FeniXX réédition numérique (L'Ancre de marine)

  • Dans la moiteur d'une nuit tropicale le cargo Bellatrix, habitué de la ligne des Antilles, revient s'amarrer aux quais du port de Baranquilla sur la côte nord de Colombie à l'embouchure du Rio Magdalena, le grand fleuve qui se jette dans la mer des Caraïbes. Une escale chère au lieutenant O'Donnell, qui ne manque jamais d'y retrouver la jolie Carla, une des entraîneuses de la célèbre boîte à matelot El Gato Negro. L'escale de Baranquilla va prendre cette fois une autre dimension, dans la mesure où Greg O'Donnell a choisi de remettre en cause ce qui depuis des années représente tout son univers : les cargos, les longues traversées et les ports du bout du monde. C'est ici qu'il veut vivre et travailler désormais, mais pour aller jusqu'au bout de son rêve l'officier doit convaincre Carla de le suivre et l'arracher au Gato Negro. De Baranquilla à la région proche de Bogotá, le Rio Magdalena s'étend sur plus de mille kilomètres et les vapeurs à roues le remontent dans une navigation rendue difficile par la vase et les bancs de sable. Greg obtient le commandement d'El Diamante dont la grande roue à aubes martèle les eaux du fleuve. Gagnera-t-il son pari fou ? Capitaine au long cours ayant bourlingué sur tous les océans, l'auteur n'a eu qu'à puiser dans son coffre à souvenirs pour planter le décor authentique des cargos et des escales lointaines. Nul mieux que lui n'en connaît les secrets et les mystères. Mais le marin se double ici d'un remarquable écrivain, contant avec délicatesse la belle histoire du navigateur irlandais et de l'émouvante métisse au sang indien, sur les rives du Rio Magadalena qui inlassablement roule ses eaux jaunes jusqu'à la mer.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • D'embruns et de sel, de vents glacés et de lames traîtresses, s'écrivent les pages de ce livre. D'héroïsme aussi, avec des hommes extraordinaires, qui arrachent à la mer insatiable son lot de naufragés. Ni les mugissements furieux de la tempête, ni les vagues monstrueuses, ne les empêchent de répondre à l'appel de détresse. Ils sont de Bretagne ou du Nord, d'Atlantique ou de Manche, et leur histoire est fabuleuse. Voici ceux de l'île d'Yeu, flagellés par la mer, les jambes pétrifiées, mais dont les mains aux doigts ensanglantés se crispent sur les avirons. Voici les Delannoy, de Calais. Jean, le père François, le frère dont le tricot de laine est constellé de trente médailles ; Maurice, le fils et, pour ces trois-là, des centaines de vies humaines arrachées à la mort. D'autres encore. Ils sont tant et tant, dont la modestie est à la mesure du courage. Le sémaphore a hissé le pavillon noir, alors les canotiers de Molène - méprisant les lames furieuses, les courants sournois, les grains cinglants - tournent à la recherche des naufragés. À la barre, le patron Delarue, aux cinquante ans de services, qui a dirigé ou pris part à 92 sorties de sauvetage et sauvé quelques 335 personnes. Hymne au courage tranquille et à l'héroïsme quotidien, voici la grande histoire des sauveteurs de la mer. Tout est ici authentique, et jamais on n'avait conté aussi superbement leurs fascinantes aventures.

  • D'embruns et de sel, de vents glacés et de lames traîtresses, s'écrivent les pages de ce livre. D'héroïsme aussi, avec des hommes extraordinaires, qui arrachent à la mer insatiable son lot de naufragés. Ni les mugissements furieux de la tempête, ni les vagues monstrueuses, ne les empêchent de répondre à l'appel de détresse. Ils sont de Bretagne ou du Nord, d'Atlantique ou de Manche, et leur histoire est fabuleuse. Voici ceux de l'île d'Yeu, flagellés par la mer, les jambes pétrifiées, mais dont les mains aux doigts ensanglantés se crispent sur les avirons. Voici les Delannoy, de Calais. Jean, le père François, le frère dont le tricot de laine est constellé de trente médailles ; Maurice, le fils et, pour ces trois-là, des centaines de vies humaines arrachées à la mort. D'autres encore. Ils sont tant et tant, dont la modestie est à la mesure du courage. Le sémaphore a hissé le pavillon noir, alors les canotiers de Molène - méprisant les lames furieuses, les courants sournois, les grains cinglants - tournent à la recherche des naufragés. À la barre, le patron Delarue, aux cinquante ans de services, qui a dirigé ou pris part à 92 sorties de sauvetage et sauvé quelques 335 personnes. Hymne au courage tranquille et à l'héroïsme quotidien, voici la grande histoire des sauveteurs de la mer. Tout est ici authentique, et jamais on n'avait conté aussi superbement leurs fascinantes aventures.

