Arthaud

  • Montagnes humaines - entretiens avec fabrice lardreau Nouv.

    "L'amitié est renforcée par la pratique de la haute montagne, qui crée des liens immédiats, développe une vision commune du monde. Il s'instaure entre les grimpeurs ce que j'appelle une intimité du vertical."
    Depuis sa découverte des sommets, en Suisse pendant son enfance, Jean-Christophe Rufin (originaire des plaines du Berry) nourrit une fascination profonde pour la montagne. Amoureux notamment des Dolomites, du massif du Mont-Blanc ou des Aravis, il a toujours associé sa pratique de l'alpinisme aux notions de plaisir et de partage.
    Attaché à une montagne humaine, il entrevoit la haute altitude comme une terre de dépouillement révélant la vérité des êtres.
    Cette simplicité, cette économie de moyen rejoignent sa pratique de l'écriture, qui entretient de nombreuses correspondances avec celle de l'alpinisme : sur la paroi comme dans un livre, on progresse de prise en prise, pour mener le lecteur, comme un compagnon de cordée, le plus loin et le plus haut possible...

  • "J'ai grandi à Montréjeau, Haute-Garonne, 2 863 habitants. Une petite ville située dans le pays de Comminges, au pied des Pyrénées. Et j'ai eu ces montagnes devant les yeux durant toute mon enfance. Cette vue vaste, pas ordinaire, vous confronte très tôt à votre finitude. Quand elle vous accompagne ainsi, elle devient si familière qu'elle finit par installer en vous une géographie mentale."

    Enfant des Pyrénées, Bernard Minier voue un amour profond à ce massif qui a nourri son imaginaire et sa sensibilité. Source d'émerveillement, ses randonnées dans le Comminges l'ont initié au "pyrénéisme", approche globale de la montagne où les expériences physique et culturelle sont indissociables.
    Mais la montagne a aussi sa part d'ombre. Terre d'effroi, de mystère et, parfois, de sauvagerie, elle constitue un matériau idéal pour l'auteur de thriller. Au fil de ces entretiens, Bernard Minier évoque ses lectures, ses voyages, son écriture où les reliefs, plus qu'un décor, sont un personnage à part entière.

  • Summits of my life Nouv.

    « Les meilleurs rêves, lorsqu'ils se réalisent, en engendrent de nouveaux que notre imagination n'osait pas approcher auparavant. »

    Kilian Jornet, légende de l'ultra-trail, « sky runner » à l'assaut des sommets et du ciel, a toujours considéré ses incroyables records comme autant d'étapes dans une quête personnelle d'accomplissement sportif et spirituel.
    Mont Blanc, Cervin, Elbrouz, Denali, Aconcagua, Everest..., ces sommets parmi les plus hauts du monde ont inspiré Kilian depuis son enfance. Avec l'épopée Summits of my life, celui qu'on surnomme l'ultra terrestre a transformé ses rêves en autant d'ascensions et d'exploits inédits.
    Ce tour de force sportif est pour lui l'occasion de défendre deux valeurs essentielles : l'amitié et l'écologie, en s'engageant au plus près de la nature sans assistance et sans laisser la moindre trace derrière soi.
    Une philosophie puriste et minimaliste à l'origine de l'immense popularité de ce champion hors normes.

  • Partir à seulement deux heures de chez soi et ressentir un dépaysement total, c'est toujours possible à vélo ! Suivant l'esprit du slow travel, cet ouvrage propose trente échappées cyclistes pour sillonner notre pays, destination de prédilection des Européens pour le tourisme à vélo. Inutile de s'évader à l'autre bout du monde et de vivre à la dure pour ressentir le frisson du voyage et vivre sa propre aventure.
    Loin des cadences affolantes de notre quotidien, enfourchez votre bicyclette à la découverte de nos régions à un rythme paisible. Que vous partiez en famille, entre amis ou en couple, que vous dormiez sous la tente, chez l'habitant ou à l'hôtel, ce livre vous propose des circuits pour toutes les envies, le temps d'un week-end ou d'une semaine, loin du tourisme de masse et au plus près des préoccupations écologiques actuelles. En adoptant le vélo, vous allégez votre empreinte environnementale, limitez vos émissions de CO2 à la profondeur de vos expirations et dopez au naturel votre capital santé.
    À chaque coup de pédale, savourez le bonheur du voyage à vélo et débusquez au détour d'une route sinueuse un panorama inédit ou au creux d'une vallée une piste agréable pour cheminer le long d'un cours d'eau. En selle !

