Editions Zoé

  • Il y a So Ra, la grande soeur douce et rêveuse; Na Na la cadette, déterminée et libre; et Na Ki, le frère de coeur, qui cache un lourd secret derrière son sourire fêlé. À tour de rôle, ils prennent la parole et racontent : leur rencontre et l'enfance dans l'appartement commun, un sous-sol séparé par une demi-cloison, le séjour de Na Ki au Japon d'où il est revenu transformé ; la grossesse de Na Na, enceinte d'un homme qui n'est pas son mari. À travers ces voix qui reflètent chacune un imaginaire propre, événements et situations se déploient dans toutes leurs nuances. Hwang Jungeun sait rendre son écriture lumineuse, mélancolique, douce ou violente, pour raconter la trajectoire de ses personnages dont les contradictions, les espoirs et les doutes les rendent attachants chacun à sa manière.

    Née à Séoul en 1976, Hwang Jungeun a écrit trois recueils de nouvelles et autant de romans. En Corée, elle est considérée comme l'une des voix les plus talentueuses de la littérature contemporaine. Lauréat en 2015 du prestigieux prix Daesan, Je vais ainsi est son premier roman à paraître en français.

  • « Che-vro-let ! Che-vro-let ! » : début XXème siècle, le monde automobile est ébahi devant les prouesses de Louis Chevrolet. Né en Suisse en 1878, il grandit en Bourgogne où il devient mécanicien sur vélo. Il quitte ensuite Suresnes pour l'Amérique en 1900. Observateur de génie, il dessine des milliers de moteurs. Mais c'est en pilote qu'il se transforme en coqueluche. Entrepreneur, il fonde la marque Chevrolet avec William Durant, qui la lui rachète. Le futur fondateur de la General Motors pourra utiliser son nom en exclusivité. Si bien que Louis ne touchera pas un sou des milliards de Chevrolet vendues dans le monde entier.

    C'est pied au plancher que Michel Layaz raconte la vie romanesque de ce héros complexe qui combinait loyauté, mélancolie et amour de la vitesse.

    Michel Layaz fait partie des principaux auteurs romands contemporains. Parmi ses livres, Les Larmes de ma mère et La Joyeuse complainte de l'idiot ont été traduits en allemand, en italien, en bulgare et sont parus en poche chez Points.

  • Le gros poète Nouv.

    Berlin, début des années 1990, réunification de l'Allemagne. Un gros poète débonnaire croit devoir écrire le roman moderne sur la capitale. Mais ce n'est pas trop sa tasse de thé. Pendant la nuit de la Saint-Sylvestre, pour obéir à un petit elfe insatiable qui le supplie de lui raconter « quelque chose de beau », il improvise des récits désopilants. Il convoque des souvenirs d'enfance, décrit son travail vain et quotidien, s'inquiète du temps qui passe. Puis, il en meurt sans faire de bruit. Dans ce roman paru il y a 25 ans perce déjà la profonde mélancolie de Matthias Zschokke. À sa manière élégante et allusive, il met en question les clichés sur le roman moderne, la réussite sociale, le couple, la sexualité enfantine, tous thèmes dont l'actualité n'est pas à démontrer.

    Matthias Zschokke vit a Berlin depuis 1980. Il a passe son enfance et sa jeunesse pres de Bienne, la ville de Walser que Zschokke admire profondément. D'abord comedien, puis dramaturge, cineaste, ecrivain, il a reçu le prix Robert Walser pour son premier roman, Max, en 1981, le prix Femina etranger pour Maurice a la poule en 2009 et le Grand Prix de litterature du Canton de Berne en 2014.

  • Christelle et Greg sont de la génération nomade. Partis de Suisse, ils ont la trentaine et sillonnent le monde en minibus avec leurs deux petits garçons. Ils s'installent là où se trouvent les meilleurs spots, vivent de petits boulots et d'amitiés éphémères. Le bon vent les mène jusqu'à San Tiburcio, sur la côte mexicaine. Greg s'y sent vivant lorsqu'il surfe sur la crête des vagues même s'il faut s'habituer à la pesanteur du climat, au grondement de l'océan, à la poussière qui envahit sans trêve l'espace du minibus où loge la famille. Un jour, une jeune femme fait irruption dans leur vie. Sa présence et celle de son frère bouleversent Christelle sans qu'elle ne se l'explique. L'espace, pourtant vaste, se resserre autour de la jeune femme qui se sent dériver, s'éloigner de ses proches.

    Anne Brécart réside à Genève. Traductrice littéraire de l'allemand (notamment de Gerhard Meier), elle anime des ateliers d'écriture et enseigne l'allemand et la philosophie. Elle est l'auteure de plusieurs romans, tous publiés chez Zoé.

  • La narratrice, « une gourgandine » qui dépend de la bourse d'autrui et « fait de ses déboires le sujet de ses écrits », a longtemps été « le personnage gênant de son roman ». Elle relit aujourd'hui ses textes, surtout son deuxième livre, « mon faux livret de famille». Dans Reconnaissances, Catherine Safonoff reconnaît l'amour pour le père et celui pour la mère, malgré leur lourd passé à tous les trois. Elle reconnaît aussi la difficulté à être soi, à être mère, à conquérir sa liberté, la difficulté à conjuguer tout cela. Elle reconnaît ceux qu'elle a aimés, dans la vie et dans ses livres.

    Catherine Safonoff, née à Genève, est l'auteur de neuf livres et de deux recueils de nouvelles. Elle a reçu de nombreux prix littéraires, dont les principaux sont le Prix fédéral de littérature en 2012 pour Le Mineur et le Canari (Zoé), le Prix quadriennal de la Ville de Genève en 2007 et le Grand Prix Ramuz en 2015 pour l'ensemble de son oeuvre.

  • Les Editions Zoé, à Genève, fêtent leurs vingt-cinq ans d'activité éditoriale. Un regard réstrospectif s'impose.
    C'est Marlyse Pietri elle-même qui en dégage les temps forts, les choix marquants, les impatiences d'une position marginale, aux frontières de la France et loin de Paris. Elle publie notamment Nicolas Bouvier, Jean-Marc Lovay, Robert Walser.
    Elle se livre, non sans humour: sa passion du livre et de la traduction, ses goûts de lectrice, sa curiosité des talents nouveaux.

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