• L'amour et la haine ne sont pas si éloignés. Il arrive même qu'on en vienne à aimer ses bourreaux et tourmenter ceux qu'on aime.
    L'interdépendance de ces deux sentiments, la porosité entre désir et destruction sont au coeur de ce recueil de nouvelles et d'essais : qu'il nous conte l'histoire d'un vol aérien qui tourne au cauchemar, la dissolution d'un couple qui se défie dans une dernière course effrénée à travers New York, ou qu'il aborde l'immigration et le racisme, l'imagination et la créativité, Hanif Kureishi nous éblouit une fois encore par sa capacité à scruter avec lucidité les contradictions au sein de la famille, de la politique ou de nos relations sentimentales. Et nous livre un recueil étonnant, où textes de fiction et essais s'enrichissent les uns au contact des autres.

  • Aurelio Picca est un amoureux de Rome, mais la Rome qu'il aime n'a rien à voir avec celles des guides de voyage et du tourisme de masse : c'est la Rome des bas-fonds, celle où les garçons des rues côtoient les prostituées dans des bars louches, où les malfrats disparaissent dans les ruelles, où les conflits se règlent parfois en assassinats aux yeux de tous.
    Aurelio Picca arpente sa ville et voyage dans ses souvenirs : on lira dans L'Arsenal de Rome détruite le récit de nuits passées dans le quartier de l'EUR, le portrait de quelques criminels qu'il a croisés et avec qui, parfois, il est devenu ami. C'est un ouvrage fourmillant d'anecdotes où se découvre l'envers de la Ville éternelle : une cité brinquebalante, à la fois maîtresse et amante, lumineuse et sale. L'auteur y démontre qu'il a bien mérité son surnom de « Henry Miller des Castelli Romani ».

  • C'est un été en Normandie. Le narrateur est encore dans cet état de l'enfance où tout se vit intensément, où l'on ne sait pas très bien qui l'on est ni où commence son corps, où une invasion de fourmis équivaut à la déclaration d'une guerre qu'il faudra mener de toutes ses forces. Un jour, il rencontre un autre garçon sur la plage, Baptiste. Se noue entre eux une amitié d'autant plus forte qu'elle se fonde sur un déséquilibre : la famille de Baptiste est l'image d'un bonheur que le narrateur cherche partout, mais qui se refuse à lui. Flanqué d'une grand-mère à l'accent prononcé, et d'une tante « monstrueuse », notre narrateur rêve, imagine, se raconte des histoires, tente de surpasser la honte sociale et familiale qui le saisit face à son nouvel ami. Il entre dans une zone trouble où le sentiment d'appartenance est ambigu : vers où va, finalement, sa loyauté ?
    Écrit dans une langue ciselée et très sensible, Un jour ce sera vide est un roman fait de silences et de scènes lumineuses qu'on quitte avec la mélancolie des fins de vacances. L'auteur y explore les méandres des sentiments et le poids des traumatismes de l'Histoire.

  • Cipriano Parodi est submergé par son imagination d'où jaillissent des personnages échappés des plus extravagants romans d'aventures et qui l'obligent à écrire. Accompagné de la cohorte de ses créatures, il se présente au rendez-vous fixé à New York par Caspar Jacobi, l'Alexandre Dumas des temps moderne... Commence une descente infernale dans les méandres d'un roman machiavélique.

  • Les sept péchés capitaux, ce n'est pas seulement de la théologie, c'est aussi de la littérature. Il fallait Cécile Curiol, l'autrice de L'Ardeur des pierres, pour nous raconter l'indolence et la langueur de l'âme.
    "Elle pensa soudain à Melville, et à ce que l'écrivain américain avait voulu signifier par sa célèbre formule :
    "I would prefer not to'.
    Contrairement à ce que beaucoup avaient cru, son héros Bartleby n'était peut-être pas la figure d'une "résistance passive', d'un "en puissance' dépourvu d'agir, mais bien celle d'un malencontreux paresseux !

