveau Monde qui ont donné l'impulsion finale à l'économie européenne.
    Dès sa parution en 2000, Une grande divergence a soulevé chez les historiens et économistes du monde entier un débat qui est loin d'être clos sur la naissance d'une économie globalisée. Sa traduction permettra aux lecteurs français de mesurer l'importance d'un livre unique, tant par sa perspective effectivement mondiale que par l'ampleur de son information et l'originalité de ses thèses.

  • Rien à envier au reste du monde : vies ordinaires en Corée du Nord Nouv.

    "Rien à envier au reste du monde" : telle est la devise de la Corée du Nord.
    Après six décennies, ce régime totalitaire demeure l’un des vestiges des la Guerre Froide. Pour la première fois, ce livre, qui a fait l’événement aux États-Unis, ne raconte pas une réalité chiffrée et statistique qu’évoquent la plupart des articles et des reportages, mais il montre, dans des détails déchirants, le combat humain des Nord-Coréens pour survivre. Un jeune couple, un orphelin, une ouvrière ou un médecin jadis idéaliste… ce sont ces "vies ordinaires" dont nous parle Barbara Demick, correspondante du Los Angeles Times à Séoul pendant dix ans, Prix BBC Samuel Johnson 2010, pour évoquer un pays qui a sombré dans le chaos par la folie de ses dirigeants.
    Au-delà du tableau apocalyptique, c’est une réalité humaine, relatée avec un sens du détail romanesque que nous fait partager cette enquête bouleversante.
    "Ce livre est bien plus qu’un portrait du régime le plus totalitaire de la planète, c’est un livre passionnant et poignante, et une étude de la psychologie totalitaire." The Philadelphia Tribune
    "Un des rares ouvrages à dresser un portrait des Nord-Coréens. Cette formidable enquête, à l’indéniable qualité littéraire, humanise un peuple en souffrance dont les destins individuels ne sont pas vraiment connus à l’extérieur." The San Francisco Chronicle

  • La Bhagavad-Gîtâ ou « chant du Seigneur » est sans aucun doute, avec les Upanishad, l'un des textes fondateurs de la spiritualité indienne. Il a été sans cesse commenté par les plus grands philosophes indiens, de Shankara, qui voyait dans cette « sainte Écriture » « un recueil des vérités essentielles de tout l'enseignement védique » aux maîtres des traditions vishnoutes et shivaïtes, et a été traduit dans toutes les langues. Inséré dans la grande épopée du Mahâbhârata, juste avant le combat final, il met en scène le guerrier Arjuna et son cocher, Krishna, qui se révèlera progressivement dans le poème comme « le Dieu des dieux », le Bhagavân, « le Seigneur ». Par sa richesse, sa concision et la profondeur de son message invitant à avancer bravement au-delà des apparences vers l'Unité, ce texte se prête à une grande diversité d'interprétations. Forgée par trente années d'études et d'enseignement celle de Gisèle Siguier-Sauné situe la Gîtâ dans le prolongement des textes qui l'ont précédée pour en explorer la féconde originalité. Ainsi nous conduit-elle pas à pas dans cette quête de l'Unité jusqu'au dévoilement de l'Amour libérateur, ultime révélation de ce poème unique.

  • À la lumière de la psychologie des profondeurs, de la tradition chrétienne et de la merveilleuse richesse de la langue hébraïque, le livre de l'Exode, qui n'était pour beaucoup que le récit légendaire de la sortie d'Égypte du peuple hébreu, se révèle ici un véritable livre de vie. Les chiffres deviennent symboles, les mots et les noms déploient des trésors de sens, et les dix plaies qui s'abattent successivement sur le pays de Pharaon, pour l'obliger à laisser partir le peuple juif, sont autant d'épreuves proposées à l'homme sur le chemin de sa libération, de sa Pâque intérieure.À travers cette lecture vivante d'un livre de la Bible, débarrassée des interprétations banalisantes, moralisatrices ou historicistes, Annick de Souzenelle nous invite à redécouvrir notre patrimoine sacré.

  • Le mot « création » est en général appliqué à une oeuvre dont l'homme est à l'origine. Ici, Marie-Madeleine Davy parle de la création de l'homme par lui-même, non pas pour faire de lui un chef-d'oeuvre qu'il contemplerait dans le miroir de Narcisse, mais pour conquérir sa condition d'homme total. Spécialiste de la pensée cistercienne et proche de la spiritualité orientale, l'auteur nous invite à découvrir l'histoire de toute personne qui, refusant de faire le jeu des événements dans un monde où les valeurs s'effondrent, tente de découvrir le fond de son être.Cette édition est complétée par Un itinéraire, biographie spirituelle rédigée après avoir frôlé la mort, et qui illustre de façon éclatante comment Marie-Madeleine Davy a mis en oeuvre concrètement le programme deL'Homme intérieur et ses métamorphoses.