  • Face aux catastrophes écologiques qui s'enchaînent et mettent la planète en péril, les animaux désespérés et furieux décident d'agir. Tous, lion, baleine, aigle, souris et même chien et chat, se rassemblent pour une conférence solennelle, dans un lieu que seules les bêtes connaissent depuis qu'elles sont nées.
    La grande assemblée des animaux va devoir décider s'il faut sauver la planète ou laisser l'homme continuer d'agir impunément. Après que chacun a pris la parole, il est décidé d'envoyer aux humains un terrible avertissement : une épidémie...
    Fortement inspiré de la tradition des grands classiques, mythologies, fables et contes animaliers, ce roman contemporain donne la parole aux animaux pour mieux éprouver notre humanité. Publié sous forme de feuilleton dans le quotidien La Repubblica, ce texte original et réjouissant a connu un immense succès auprès des lecteurs italiens.

  • Les nombreuses femmes qui ont eu l'audace d'entreprendre de longs voyages ont pour la plupart disparu dans les brumes de l'histoire. Aujourd'hui, leurs récits sont redécouverts.
    Grâce à la marche, ces femmes ont trouvé leur indépendance et se sont parfois même autorisé un changement de vie radical. Nan Shepherd, poétesse écossaise ; la peintre galloise Gwen John ; Clara Vyvyan, voyageuse et randonneuse ; l'écrivaine et philosophe Simone de Beauvoir ou Georgia O'Keeffe, célèbre peintre américaine, en témoignent.
    Artistes, philosophes, écrivaines, ces femmes ne marchaient pas pour jouir de toute la liberté dont peut jouir un homme, ni pour faire de l'exercice.
    Elles marchaient afin de penser par elles-mêmes, de mettre de l'ordre dans leurs émotions, d'affirmer leur indépendance. Elles marchaient pour exister.

  • La longue route

    Bernard Moitessier

    • Arthaud
    • 24 Juillet 2018

    Bernard Moitessier a acquis une renommée internationale après son tour du monde et demi en solitaire, en 1968-1969, à la suite duquel il publie La Longue Route, sans doute son livre le plus emblématique, qui fut traduit dans plusieurs langues. Un chant, un poème à la mer, où l'homme, son bateau et les éléments se pénètrent et vibrent à l'unisson.
    Parti le 22 août 1968 de Plymouth pour participer au tour du monde en solitaire et sans escale organisé par le Sunday Times, Bernard Moitessier, après avoir « bouclé la boucle » en vainqueur, ne s'arrête pas et décide de poursuivre sa route. Ce marin hors norme a voulu aller jusqu'au bout de la résistance humaine et de celle de son bateau, sur une mer tour à tour câline ou rugissante comme un fauve. C'est, à l'époque, le plus long voyage en solitaire, 37 455 milles sans toucher terre, dix mois seul entre mer et ciel, avec les dauphins, les poissons volants, les oiseaux et les étoiles.

  • Né en 1925 en Indochine, Bernard Moitessier navigue avec les pêcheurs du golfe du Siam. À 27 ans, il part en solitaire à bord de Marie-Thérèse, une jonque avec laquelle il fera naufrage. Dans des conditions propres à effrayer les plus téméraires, avec à bord un simple compas et un sextant, il affronte durant quatrevingt-cinq jours la mousson, avant d'échouer aux îles Chagos. Accueilli à l'île Maurice, il met trois ans à reconstruire un bateau et reprend la mer avec Marie-Thérèse II, vers l'Afrique du Sud et les Antilles. C'est cette étonnante aventure que raconte ici Bernard Moitessier, l'un des plus grands navigateurs de tous les temps après son tour du monde et demi en solitaire, en 1968-69, à la suite duquel il publie La Longue Route, un livre culte. Celui qui fut un modèle pour nombre de marins aura aussi incarné, par ses combats écologiques et son altruisme, toute une époque.
    Il est décédé en juin 1994.

