Editions Zoé

  • Maurice bavaud a voulu tuer hitler Nouv.

    En 1938, un projet germe dans la tête du jeune Neuchâtelois Maurice Bavaud : franchir la frontière allemande direction Munich pour y abattre Adolf Hitler. Quarante ans après les faits, le journaliste et écrivain alémanique Nicolas Meienberg relate cette tentative d'assassinat qui se soldera par un échec et l'exécution du Suisse à Berlin, en 1941. Au fil d'un reportage décapant, il dénonce l'inertie suspecte des autorités suisses, qui abandonnèrent à son sort Bavaud dans les cellules de la Gestapo.

    L'écrivain et grand reporter suisse Nicolas Meienberg (1940-1993) a travaillé en Suisse et à Paris en tant que correspondant pour divers quotidiens alémaniques. Une ironie mordante, un talent d'investigateur hors du commun : Meienberg a déchaîné les passions et décroché les plus prestigieux prix journalistiques jusqu'à son suicide brutal en 1993. Il a publié une vingtaine d'ouvrages, dont huit traduits en français par les éditions Zoé.

  • Il faut que j'en finisse avec cette écriture. Cela me fait dévier du droit chemin, ou au contraire me remet dans le droit chemin ? Je ne sais pas. En tout cas je veux travailler et être raisonnable. C'est ridicule, comme si je pouvais être raisonnable. »

  • Max

    Matthias Zschokke

    Max ressemble à un autoportrait, le récit hésite, est-ce qu'il faut appeler le personnage Max, Martin, Henri ou Wolfgang ? Prend-il prend la bonne pose, assis au bar dans un café ? Il a l'air beau, aimable, trop beau et trop jeune, mais est-ce qu'il impressionne les autres, est-ce qu'il a l'air de savoir vivre ? Il a croisé le regard de quelques homosexuels en croyant qu'il se serait bien entendu avec eux, mais il n'a pas donné suite. Il a voulu être acteur, mais c'était un malentendu. Max constate qu'il n'était pas un artiste, mais un spectateur. Max n'est pas un homme de certitudes.
    La vie de Max se déroule à Berlin, juste après dix années de grands débats idéologiques.

  • Les Aventures de Plumette et de son premier amant, c'est l'histoire ordinaire et merveilleuse d'une passion, et c'est le contraire d'une écriture romantique. Amélie Plume fait dépeindre à son personnage les affres et les extases de l'aventure amoureuse sans une once de drame. A l'inverse, grâce à une langue orale et visuelle, un esprit jubilatoire, une perspicace ironie, de l'aplomb, un sacré sens de la vérité, mais aussi beaucoup de tendresse, on rit, avec elle, de sa douleur. Son regard, explique Catherine Safonoff, « nous propose un récit aussi comique, tel qu'il apparaît, que sa source secrète était, sans doute, tragique (...) Et elle trace, Plume-Plumette, au seul coup d'oeil elle file, mène leste et preste un texte physiquement svelte sur les pages où il fuit et court presque aussi vite que la main les tourne. » Et Safonoff de s'enchanter, si justement, des majuscules de Plumette : « zooms drolatiques, soudain coups de gong, elles scandent le récit comme on frappe du pied un tempo. »

  • Le héros de cette autofiction est un vrai flic. Voilà dix ans qu'il arbitre les querelles de voisinage, dépanne la copine pute qui a perdu la clé des menottes de son client, chasse les fantômes qui hantent les petits vieux, fonce dans des poursuites nocturnes. Mais toute cette agitation n'empêche pas ce flic de broyer du noir et d'avoir des doutes sur la justice! À quoi bon arrêter encore ce petit dealer alors qui recommencera demain et comment rester professionnel quand les préjugés se renforcent de jour en jour? D'une intervention à l'autre, on fait connaissance avec un quartier chaud, ses personnages, ses manies, ses ombres. Mais on rencontre surtout un flic déroutant qui trouve auprès des marginaux la chaleur humaine et les valeurs dont il a besoin pour vivre.