  • Empathie : évocateur d'altruisme, voire d'amour, ce mot a de quoi séduire en ces temps où nous cherchons des raisons d'espérer.
    Pourtant, l'empathie est menacée, notamment par des manipulations qui en brouillent les enjeux. Ainsi, l'empathie pour la souffrance d'autrui est exploitée à des fins malhonnêtes ; l'idéalisme généreux des adolescents est détourné par des extrémistes ; de nouveaux systèmes économiques exonèrent les acteurs de la maltraitance de leurs responsabilités ; des fabricants d'objets plus ou moins utiles cherchent à détourner notre empathie naturelle à leur profit...
    D'où l'alerte lancée par Serge Tisseron, psychanalyste et psychiatre. L'auteur de L'empathie au coeur du jeu social nous invite à réfléchir à nos bonnes intentions et aux pièges auxquels elles peuvent nous conduire. L'empathie peut être un terrain miné, un champ de manipulations et même un terrain de luttes idéologiques. Attention : danger !

  • La "biodiversité" recouvre la variété des formes de vie sur terre. Elle est aujourd’hui menacée de toutes parts. Quels sont les enjeux de la protection des espèces et des milieux naturels pour l’avenir de la biosphère et des hommes ? Ce livre essentiel répond à cette question, et à bien d’autres encore.
    Comment inventorier la richesse en espèces de la planète (1,6 millions d’espèces connues sur un total pouvant atteindre 50 millions) ? Comment retracer l’histoire biologique mouvementée d’une terre en évolution permanente, histoire dans laquelle l’espèce humaine est devenue un acteur prépondérant ? Que signifie "conserver la biodiversité" ? Comment les idées se sont-elles formées, oscillant sans cesse entre des points de vue différents sur ce que devraient être les relations des humains avec la nature ?
    Par décision de l’ONU, 2010 est l’année de la Biodiversité. À cette occasion, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, l’UICN, une organisation qui réunit plus de 80 gouvernements et plus de 1000 ONG, va promouvoir une "Éthique de la Biosphère".
    Patrick Blandin, l’un des initiateurs de ce projet, nous livre ici ses propositions pour l’élaboration d’une éthique évolutionniste dans un remarquable et indispensable plaidoyer pour que "Nature vive"…

  • La pornographie, une agression sexuelle sur mineurs Nouv.

    L'exhibitionnisme pornographique nous lance aujourd'hui un immense défi qui nous laisse démunis, divisés, sans réponse à long terme. Pourtant, il y a urgence, car cette invasion touche de plus en plus les enfants et les adolescents : pour eux, le passage de la sexualité infantile à la sexualité adulte ne peut se faire qu'au terme d'une élaboration imaginaire où la pudeur tient une place capitale. Cette élaboration est aujourd'hui court-circuitée par la pornographie qui constitue une véritable forme de pédophilie à l'échelle planétaire, s'insinue dans nos relations, au point qu'elle est devenue en quelques années une sorte de nouvelle épreuve initiatique pour les jeunes, la principale en matière de sexualité.
    Exemples cliniques à l'appui, Gérard Bonnet montre les difficultés que cela entraîne pour les adolescents et indique comment les accompagner. Plutôt que de se réfugier dans la voie du tout-répressif qui ne ferait qu'intensifier le phénomène, il invite à mesurer notre responsabilité collective et à reconsidérer notre conception de la sexualité à l'aune de la créativité humaine.

  • Qui aime les églises romanes n'a pas manqué de s'interroger sur la signi? cation de ces symboles étranges qui entourent le Christ en gloire au tympan de nombreuses cathédrales et abbatiales : un homme ailé ou ange, un aigle, un lion et un taureau ailés. Associés aux quatre Évangélistes, ils s'enracinent dans la vision des « Quatre Vivants » du prophète Ézéchiel, et dans l'Apocalypse de Jean. La symbolique déployée ici a longtemps nourri une vision initiatique du christianisme.
    Dès le XIIIe siècle, l'Église d'Occident n'interrogera plus guère ces quatre images. La Kabbale et les courants mystiques de la Renaissance tardive, puis les mouvements occultistes du XIXe siècle et une certaine tradition ésotérique contemporaine consacreront leurs recherches à cette étonnante métamorphose des qualités et activités symboliques du Christ.
    Michel Fromaget, anthropologue, maître de conférences honoraire de l'Université de Caen-Basse-Normandie, est l'auteur de nombreux essais d'anthropologie spirituelle. Il a publié chez Albin Michel Corps, Âme, Esprit (1991) et L'Homme tridimensionnel (1996).