  • La Source de l'amour-propre réunit une quarantaine de textes écrits par Toni Morrison au cours des dernières décennies, où se donne à lire, dans toute son évidence, sa généreuse intelligence. Elle s'implique, débat, ou analyse des thèmes aussi variés que le rôle de l'artiste dans la société, la question de l'imagination en littérature, la présence des Afro-Américains dans la culture américaine ou encore les pouvoirs du langage. On retrouve dans ces essais ce qui fait également la puissance de ses romans : l'examen des dynamiques raciales et sociales, sa grande empathie, et son pragmatisme politique.
    La Source de l'amour-propre est à la fois une porte d'entrée dans l'oeuvre de Toni Morrison et une somme où se donne à lire l'acuité combative de son autrice. C'est aussi, dans un style dont la vigueur ne cesse de nous éblouir, un puissant appel à l'action, au rêve, à l'espoir.

  • Northanger Abbey

    Jane Austen

  • Si l'hypnose est le plus souvent réduite à un phénomène de soumission, de fascination, d'insensibilité, c'est que notre culture, qui a peu de moyens pour la penser, en retient seulement le négatif ou l'ombre portée. En réalité, l'hypnose est un état de veille intense, à l'instar du sommeil profond à partir duquel nous rêvons. De même que ce sommeil profond conditionne l'éclosion du pouvoir de rêver, de même cette veille intense nous fait accéder au pouvoir de configurer le monde. L'hypnose devient alors une vigilance accrue qui met à notre disposition les paramètres constitutifs de notre existence. Ouverte aux dimensions de notre monde, elle s'oppose à la veille restreinte que nous connaissons dans notre vie de tous les jours. Loin d'être passive, l'hypnose nous permet, par l'imagination, d'anticiper et de transformer nos comportements et nos agissements. Elle sollicite notre capacité à décider de notre place en relation avec les autres et notre environnement. En ce sens, elle relève non pas de la psychologie, mais d'une cosmologie. La pratique de l'hypnose, cette veille plus large et plus fine, peut devenir un art de vivre. Elle suppose un apprentissage qui n'a rien d'ésotérique et qui se contente de prendre appui sur les possibilités présentes en chacun. Cet ouvrage est paru en 1994.

  • Déviation

    Michael Fenris

    Un thriller fantastique qui revisite le mythe des loups-garous, à l'intrigue incroyablement maîtrisée !
    Un car banal peuplé de quelques voyageurs qui ne se connaissent pas entre dans un tunnel... Et soudain tout bascule : les frontières du rationnel et de la réalité se mélangent, la vie dérape, car les passagers semblent tourner en rond dans un espace sans fin. Dans un tunnel, comment auraient-ils pu rater la sortie ?
    Piégés par cette distorsion de la réalité, les voyageurs désorientés sont alors attaqués par des coyotes anormalement grands et particulièrement agressifs. Quelle solution ont-ils ? Rester dans le bus cerné par les animaux enragés ? Quitter le bus à la recherche d'une échappatoire ? Qui va se révéler être un leader dans le groupe ? Qui aura l'esprit d'équipe ? Sauront-ils s'allier ? Certains semblent cacher des secrets... Trouveront-ils la sortie avant d'être éliminés les uns après les autres par les animaux sauvages ?
    Avec un petit air de
    Lost, l'auteur joue des codes des séries pour mieux agripper ses lecteurs.

  • • Le troisième titre de la collection Etincelles
    • Une collection de romans éclectiques et illustrés pour raviver l'étincelle à chaque lecture.
    • Une aventure magique qui traite avec délicatesse des sentiments d'un enfant face à un sujet difficile : un proche en proie à la dépression.

    " Zéphyr, je possède un super-pouvoir ! me confia un jour papa. Le pouvoir des rêves ! " Il me révéla alors que, normalement, seuls les enfants pouvaient rêver. J'étais émerveillé. Mais depuis quelque temps, papa ne rêve plus. Il n'a plus la tête dans les étoiles, il n'imagine plus de belles histoires, il ne parle plus que du boulot. Maman dit qu'il a attrapé une maladie de grands. Une maladie qui rend triste et qui glisse des nuages dans la tête. Son âme d'enfant se serait même envolée... Heureusement, j'ai la solution ! Il faut que je comprenne comment fonctionnent les rêves pour guérir papa et lui rendre son super-pouvoir. Mais par où commencer ? Comment fabrique-t-on les rêves ?