  • Le vent et la mer, cette nuit là, ne forment plus qu'une seule force... Le trois-mâts barque La Vendée taille sa route, derrière l'inquiétante beauté de sa figure de proue, au ventre humide, aux seins nus, au regard étrangement vide... Cette nuit là, la figure de proue emporte vers leur destin trois matelots, trois frères, trois copains... Ainsi s'ouvre le beau, le puissant, le sombre chef-d'oeuvre de Gilbert Dupé. La mer, l'amour, la mort dansent leur ballet autour de la figure de proue, symbole de cette femme idéale qui, pour les marins, pour les hommes, peut s'incarner dans plusieurs corps, briller dans plusieurs âmes, prendre le visage du vice ou de la vertu. Dans une langue très pure, classique, somptueuse, Gilbert Dupé nous emmène dans le sillage de François Martineau, simple matelot vendéen, aux prises avec les éternels mystères de la vie que sont l'amour, la passion, l'amitié et le courage. Un livre dur, poignant, superbe.

  • Le vent et la mer, cette nuit là, ne forment plus qu'une seule force... Le trois-mâts barque La Vendée taille sa route, derrière l'inquiétante beauté de sa figure de proue, au ventre humide, aux seins nus, au regard étrangement vide... Cette nuit là, la figure de proue emporte vers leur destin trois matelots, trois frères, trois copains... Ainsi s'ouvre le beau, le puissant, le sombre chef-d'oeuvre de Gilbert Dupé. La mer, l'amour, la mort dansent leur ballet autour de la figure de proue, symbole de cette femme idéale qui, pour les marins, pour les hommes, peut s'incarner dans plusieurs corps, briller dans plusieurs âmes, prendre le visage du vice ou de la vertu. Dans une langue très pure, classique, somptueuse, Gilbert Dupé nous emmène dans le sillage de François Martineau, simple matelot vendéen, aux prises avec les éternels mystères de la vie que sont l'amour, la passion, l'amitié et le courage. Un livre dur, poignant, superbe.

  • Au XVIIIe siècle, au sud de la Bretagne, les salines couvrent presque en totalité la presqu'île guérandaise. Les paludiers, qui produisent le sel, sont soumis à la convoitise des autorités et subissent l'impôt exécré, la Gabelle. Ils doivent tout livrer aux magasins des Fermiers généraux, qui achètent le sel après en avoir eux-mêmes fixé le prix. Ces derniers le revendent au nom du Roi, en y ajoutant des taxes qui en quadruplent le coût. C'est pourquoi certains Guérandais - les faux sauniers - choisissent d'aller vendre une partie de leur sel en contrebande, jusqu'en Anjou. Au pas tranquille de leur mule, voyageant de nuit par des chemins secrets, cachés pendant le jour chez des paysans complices, ils défient les Gabelous. Il y faut du courage, car ceux que l'on prend sont condamnés aux galères. Il en va ainsi de Pierre Lehuédé, dont la peine de dix ans de galères équivaut à un arrêt de mort. À Marseille, enchaîné au banc de nage, il lui faut ramer avec les forçats sous le fouet du chef de chiourme. La promiscuité, la vermine, la nourriture infecte que l'on dispute aux rats, les bastonnades à mort pour la moindre faute, vont devenir son lot quotidien. Dans l'horreur des galères, Lehuédé donne la mesure de son extraordinaire courage. Sous les coups et la mitraille, il va jusqu'au bout de ses forces dans les combats contre les pirates barbaresques, qui mènent des raids sauvages et meurtriers sur nos côtes. Guidé par un fol espoir, celui de s'évader, de quitter à jamais cette horde de damnés que sont les galériens du Roi. C'est alors que la mort hideuse s'abat sur Marseille, avec l'effroyable épidémie de peste venue du Levant. Terrifiante et sublime aventure, hymne à la liberté et au courage, le superbe ouvrage de Jean Laîné fascinera ses lecteurs.