  • « Parti pour m'échapper du monde, j'ai fini, au contraire, par en trouver un autre. »
    Huit mille kilomètres au fil des Alpes et des Apennins, cette colonne vertébrale de l'Europe. Paolo Rumiz nous embarque pour un voyage au long cours... De la baie de Kvarner en Croatie jusqu'au Capo Sud italien, il chevauche les deux grands ensembles montagneux de l'Europe, passant par les Balkans, la France, la Suisse et bien sûr l'Italie.
    Parti de la mer, il arrive à la mer. Son récit navigue sur les cols et sommets dont les flancs plongent dans les ondes. Rumiz, devenu capitaine, nous élève vers ces montagnes qui naviguent. Il nous fait découvrir des vallées sans électricité, des gares de chemin de fer habitées par des mouflons, des bornes routières de légende, des bivouacs sous la pluie au fond de cavernes ; et puis des curés braconniers, des gardiens de refuge, des chanteurs à la recherche de leurs racines.

  • Monsieur Bouboule Nouv.

    « Tout a commencé le jour où je me suis rendu dans une administration fiscale, et où un volumineux employé m'a expliqué avec une patience d'ange comment remplir des imprimés auxquels je ne comprenais rien.
    Comme c'était bientôt l'heure de la fermeture, je lui ai proposé, pour le remercier, d'aller boire un verre au bar d'en face, ce qu'il accepta avec joie.
    On l'appelait Bouboule depuis l'enfance, et il ne semblait pas malheureux, malgré sa solitude et sa corpulence.
    Mais il finit par m'avouer qu'être aussi gros lui pesait trop, et qu'il avait pris la décision de se balancer depuis la fenêtre de son huitième étage le jour où il pèserait 180 kilos. Il en pesait alors 177.
    Si je n'arrivais pas à le détourner de son projet macabre, je perdrais mon nouvel ami dans 3 kilos. »

    Ce récit, conte cruel à l'humour permanent, fût-t-il noir, parle avant tout d'amitié. Car ce Monsieur Bouboule, baleine échouée dans une société moqueuse peu faite pour les gros, est infiniment attachant.

  • L'endroit du monde : en quête de nos origines sauvages Nouv.

    "Ce que je ressentais assis au bord du monde, alors que la pluie déversait ses ondées bienfaisantes, c'était d'avoir perdu un peu de mon histoire personnelle au profit d'une autre façon d'être au monde. Ces petits éclats de roche me racontaient une histoire que je commençais à peine à comprendre : ils étaient des messages pratiques de vie sauvage !"

    Authenticité, autonomie, liberté, sobriété... autant de valeurs desquelles notre civilisation nous tient de plus en plus éloignés.
    Ressentant un appel primitif irrépressible, venu droit du fond des âges, Kim Pasche est parti dans le Grand Nord canadien en quête d'une reconnexion brute au monde sauvage par un mode de vie semblable à celui de nos ancêtres de la préhistoire. À travers ses pérégrinations en Europe, puis en Amérique du Nord, il raconte ses apprentissages des savoirs ancestraux et son évolution au fil des années, vers un nouveau rapport à la nature, à la spiritualité, au temps, et même à son existence en tant qu'humain.

  • Après la foudre

    Claire Fercak

    Après la foudre est le portrait d'Helena, une femme fulgurée, dont le quotidien va se trouver bouleversé par cette expérience inouïe.
    Des divinités mythologiques au phénomène naturel, des croyances ancestrales aux découvertes de la physique, de l'acception scientifique au sentiment amoureux, la foudre fascine par sa puissance et son mystère. Entre littérature et enquête, Claire Fercak explore dans cette fiction documentaire les effets de la foudre sur le vivant et retrace une histoire de cette manifestation météorologique si commune et pourtant si énigmatique.

  • Récits de naufrages Nouv.