  • Dans une classe, il y a les éléments perturbateurs, mais il y aussi les éléments perturbants. C'est le cas de Bérangère, la nouvelle élève de CM2 toute auréolée de mystères. Chaque matin, elle arrive à bord d'une voiture de luxe, accompagnée d'un homme en costard. Dans la classe de CM2 courent les hypothèses les plus folles. La nouvelle serait témoin clé dans une affaire de meurtre, elle aurait tué ses parents, elle serait la fille cachée du roi des Belges.
    Très vite, il y a les pro et les anti Bérangère...

  • Avec plus de quatre-vingts ouvrages à son crédit et une place de premier plan dans la littérature américaine, Joyce Carol Oates se voie souvent poser la question : comment devient-on écrivain ?

    Bien que le travail de l'imagination demeure un mystère, Oates fournit, à travers ce livre, un certain nombre de réponses à tous ceux qui s'interrogent sur l'acte d'écrire et le processus de création.

    Traitant non seulement de l'inspiration, mais aussi de la mémoire, de lautocritique et de l'« unique pouvoir de linconscient », Oates aborde la manière dont le langage, les idées et l'expérience se rassemblent pour créer une oeuvre. Sur un plan plus personnel, elle évoque ses premiers pas dès sa plus tendre enfance dans le domaine de l'écriture, offre de précieux conseils aux jeunes écrivains, et samuse presque à décrire les affres de l'auteur au travail.

    Et si, tout au long de ces pages, court le fil du doute et de l'humilité, s'affirme aussi une certitude : l'inspiration et l'énergie et même le génie sont rarement suffisants pour produire une oeuvre d'art littéraire : car faire de la prose est aussi un métier, et un métier doit s'apprendre.

  • À Hélène, oui, c'est bien à Sarah Helen Whitman que Edgar Allan Poe dédie ce poème, à celle qui, bientôt et pour un temps très bref, deviendra sa fiancée. C'est aussi le premier poème de Poe traduit par Stéphane Mallarmé en français, lui qui dit avoir appris l'anglais pour mieux approcher le génie de l'écrivain. Tout le propos de ce texte grandiose, de la plume d'une personne qui a aimé l'oeuvre avant d'aimer l'homme, tient à cette question de la perception que l'on a des êtres et des choses. Ce magnifique portrait biographique entend répondre aux critiques féroces formulées à son encontre par Rufus Wilmot Griswold et largement colportées ensuite par les journaux, de part et d'autre de l'Atlantique. À l'inverse d'un démontage en règle, il serait plutôt un contre-témoignage authentique qui laisse apparaître un homme extrêmement raffiné et une oeuvre sans égale. Tous s'accordent en tout cas sur le magnétisme de cette personnalité hors du commun.Enrichi d'anecdotes, ce portrait délivre au lecteur des clefs pour sonder le mystère de l'homme et de son oeuvre sans jamais en altérer la puissance suggestive. À travers lui, c'est aussi le talent de l'auteur qui éclate, cette femme dont la connaissance fine de l'oeuvre n'a d'égaux que le respect et l'estime profonde portée à l'homme lui-même.

  • VOUS VOUS DEMANDEZ COMMENT RÉALISER DES DESSINS SIMPLES PEUT CONTRIBUER À VOTRE BONHEUR... ET A CELUI DES AUTRES ?

    À la croisée de la psychologie positive et du design thinking, le positive sketching est un puissant outil de développement personnel et professionnel. Il agit en profondeur sur notre état d'esprit, notre image de soi et sur nos relations aux autres. Car en pensant positif, en parlant positif et en dessinant positif, nous transformons vraiment notre environnement et nous- mêmes !

    Grâce à cet ouvrage très pratique, riche en illustrations et en exercices (nul besoin d'être un dessinateur hors pair pour l'utiliser !), vous pourrez immédiatement mettre le positive sketching en pratique.