  • Au XVIIIe siècle, au sud de la Bretagne, les salines couvrent presque en totalité la presqu'île guérandaise. Les paludiers, qui produisent le sel, sont soumis à la convoitise des autorités et subissent l'impôt exécré, la Gabelle. Ils doivent tout livrer aux magasins des Fermiers généraux, qui achètent le sel après en avoir eux-mêmes fixé le prix. Ces derniers le revendent au nom du Roi, en y ajoutant des taxes qui en quadruplent le coût. C'est pourquoi certains Guérandais - les faux sauniers - choisissent d'aller vendre une partie de leur sel en contrebande, jusqu'en Anjou. Au pas tranquille de leur mule, voyageant de nuit par des chemins secrets, cachés pendant le jour chez des paysans complices, ils défient les Gabelous. Il y faut du courage, car ceux que l'on prend sont condamnés aux galères. Il en va ainsi de Pierre Lehuédé, dont la peine de dix ans de galères équivaut à un arrêt de mort. À Marseille, enchaîné au banc de nage, il lui faut ramer avec les forçats sous le fouet du chef de chiourme. La promiscuité, la vermine, la nourriture infecte que l'on dispute aux rats, les bastonnades à mort pour la moindre faute, vont devenir son lot quotidien. Dans l'horreur des galères, Lehuédé donne la mesure de son extraordinaire courage. Sous les coups et la mitraille, il va jusqu'au bout de ses forces dans les combats contre les pirates barbaresques, qui mènent des raids sauvages et meurtriers sur nos côtes. Guidé par un fol espoir, celui de s'évader, de quitter à jamais cette horde de damnés que sont les galériens du Roi. C'est alors que la mort hideuse s'abat sur Marseille, avec l'effroyable épidémie de peste venue du Levant. Terrifiante et sublime aventure, hymne à la liberté et au courage, le superbe ouvrage de Jean Laîné fascinera ses lecteurs.

  • Pendant des siècles, sous les coups et les huées, de lentes processions de forçats - chargés de chaînes - ont traversé le pays pour rejoindre, à Marseille, les galères du roi. Là-bas, après avoir été marqués au fer rouge des lettres d'infamie, les misérables allaient entrer dans un monde de désespérance, l'enfer des galériens. Petits voleurs, pauvres bougres, ou criminels endurcis, attachés jour et nuit à leur banc, dévorés par la vermine, cinglés par le fouet des argousins, les condamnés devaient ramer jusqu'aux limites de leurs forces, jusqu'à l'épuisement, jusqu'à la mort. Terrifiant univers que celui de la galère, mélange de crasse, de misère, de sueur, de vin, de goudron, de suif, d'effluves, et de miasmes indéfinissables. Ni la brise du large, ni les paquets de mer qui balayaient le pont, n'arrivaient à débarrasser le navire de cette puanteur qui montait de la chiourme, véritable bétail humain. Voici, dans son impitoyable réalité, l'histoire - authentique et fascinante - des galériens et des galères. Formidablement documentée, richement illustrée, elle ne laisse rien dans l'ombre. Cruelle et passionnante, elle fait revivre l'extraordinaire aventure de ces navires de guerre, qui écumaient la Méditerranée, à la force des bras de leurs rameurs maudits.