  • L?influence du bouddhisme zen sur l?éthique des samouraïs ou bushido et, par là, sur les arts martiaux, constitue un trésor spirituel reconnu, notamment à travers le célèbre Traité des Cinq Roues de Myamoto Musashi. Les textes réunis ici, Mystères de la sagesse immobile, Contes nocturnes de la mer Est et Limpidité sont trois classiques qui enseignent à chacun comment mener une vie droite et honorable à la lumière du Zen et du bushido. Leur auteur, maître Takuan (1573-1645), conseiller spirituel du troisième shôgun des Tokugawa, comptait parmi ses disciples un empereur du Japon, plusieurs daimyo (princes ou grands seigneurs) et de nombreux maîtres du kenjutsu, l?art martial du sabre. La légende veut qu?il ait également été le maître de Myamoto Musashi? Traduits par Maryse et Masumi Shibata, ces textes sont accompagnés de portraits de samouraïs et d?extraits de chroniques historiques qui permettent de mieux saisir l?esprit de cette période.
    Ce volume a précédemment paru sous le titre Mystères de la sagesse immobile.

  • Oeuvre majeure du bouddhisme tibétain le Bardo-Thdol a ouvert à la psychologie occidentale des perspectives insoupçonnées. Qualifié par Carl Gustav Jung de « quintessence de la psychologie critique bouddhiste », ce classique vise à libérer celui qui l'étudie des illusions de la conscience égocentrique et de son instabilité perpétuelle.
    « Livre tibétain des morts » lu aux mourants pour les guider sur le chemin ardu qui doit les mener à un autre mode d'existence, il est avant tout un manuel d'exploration des états intermédiaires de conscience, dont la mort est un aspect. Joyau de la sagesse orientale à la portée universelle, le Bardo-Thdol est un outil précieux pour tous ceux qui s'interrogent sur la nature de l'esprit.

  • L'Encre du voyageur a reçu le prix Fémina Essai 2007.« Un voyage n'est que de l'encre. Toute exploration est le souvenir d'un ancien manuscrit. Christophe Colomb découvre une Amérique qu'il avait arpentée dans les récits de Marco Polo. Les missionnaires qui ouvrent le Brésil, au XVIe siècle, connaissent par coeur les textes des écrivains antiques, Pline le Jeune ou Hérodote. C'est pourquoi ils aperçoivent dans la forêt équatoriale toutes ces amazones. En lisant, en écrivant, j'ai parcouru quelques recoins de la terre, Inde, Islande ou Tahiti. J'ai ajouté ma peinture aux peintures qui les barbouillaient déjà. Cela m'a permis d'en raviver la fraîcheur, d'en débusquer les surprises, les miracles. »Gilles Lapouge.« Avec une érudition et un humour formidables, Gilles Lapouge enrichit nos rayonnages d'une bien séduisante philosophie de la géographie. » Géo.« Les écrivains sont les meilleurs guides. Avec Lapouge, on est sûr de s'égarer avec bonheur... Incitant au rêve, sollicitant les imaginations, favorisant la réflexion, L'Encre du voyageur convie à une délicieuse flânerie planétaire rappelant que, dans un monde qui court sans savoir où, on ne perd jamais son temps à perdre du temps. »Jean Contrucci, Le Nouvel Observateur. « Joyeux, poétique, insolite, malicieux, drôle, amical Gilles Lapouge va là, où, mode ou pas mode, ça lui chante. Et il s'enchante de là où il est allé... Ses points de vue ne figurent dans aucun guide. Normal qu'on ne les retrouve pas après son passage, car il faut avoir son oeil, sa culture et son style... Sa prose, c'est du nanan à déguster. À Madurai existe un bassin dans lequel, autrefois, on jetait les livres pour en juger les qualités. S'ils tombaient au fond, ils ne valaient pas tripette. S'ils flottaient, ils méritaient d'être lus. J'ai jeté le livre de Gilles Lapouge dans le bassin du Luxembourg. Tiens, comment avez-vous deviné qu'il n'a pas coulé ? »Bernard Pivot, de l'académie Goncourt, « Les livres de Gilles Lapouge devraient être remboursés par la Sécurité sociale... »Mohammed Aïssaoud, Le Figaor littéraire.« Un enchantement [...]. Ce livre éblouit par sa beauté, sa polyphonie, sa sagesse... »Roger Bichelberger, Le Républicain lorrain.

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