  • Leïla Slimani est la douzième femme à avoir reçu le prix Goncourt. Quelle écrivain est-elle ? Comment écrit-elle ? Quelles sont ses inspirations ? Quel est son rapport à la langue ? Dans cette conversation avec le journaliste Éric Fottorino, l'auteure se dévoile et raconte son processus créatif.
    "Au moment où je me mets à ma table de travail, je ne suis plus vraiment moi. Je ne suis plus une femme, je ne suis plus marocaine ou française, je ne suis même plus à Paris ni nulle part, je suis complètement affranchie de tout. Je pense que quand on s'engage en littérature, on est obligé de s'engager totalement. On est obligé d'aller jusqu'au bout et d'explorer parfois des choses désagréables pour soi. On doit faire confiance au lecteur."

    Leïla Slimani est née à Rabat en 1981. Arrivée en France à l'âge de 18 ans, elle a étudié à Sciences Po avant de devenir journaliste à Jeune Afrique. Elle a publié deux romans chez Gallimard, Dans le jardin de l'ogre et Chanson douce, prix Goncourt 2016.

  • Avoir recours à des images plutôt qu'à des mots pour présenter ses idées, des plus simples aux plus abstraites peut s'avérer très efficace au quotidien. Seulement voilà : passer de l'idée à l'image convaincante est problématique pour la plupart d'entre nous, car nous pensons souvent (à tort) qu'une formation artistique est nécessaire...

    Pour y remédier, ce livre propose :


    Une approche étonnamment simple, convaincante et complète pour apprendre à organiser ses idées, de la plus simple à la plus complexe, en images compréhensibles et à les présenter avec passion.

    Une méthode efficace (bikablo®) reposant sur l'acquisition de seulement quelques formes de base, éléments graphiques, pictogrammes, figures et couleurs à combiner ensemble.

    Un large éventail d'exemples et de modèles concrets pour faire face à toutes les situations professionnelles (réunions, présentations, prises de parole, négociations...).


    Attention : La version ePub de ce livre numérique est en fixed-layout. Pour des conditions de lecture optimales, veillez à ce que votre tablette ou ordinateur supporte ce type de format.

  • D'où vient notre désir d'histoires et cette propension proprement humaine à se représenter soi-même et la réalité comme un récit ? Qu'est-ce qui rend si irremplaçables les processus narratifs et les représentations qu'ils véhiculent ?Pour apporter des éléments de réponse à ces questions, il faut réorienter notre point de vue. Et nous intéresser non aux formes canoniques de l'art de raconter, comme le roman ou la biographie, mais plutôt aux situations ordinaires, marginales ou pathologiques où ces formes se « troublent », voire se disloquent.Un livre fondamental, qui fait entrer la psychologie cognitive et les neurosciences dans les études littéraires et plus généralement dans les sciences humaines. Et qui montre comment elles viennent compléter les approches classiques du récit.

    /> Jean-Marie Schaeffer. Philosophe, spécialiste d'esthétique. Directeur de recherche au CNRS et directeur d'études à l'EHESS. Il est depuis 2016 responsable scientifique de l'Initiative de recherche interdisciplinaire structurante (IRIS) « Création, cognition, société » (Université PSL, Paris)

  • Un sinologue parle de ce qu'il fait lorsqu'il traduit du chinois classique en français. Ces deux langues sont si différentes que le passage de l'une à l'autre exige une conscience particulièrement aiguë de ce que c'est que traduire. Ce passage représente


  • Stimuler la créativité, faciliter les échanges, élaborer des synthèses visuelles, préciser sa pensée, construire une vision partagée, révéler des non-dits...