  • Pendant des siècles, sous les coups et les huées, de lentes processions de forçats - chargés de chaînes - ont traversé le pays pour rejoindre, à Marseille, les galères du roi. Là-bas, après avoir été marqués au fer rouge des lettres d'infamie, les misérables allaient entrer dans un monde de désespérance, l'enfer des galériens. Petits voleurs, pauvres bougres, ou criminels endurcis, attachés jour et nuit à leur banc, dévorés par la vermine, cinglés par le fouet des argousins, les condamnés devaient ramer jusqu'aux limites de leurs forces, jusqu'à l'épuisement, jusqu'à la mort. Terrifiant univers que celui de la galère, mélange de crasse, de misère, de sueur, de vin, de goudron, de suif, d'effluves, et de miasmes indéfinissables. Ni la brise du large, ni les paquets de mer qui balayaient le pont, n'arrivaient à débarrasser le navire de cette puanteur qui montait de la chiourme, véritable bétail humain. Voici, dans son impitoyable réalité, l'histoire - authentique et fascinante - des galériens et des galères. Formidablement documentée, richement illustrée, elle ne laisse rien dans l'ombre. Cruelle et passionnante, elle fait revivre l'extraordinaire aventure de ces navires de guerre, qui écumaient la Méditerranée, à la force des bras de leurs rameurs maudits.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Dès l'origine de la pêche à Terre-Neuve, les énormes flottes de morutiers - pratiquement désarmés, riches d'une cargaison de grande valeur - suscitaient bien des convoitises. Les Corsaires ou les Pirates les traquaient dans l'Atlantique, les Barbaresques guettaient les morutiers, qui gagnaient directement la Méditerranée pour livrer leur pêche, sans compter les « Sauvages », qui s'attaquaient aux établissements à terre sur l'île de Terre-Neuve elle-même. C'est pourquoi, en 1610, les Bourgeois de Saint-Malo demandèrent au roi d'armer en guerre deux navires, pour protéger les équipages attaqués et massacrés. La défense des intérêts nationaux, la protection d'une source majeure de ravitaillement pour le pays, et le souci humanitaire d'assistance sanitaire, amenèrent la France à mettre en place, en 1763, une « station navale ». Depuis lors, le rôle d'escorte et de protection, de surveillance et d'assistance - juridique et médicale - fut dévolu aux navires de la station navale de Terre-Neuve. Des frégates à voile du XVIIIe siècle, jusqu'aux modernes bâtiments de soutien logistique et aux remorqueurs de haute mer. La Ville d'Ys, le Commandant Bourdais ou L'Aventure, furent parmi les plus célèbres. Voici la fabuleuse histoire de la Royale et des Terre-neuvas depuis plus de deux siècles. Dans sa richesse et sa diversité, elle est un irremplaçable témoignage sur une époque aujourd'hui révolue. La richesse de sa documentation et de son illustration en font une oeuvre hors du commun.

  • Dès l'origine de la pêche à Terre-Neuve, les énormes flottes de morutiers - pratiquement désarmés, riches d'une cargaison de grande valeur - suscitaient bien des convoitises. Les Corsaires ou les Pirates les traquaient dans l'Atlantique, les Barbaresques guettaient les morutiers, qui gagnaient directement la Méditerranée pour livrer leur pêche, sans compter les « Sauvages », qui s'attaquaient aux établissements à terre sur l'île de Terre-Neuve elle-même. C'est pourquoi, en 1610, les Bourgeois de Saint-Malo demandèrent au roi d'armer en guerre deux navires, pour protéger les équipages attaqués et massacrés. La défense des intérêts nationaux, la protection d'une source majeure de ravitaillement pour le pays, et le souci humanitaire d'assistance sanitaire, amenèrent la France à mettre en place, en 1763, une « station navale ». Depuis lors, le rôle d'escorte et de protection, de surveillance et d'assistance - juridique et médicale - fut dévolu aux navires de la station navale de Terre-Neuve. Des frégates à voile du XVIIIe siècle, jusqu'aux modernes bâtiments de soutien logistique et aux remorqueurs de haute mer. La Ville d'Ys, le Commandant Bourdais ou L'Aventure, furent parmi les plus célèbres. Voici la fabuleuse histoire de la Royale et des Terre-neuvas depuis plus de deux siècles. Dans sa richesse et sa diversité, elle est un irremplaçable témoignage sur une époque aujourd'hui révolue. La richesse de sa documentation et de son illustration en font une oeuvre hors du commun.