    Alors que la colonisation va bon train et que de nombreux navires s'aventurent vers l'inconnu, les récits de naufragés du XVI au XVIII siècle mettent en lumière le caractère périlleux de ces conquêtes. Les récits de Sosa Sepulveda, Laujardière et Pelletier éclairent chacun à leur époque ces tragédies d'une façon différente. En 1552, Manoel de Sosa Sepulveda, sa femme et ses enfants échouent sur les côtes d'Afrique australe et y meurent après avoir été traités cruellement par les Cafres. En 1687, Guillaume de Laujardière, en déroute, est recueilli par des Cafres et vit auprès d'eux un an. Enfin, alors qu'il n'a que 14 ans, Narcisse Pelletier, abandonné par son équipage après une attaque en 1858, est adopté par un homme de la tribu nomade aborigène des Ohantaalas.
    Entre exagération de la bestialité des « sauvages » et tentative d'humanisation, ces textes nous interrogent : quelle est la cause des malheurs de ces naufragés, les « sauvages » ou leur propre civilisation ?

  • « La force de la mer m'a souvent impressionnée, mais elle ne m'a jamais fait peur. Sa tendresse m'émeut encore tous les jours. J'ai l'impression qu'elle fait tout pour me rendre heureuse. »

    Écrit au seuil des années 1990, le manuscrit d'Océane ne sera jamais publié. Trente ans plus tard, avec l'accord de Marie et Hubert, fille et frère de Florence Arthaud, cette poignante déclaration d'amour à la mer voit enfin le jour, aux éditions Arthaud.
    Celle qui fut surnommée « la fiancée de l'Atlantique » dévoile l'origine de sa passion pour la voile mais aussi les moments difficiles, en mer, lorsque des accidents l'ont mise en danger ou lui ont fait perdre des proches, et sur Terre, où elle a dû faire face au défi d'être une des seules femmes dans le milieu de la course au large.
    En contrastes, en lumières, toutes les facettes de la personnalité de Florence Arthaud s'animent à nouveau, grâce à ce texte retrouvé.

  • Vivre

    Elisabeth Revol

    Vaincre, au plein coeur de l'hiver et sans oxygène, le Nanga Parbat, cette montagne tueuse, immense pyramide de gneiss cuirassée de glace qui culmine au Pakistan à 8 125 mètres, c'est l'exploit qu'ont réalisé le 25 janvier 2018 Élisabeth Revol et son compagnon de cordée Tomasz Mackiewicz.
    Mais l'euphorie de la victoire sera de courte durée. À peine au sommet, l'aventure vire au cauchemar : Tomek est frappé de cécité.
    Comment dès lors espérer survivre, réchapper de cette « zone de la mort », où l'oxygène se fait si rare que l'on peine à mettre un pied devant l'autre, où le froid et le vent sont si extrêmes que le gel menace à tout instant ?
    Dans ce récit captivant, Élisabeth Revol met ses propres mots sur cette tragédie et l'extraordinaire opération de sauvetage dont le monde entier s'est fait l'écho. Elle affronte ses souvenirs, sa terreur, sa douleur immense, le déchirement d'avoir survécu, seule, en un hommage poignant à son ami Tomek.

  • Cap Horn à la voile

    Bernard Moitessier

    • Arthaud
    • 26 Juillet 2018

    14 216 milles en 126 jours, en 1966, il s'agit de la plus longue traversée sans escale jamais effectuée par un yacht. Ce fameux yacht n'est pourtant qu'un petit bateau de 13 tonnes, sans moteur, baptisé Joshua en l'honneur du grand marin Joshua Slocum. Du Pacifique à l'Atlantique, la route la plus rapide est celle qui passe par le cap Horn et qui oblige à affronter les eaux puissantes et les tempêtes des hautes latitudes. Bernard Moitessier et sa femme, tous deux jeunes mariés, mèneront Joshua à bon port après avoir réalisé un tour du monde express les menant de la France jusqu'à la Polynésie avec un retour via les côtes acérées de la Terre de Feu.