  • Né en 1938 en Haute-Savoie d'un père émigré allemand et d'une mère suisse, Jean-Jacques Langendorf est élevé à Genève dans la maison d'Ernest Ansermet, qui comptera beaucoup dans son éducation. Historien et romancier, Langendorf a séjourné en Afrique du Nord et au Proche-Orient, pour finalement s'installer au château de Dross en Basse-Autriche. Spécialiste de la pensée militaire allemande, arabisant, anarchiste dans sa jeunesse, biographe d'Ansermet et du général Dufour, il est aussi entre autres l'auteur légèrement ironique d'un chef-d'oeuvre de rhétorique et de stratégie Éloge funèbre du général August-Wilhelm von Lignitz et d'un récit érotique La Comtesse Graziani.
    Ample roman épique, foisonnant, brillant et sombre, La Nuit tombe, Dieu regarde nous transporte de la mer de Chine en 1914 aux sables du Yémen et dresse le portrait d'un monde qui bascule : la vieille monarchie austro-hongroise rejoint dans son agonie l'Empire ottoman. L'éblouissement de l'enfant Hohberg pour Le Caire fera dans ce texte le pendant au portrait de désolation de la Grande Guerre. Le récit suit notamment la croisade d'un bateau de guerre allemand de l'Extrême-Orient aux terres arabes. Mais Langendorf interroge un monde complexe, paradoxal (ce sont de « délicats rouages, de fins ressorts, d'infimes miroirs » qui permettent de diriger le monstre qu'est le croiseur allemand Emden), riche, brutal où les fils de plusieurs récits, à la manière des Mille et une nuits, s'entremêlent avec une sorte de musicalité qui rappelle la houle et les canonnades.
    Paru en 2000 La Nuit tombe, Dieu regarde a reçu le prix Schiller et le prix Dentan.

  • Né en Valais en 1958 dans une famille d'origine italienne, Adrien Pasquali a passé par le célèbre collège de Saint-Maurice avant de faire des études à Fribourg et une thèse de doctorat sur Adam et Eve de Ramuz. Brillant universitaire, traducteur et surtout écrivain, il s'en est allé le 23 avril 1999 quelques jours après la parution de son seul livre d'inspiration directement autobiographique Le Pain de silence.
    Éloge du migrant (1984), Les Portes d'Italie (1986) ou La Matta (1994) se distinguaient déjà par un équilibre rare entre densité, émotion et maîtrise de la langue. L'émigration et la déchirure, deux motifs récurrents dans son oeuvre, l'auront conduit à se constituer grâce à l'écriture.
    Passionné de littérature romande, il disait à propos de Ramuz : « Je découvrais le pays de cet autre qui me forçait bien obligeamment à découvrir le mien. »

  • « Innombrables sont les chemins qui, entre la vie et l'écriture, assurent des passages, ménagent des ouvertures. Certains, revenant sur ce qu'ils ont été, prennent la plume pour écrire leurs Mémoires. D'autres, refermant un livre, se prennent à scruter leur passé, y découvrant les éléments d'une cohérence, la percée d'un sens ; ils entrent à leur tour dans un récit, et confient à l'éphémère de la parole les traces vacillantes de ce qui fut. » (Luc Weibel)
    Madeleine Lamouille a raconté ses souvenirs à Luc Weibel, petit-fils des maîtres pour lesquels elle a travaillé de nombreuses années à Genève. Elle parle avec le talent d'une grande conteuse et la sensibilité de ceux qui n'ont pas voulu oublier leur passé. Révélateur d'une société encore toute proche, portrait de moeurs, récit d'une époque, ses souvenirs sont un précieux témoignage pour la compréhension des oubliés de l'histoire.
    Paru pour la première fois en 1978, ce récit de vie a connu depuis lors un succès considérable. Ce qui donne à ce livre frémissant sa force c'est la détermination constante de Madeleine Lamouille à être traitée comme un être humain.
    Madeleine Lamouille, née à Cheyres (Fribourg) en 1907, est décédée à Genève en 1993.

  • "Ce que Rosmarie a vécu pendant la période de sa jeunesse où elle fut domestique est un exemple d'exploitation et d'esclavage moderne... Le livre de Rosmarie Buri prouve de façon impressionnante que, même dans les pires conditions biographiques, la vie finit par triompher." Neue Zürcher Zeitung

    "Elle ne commente pas. En écrivant, elle se libère de ce qu'elle a vécu. Sans jamais s'insurger contre le destin qui fut le sien, et restant étrangère à toute vanité personne, Rosmarie parle de la créativité de la pauvreté, des fleurs de givre, du papier qu'elle peignait et brodait de fils de soie pour en couvrir ses cahiers d'école." Süddeutsche Zeitung

    "Une prise de parole conquise de haute lutte." Die Welt

  • En partant de faits divers, ces nouvelles racontent la mort que nous côtoyons quotidiennement sans pourtant la voir. Cette mort que l'on ne rencontre plus dans les rues de nos villes, que l'on ne voit plus à la maison, cette mort cachée dans les hôpitaux, bannie de notre quotidien, de nos rites, la mort est ici le personnage principal.

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