  • Une documentation illustrée sur des métiers ou activités insolites ou disparus.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Dans la Bretagne du siècle dernier, empreinte de superstitions et de sortilèges, le soir à la veillée les légendes de la terre se mêlent à celles de l'océan. Certains disent même avoir entendu dans la nuit grincer la charrette de l'Ankou, le terrifiant messager de la mort. C'est dans cet univers fantomatique que naît et grandit Alan Pinvidic, entouré d'une considération respectueuse par les habitants du village. Peu à peu, il prend conscience du don extraordinaire, qui est le sien : il serait un « Galloudec », seul capable de parler avec les disparus et de rencontrer les trépassés qui reviennent sur terre. Ceux-ci connaissent les secrets de l'au-delà, et savent les noms de ceux qui mourront dans l'année. Investi de son pouvoir divin, Alan accède ainsi au monde insondable et mystérieux des fantômes. Mais la toute-puissance de son pouvoir éveille des convoitises et Fañch Bihan sera son âme damnée.

  • C'est une superbe aventure que celle-là - ignorée des terriens - qui unit jusqu'à la démesure un marin et son bateau. L'extraordinaire histoire d'une passion forgée dans les typhons de la mer de Chine, les cyclones de l'Océan Indien et les vagues monstrueuses de l'Atlantique-Nord. Lorsque la mer n'est que torsion, convulsion et chaos, l'homme et le navire ne font plus qu'un. Leur combat est le même, c'est ensemble qu'ils triomphent ou se brisent. Née dans le berceau des clippers fameux des chantiers Barclay, la goélette de Stephan est le voilier le plus rapide de la mer des Antilles. Un coureur d'océan qui file ses dix-sept noeuds, et porte dans ses flancs sucre et café, cacao et tabac, vanille et indigo, mais aussi parfois de l'alcool, de l'opium ou des armes. C'est le temps du « tramping » qui entasse les banknotes, les pesetas, les douros et les florins sur le compte du captain-armateur, à La Nouvelle Orléans. De traversées difficiles en escales fastueuses, la caresse des alizés ou la fortune de mer avivent encore la passion charnelle du marin pour son navire. Rien ne semble devoir les séparer. Pourtant, le ciel bleu de Las Palmas des Canaries a pris déjà les couleurs du drame, et Maria la métisse sera l'envoyée du destin jusqu'à la tragédie, cet hymne à la vie et à la mer est une fascinante histoire d'amour et d'embruns.

  • La mer n'est pas un désert aride, elle est source de vie et de jouissance, et le bateau est ce potentiel de liberté, de conquête ou de fuite qui fait rêver. Sur le pont d'un voilier, l'homme peut être écrasé de soleil, lavé d'embruns ou brûlé de sel, mais la griserie est sans égale du yacht glissant dans l'alizé. Voici l'extraordinaire aventure d'un bateau, de l'océan aux multiples visages. Petit voilier gréé en ketch, Betelgeuse met le cap sur les côtes d'Afrique avec, à son bord, un équipage insolite que des motifs différents - sinon contradictoires - ont conduit à embarquer et à vivre en commun dans cet espace réduit. Ils sont trois qui s'en vont vers leur destin. Norbert le skipper, véritable navigateur au visage marqué par les bourrasques de la vie. Sa jeune femme, la belle et troublante Enola, dont les yeux en amande ont la couleur gris perle de la mer sous le soleil. Et puis il y a Guy-Louis, l'adolescent breton épris d'absolu, qui rêve d'échapper à la grisaille des villes et à la perspective d'une existence sans passé. Que cherche Norbert ? Il laisse derrière lui la route des alizés et prend le risque d'affronter les calmes plats du Pot au noir. Vers quel mirage ? Sur l'immensité de l'océan, le frêle esquif se traîne et la soif implacable assaille ses passagers. Est-ce le glas de la mer qui tinte dans la nuit ? Vers l'Afrique du Sud, l'hiver austral et les quarantièmes rugissants, le voilier taille sa route. Le temps est venu de la peur, maintenant que dans sa coque rouillée Bételgeuse recèle son secret. Celui pour lequel Norbert poursuit son défi insensé et met le cap sur l'Argentine. Viendra le temps de l'épouvante. Chant d'amour, hymne à la liberté, cette histoire fantastique est à la mesure de cet élément fabuleux qui l'a inspirée, la mer. À son visage, elle est aussi cruelle et tendre.