  • Hugo Marchand s'est réveillé un matin avec un rêve. Il avait neuf ans. C'est à ce rêve de danse que ce virtuose de la nouvelle génération d'étoiles de l'Opéra de Paris s'est accroché. Quatre ans après son entrée au conservatoire de Nantes, médaillé d'or à treize ans, il est admis à l'École de danse de l'Opéra national de Paris. Malgré son profil atypique, Hugo Marchand intègre le corps de ballet de l'Opéra à dix-sept ans. Il gravit les échelons, se mesure aux autres, comme à lui-même, dans les concours internationaux et accède au grade ultime de danseur étoile en mars 2017.
    En partageant son apprentissage, Hugo Marchand pose un regard sur la danse comme école de l'acceptation. Celle de l'immensité du travail qu'impose la concrétisation d'un rêve. De la quête d'excellence au façonnage de la confiance en soi pour le réaliser. Le bras de fer entre doutes et détermination. De la solitude à la surexposition, de l'amitié possible malgré la compétition. La perpétuelle confrontation au miroir, reflet des imperfections à dépasser.
    L'expérience d'une métamorphose.

  • Wild

    Cheryl Strayed

    Best-seller du New York Times.
    Lorsque sur un coup de tête, Cheryl Strayed boucle son sac à dos, elle n'a aucune idée de ce qui l'attend. Tout ce qu'elle sait, c'est que sa vie est un désastre. Entre une mère trop aimée, brutalement disparue, un divorce douloureux et un lourd passé de junkie, Cheryl vacille. Pour tenir debout et affronter les fantômes de son passé, elle choisit de s'en remettre à la nature et de marcher. Elle part seule pour une randonnée de mille sept cents kilomètres sur le Chemin des crêtes du Pacifique, un parcours abrupt et sauvage de l'Ouest américain. Au fil de cette longue route, elle va surmonter douleurs et fatigue pour renouer avec elle-même et finalement trouver sa voie.
    Franche, dynamique et un brin déjantée, Cheryl Strayed nous entraîne grâce à ce récit humain et bouleversant sur les chemins d'une renaissance.

  • « Le fait d'épuiser ma marche, et de demeurer pourtant au coeur du mouvement, me transforme en profondeur. Mes pensées se perdent moins, je surplombe moins les choses. Je me focalise sur le troupeau qui avance devant moi. Je suis porté par sa puissance. »

    De juin à octobre, randonner dans les Alpes du Sud signifie marcher en compagnie des moutons : aujourd'hui encore plus de trois cent mille bêtes se retrouvent chaque année dans les alpages d'estive.
    Antoine de Baecque est parti sur les traces du parcours millénaire des bêtes et des hommes, cette transhumance traditionnelle disparue dans les années 1950. Il a cheminé sur les anciens sentiers de la transhumance par des voies oubliées, serpentant au milieu d'un paysage que le passage des moutons a façonné. Il a inauguré la Routo, cet itinéraire de randonnée bientôt homologué GR qui chemine sur plusieurs centaines de kilomètres à travers les Alpes, de la plaine de Crau en Provence jusqu'au Piémont italien.
    Ce récit voyageur d'un parcours montagnard, où la quête de la mémoire d'une transhumance millénaire accompagne la mémoire intime du marcheur, résonne comme un hommage au lien entre hommes et bêtes.

  • Cosme ou l'histoire d'un fils d'immigrés espagnols, agrégé de rien, pas même bachelier, qui découvre le Graal de la poésie française : le sens caché du sulfureux et mystique poème de Rimbaud, Voyelles.
    Guillaume Meurice le suit, de son enfance dans les rues de Biarritz à cette quête poétique dans son minuscule appartement parisien, en passant par la délinquance des banlieues chaudes de la capitale, un service militaire à décrypter des messages secrets ; le tout entrecoupé d'heures interminables dans différents clubs d'échecs. Cosme, c'est aussi l'amitié chevillée au corps au gré des rencontres, et la passion des mots qu'il dévore dans ses lectures ou qu'il travaille pour sculpter d'improbables sonnets.
    Une vie entre passions partagées, infinie solitude, vertiges, long dérèglement des sens. Le récit d'un homme libre. Poète. Voyant ?