    Le dessin est un formidable outil d'accompagnement. Ce livre vous guidera pour donner

  • Il fait chaud. Vraiment trop chaud ! Et la piscine est fermée à cause de l'orage. Étienne doit établir rapidement un plan anti-canicule pour éviter que ses amis et lui ne fondent sur l'asphalte...
    Heureusement, il ne manque pas d'idées farfelues pour garder tout le monde au frais.
    Une histoire rafraîchissante et amusante à lire en toute saison !
    «Devant la piscine, il n'y avait plus que nous. Les nuages s'éloignaient, le soleil a recommencé à nous chauffer, mais je savais que la piscine resterait fermée « par sécurité »
    - On fait quoi maintenant pour ne plus transpirer? a demandé Rafael en essuyant ses lunettes.
    - On pourrait aller dans une pharmacie, a suggéré Alexander. Il y a l'air conditionné.
    - C'est plate, regarder les boîtes de médicaments. Je propose plutôt de manger une crème glacée au Patio, a répondu Zakaria le gourmand.»

  •  « Qu'est-ce qu'une pensée ? La pensée d'une pomme est-elle mot ou fruit ? Fruit, il sera d'Ève ou de Cézanne. Mot, il s'écrira ou se prononcera à voix haute. Un geste, une chute engageront des pensées plus complexes, comme la peur de l'Apocalypse et la loi de la gravitation. La première femme avait déjà fait le geste inverse, de bas en haut, pour cueillir le fruit de la connaissance. Étrange métrage des pas d'un Virgile, qui permet à l'homme de connaître ce qu'il arpente : sa mère d'abord, puis la terre et l'enfer.

    Expériences sensitives, accès d'abstraction, fantaisies d'artiste ou jaillissement délirant, tout sort d'une même fabrique mentale. "Replongez-vous, pensées, au fond de mon âme", disait Richard III.

    Quand le silence d'une séance décide l'analyste à poser la question d'usage : "À quoi pensez-vous ?" l'analysant étendu sur le divan commence une phrase, puis s'interrompt : "Pourquoi me demander à quoi je pense ?" L'analyste hésite un instant : "Tant que vous ne vous entendrez pas le dire, me le dire, vous ne le saurez pas."

    Entre impensé et impensable, la pensée émerge et s'évanouit, se forme clairement ou défaille. De la formule d'un rêve à l'invention d'un nombre imaginaire, de l'obscurité d'une pensée du corps à l'écriture qui épouserait les pensées qu'elle fait naître, nous verrons les pensées sortir de l'ombre de l'insu. » S.R.

  • Dans le jardin, les enfants montent un cirque. Poésie et imagination sont au rendez-vous...

    Au cirque, il faut s'entraîner et recommencer, mais sous le chapiteau tout devient plus beau !

  • "Le 14 octobre 2013, Neil Gaiman a donné une conférence à l'invitation de la Reading Agency, au Barbican Centre de Londres. Voici une retranscription intégrale de son discours.   Né en 1960 en Angleterre, Neil Gaiman est auteur de célèbres comics, scénariste et romancier. Lauréat de nombreux prix, il est lu dans le monde entier.   Cette édition gratuite, destinée aux bibliothécaires, libraires et lecteurs, vous est offerte par Neil Gaiman et les éditions Au diable vauvert."

  • Lire l'entretien avec l'auteur (propos recueillis par Audrey Minart)

    Aujourd'hui, chacun sait qu'il vit dans un monde « complexe » composé de multiples « systèmes ». Mais ces mots de « complexité » et de « systèmes » servent le plus souvent davantage à opacifier les débats qu'à les clarifier. La complexité se confond alors avec le compliqué, réservé aux experts, ou bien elle devient un concept simpliste, un écran de fumée qui nourrit des sentiments d'irresponsabilité et d'impuissance.

    « Penser complexe » est à la portée de tous. Au prix de la remise en question de quelques habitudes paresseuses...

    En laissant ici de côté les débats théoriques des chercheurs en complexité, François Balta met à la portée de tout un chacun des éléments qui lui permettront de repérer si, face à un problème précis, la complexité de la situation est réellement prise en compte.

    L'enjeu est d'importance : nous ne devons pas nous laisser dépouiller de la part de responsabilité, et donc de pouvoir, qui nous appartient dans cette co-construction du monde. Y renoncer, ce serait nous soumettre à des hommes dits providentiels, ou à des mécanismes anonymes, et dans tous les cas, participer à une déshumanisation du monde.

empty