  • Entre les îles d'Ouessant et le Raz de Sein, d'amples houles gonflent la mer d'Iroise. Çà et là, des écueils cernés de collerettes d'écume semblent aux aguets, dans les tourbillons creusés par les courants. On songe que dessous, des bateaux naufragés couchés sur le flanc, chevelus d'algues, se désagrègent lentement dans la nuit verte des abîmes. Le plus terrifiant de ces écueils, les Bretons le surnomment Roc'h an Diaoul, la Roche du Diable. Ils disent que Satan lui a donné le pouvoir d'attirer les vaisseaux. Malgré les avertissements et les signes du destin, un phare sera pourtant érigé sur cet îlot maudit. Les drames vont s'y succéder. Dans la colonne de granit battue par les tempêtes, s'exacerbent les passions et les désirs inavouables. La solitude et la folie libèrent les instincts, dans les superstitions et les sortilèges. Alors, la mort étend son ombre maléfique, et lorsque les derniers rayons du soir le colorent de rouge, le phare se dresse, sinistre, comme une pique ensanglantée. L'histoire est hallucinante du phare de Roc'h an Diaoul. Avec ce cadavre que la mer ramène à chaque marée, comme un remords. Avec la jeune anglaise naufragée recueillie par les gardiens, avec la vengeance impitoyable des oiseaux de mer, dans le rire fou du Diable et les sanglots des trépassés. Magistralement écrit, ce récit somptueux vous passionnera. Longtemps, il vous fera rêver.

  • Au printemps 1943, le sous-marin U 70 de la Kriegsmarine est chargé d'une mission spéciale ; il doit déposer en un point de la côte syrienne proche de la frontière turque, deux agents de renseignements et une cargaison de caisses métalliques remplies de lingots d'or. L'attaque d'avions alliés fait tragiquement échouer l'opération, et le sous-marin éperonné par un destroyer anglais s'engloutit avec son équipage. Seuls, trois hommes du submersible sont recueillis dans l'eau mazouteuse. Pour eux la guerre est finie et un camp de prisonniers les attend. Bien des années plus tard, dans un petit port italien, Karl Horst, le seul officier rescapé de l'U. 70, amarre son voilier à couple de celui de Marc, Parisien en vacances. Et cette rencontre va être le départ d'une extraordinaire odyssée, qui va changer le cours du destin pour tous les acteurs de la chasse au trésor. Le mirage et la fascination de l'or des profondeurs, les rêves fous qu'il engendre et les convoitises qu'il suscite vont tisser la trame d'une aventure hors du commun, où l'amour et le drame vont s'enchaîner. Passionnante histoire que celle-là, nostalgie et tendre, éclaboussée d'embruns dans la lumière dorée de la Mer Égée où se brisent parfois les bateaux... et les rêves.

  • Tels des cierges plantés sur cet immense cimetière de navires qui va d'Ouessant à la chaussée de Sein, des phares isolés se dressent sur l'Océan. Autour, c'est un bouillonnement perpétuel de tourbillons verdâtres, de gonflements glauques qui crèvent dans un tumulte d'explosions. Les vagues galopent, se cabrent, se chevauchent. Ici, la mer ne connaît pas de repos. La Jument, la Vieille, les Pierres Noires, Ar Men, autant de tours de guet assaillies par les flots. Des hommes, navigateurs à l'ancre, y mènent une vie monacale mais c'est la tempête qui chante les offices. La peur, la folie, la mort tissent parfois la trame de destins tragiques, mais le courage et l'héroïsme brillent aussi en lettres de feu dans ce livre où tout est authentique. Et puis, tels qu'en eux-mêmes, voici d'autres héros : ceux du sauvetage en mer. Des hommes qui répondent sans hésiter à l'appel lugubre du tocsin dans l'ouragan. Leur modestie est à la mesure de leur courage, mais, sur leur tricot de laine bleue, les médailles témoignent des dizaines de vies humaines arrachées à l'Océan. De l'enfer d'Ar Men aux martyrs de Penmarc'h, c'est un beau et grand livre que nous offre ici l'auteur des « Houles d'Islande ». C'est aussi un hommage aux travailleurs de la mer, qui dans les bouillonnements du raz de Sein croient entendre parfois les cloches de la ville d'Ys, à jamais engloutie.