  • Bienvenue dans le monde déconcertant et fascinant de la sexualité animale où tout, des organes génitaux aux comportements reproductifs, n'est que diversité.
    Montaigne nous avait prévenus : « Nature peut tout et fait tout », en particulier lorsqu'il s'agit d'assurer sa descendance, voire d'éprouver du plaisir... En ouvrant ce livre, vous découvrirez des pénis géants, doubles, à crochets, mobiles, sonores, détachables, des clitoris pourvus d'os ou d'épines, des vagins stockeurs de sperme, à clapets ou en labyrinthe...
    Autant de variabilité morphologique en lien direct avec une multitude de pratiques sexuelles : viol, castration chimique, élimination de la concurrence, tromperie, sacrifice, homosexualité, transsexualité, masturbation, fellation, cunnilingus, orgasmes !
    Tout est dans la nature ! Ce livre vertigineux vous entraînera au-delà de vos idées reçues.

  • Amoureux de la France, Stevenson va la découvrir du Nord au Sud et publier ainsi deux récits de voyage, en 1878 et 1879.
    En canoë sur les rivières du Nord reste aujourd'hui bien moins connu que Voyage avec un âne dans les Cévennes, il a pourtant le même charme, les mêmes qualités. Accompagné d'un ami, l'écrivain embarque le lecteur à Anvers pour le mener à Pontoise. Sous sa plume, on découvre la poésie de l'Oise et l'on se prend à rêver d'une vie de bohème sur l'eau.
    Lorsqu'en 1879, il parcourut à pied les deux cents kilomètres du Monastier à Saint-Jean-du-Gard avec pour toute compagne une ânesse aussi têtue que le veut l'adage, Stevenson pouvait-il se douter qu'il ouvrait un chemin qui porte aujourd'hui son nom ? Les émules ont été nombreux depuis à suivre ses pas... Et si beaucoup transportent au fond de leur sac le récit que l'écrivain a tiré de ces quinze jours d'aventure, là n'est pas la seule raison du succès de ce texte, qui mêle sens de l'observation et sens de l'humour, descriptions de paysages et instants de vie saisis sur le vif.

  • Cet essai philosophique et d'humour noir, drôle et pessimiste, provocant et désespéré ne nous parle pas de fin du monde mais de l'extinction d'une espèce bête et méchante - la nôtre... L'homme se croit tout, mais il n'est rien. Il a en lui "quelque chose d'un peu nazi". Il prolifère et détruit les conditions mêmes de son existence sur la Terre, tout en rêvant qu'il se prépare un brillant avenir. Collapsus de la biodiversité, mitage de la couche d'ozone, climat en délire, empoisonnement de l'air, de la terre et de l'eau, nouveaux virus, guerre nucléaire : l'Homo sapiens disparaîtra... L'épisode sera tragique et comique à la fois. "J'ai cru en l'humanité, écrit Yves Paccalet : je n'y crois plus..." Sept ans après la première publication de ce pamphlet qui fut un best-seller, l'auteur ajoute quelques pelletées de terre sur notre cercueil annoncé. Cette "Nouvelle édition revue et aggravée" s'imposait. Toujours plus impitoyable. Toujours plus hilarante...

  • « La montagne est devenue mon véritable topos : je m'y sens à l'aise et parfaitement libre, ce qui est paradoxal, car c'est par nature un monde de contraintes. Je m'y sens chez moi et, qui plus est, en sécurité, ce qui constitue un autre paradoxe. »

    Depuis un séjour à Chamonix, à vingt ans, où il a ressenti « l'aspiration par le mouvement vertical des cimes » chère à Gaston Bachelard, Étienne Klein nourrit une passion profonde pour la montagne. De la Corse à l'Annapurna, en passant par le Hoggar et les Alpes, il a pratiqué randonnée, alpinisme et, depuis quelques années, s'adonne au trail. Espace de beauté et de liberté, la montagne est pour lui un révélateur des êtres, de l'amitié et de la solidarité.
    Les questions jaillissent alors chez l'homme de sciences : quelles sont les ressources du corps, quels sont ses liens avec l'esprit ? Gravir les parois est une manière d'étudier une notion physique, mais aussi métaphysique : le vide.

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