  • « ... Maintenant Saint-Malo flambe comme une torche. La ceinture de feu se resserre autour de nous. La rue Thévenard brûle, la maison du Grand Placitre qui fait l'angle de la rue du Point du Jour est un brasier. En deux heures cette maison de quatre étages est consumée. Des flammèches pleuvent sur l'Hôtel-Dieu... » En ce mois d'août 1944 les bombes et les obus s'abattent sur Saint-Malo, transformant peu à peu en un champ de ruines ce qui fut l'orgueilleuse cité des corsaires. Témoin et acteur de la tragédie, le docteur Aubry décrit au jour le jour la marche des événements comme le ferait un reporter. Et son carnet de notes, récit fidèle du martyre de Saint-Malo, est un extraordinaire document. Compagnons d'infortune de Paul Aubry, d'autres médecins, eux aussi plongés au coeur de la tourmente, apportent ici leur bouleversant témoignage. Comme l'héroïque docteur Lemarchand détenu avec 380 otages au Fort National dans l'horreur des bombardements qui mutilent et tuent. Cinquante ans après les heures douloureuses et exaltantes de la Libération, il importait que soit réédité cet ouvrage exceptionnel, écrit par un témoin dont la rigueur et l'humilité sont aujourd'hui encore exemplaires.

  • Un soir de Noël, dans le brouillard et la pluie, un grand cargo quitte le port de New York et descend l'Hudson pour mettre le cap sur l'Angleterre. De sa passerelle de commandement, le capitaine Kunz regarde s'estomper les lumières de la ville. Le coeur serré, il songe à sa jeune femme trop souvent seule qu'il abandonne encore pour conduire vers l'Europe le Sea Roamer, bateau inconnu à la cargaison mystérieuse. Dès les premiers jours de la traversée le temps se dégrade et les dépressions se succèdent, secouant durement le navire. Alors qu'une effroyable tempête balaie l'Atlantique, le drame se déclenche. Une passagère tente de se suicider et se blesse grièvement tandis que des vagues terrifiantes assaillent le navire. La tragédie se joue désormais dans les hurlements du vent fou qui démantèle peu à peu les superstructures. Au fond des cales, d'énormes tracteurs libérés de leurs entraves brisent les poutrelles et crèvent les cloisons d'acier. Lentement, l'eau envahit la coque du cargo devenu incontrôlable. Il faut évacuer l'équipage. Déchiré entre un amour et un bateau qui se désagrègent pareillement, l'un à force de solitude, l'autre sous les coups de boutoir de l'Océan, Kunz va mener un fantastique combat contre les éléments déchaînés. C'est une extraordinaire aventure que nous conte ici Thomas Narcejac. L'héroïsme et l'angoisse y tissent la trame d'une fascinante histoire, où l'homme et la mer s'affrontent dans une grandiose bataille.

  • Des océans de verdure, des déserts caillouteux, des lacs noyés de brume, c'est l'Irlande sauvage du XIXe siècle. Ici vit un peuple fier et mystique de paysans accablés de misère sous le joug impitoyable des grands propriétaires terriens. Chassées par la pauvreté, des familles entières émigrent pour le Nouveau Monde dans l'espoir d'une vie meilleure, et l'effroyable famine de 1847 pousse des milliers d'Irlandais vers une nouvelle terre promise. Jeune et jolie fille de Galway, Eileen O'Donogan a convaincu son père. Tous deux vont s'exiler et fuir une existence misérable, accompagnés de leurs cousins, mais les événements s'enchaînent et bouleversent le cours du destin. Ils sont deux cents émigrants à embarquer sur la Marie Sarah, véritable bateau cercueil qui lève l'ancre pour une traversée de 3 000 milles. Les larmes aux yeux mais le coeur gonflé d'espoir, ils regardent s'éloigner la terre d'Irlande. Entassés dans des entreponts puants sous la chaleur torride, ballottés par la tempête, les passagers voient avec terreur la maladie gagner peu à peu. L'épidémie s'étend et les rats affamés dévorent les moribonds, alors que le voilier maudit erre dans la brume des bancs de Terre-Neuve. Inspiré de faits réels, c'est un beau et grand livre que celui-là, et une passionnante histoire en hommage au courage de ces Irlandais qui bâtirent l'Amérique. C'est aussi un hymne à la liberté...

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