• Gros-câlin

    Romain Gary

    Lorsqu'on a besoin d'étreinte pour être comblé dans ses lacunes, autour des épaules surtout, et dans le creux des reins, et que vous prenez trop conscience des deux bras qui vous manquent, un python de deux mètres vingt fait merveille. Gros-Câlin est capable de m'étreindre ainsi pendant des heures et des heures.

    Gros-Câlin paraît au Mercure de France en 1974. Il met en scène un employé de bureau qui, à défaut de trouver l'amour chez ses contemporains, s'éprend d'un python. L'auteur de ce premier roman, fable émouvante sur la solitude de l'homme moderne, est un certain Émile Ajar. La version publiée à l'époque ne correspond pas tout à fait au projet initial de son auteur qui avait en effet accepté d'en modifier la fin.
    On apprendra plus tard que derrière Émile Ajar se cache le célèbre Romain Gary. Dans son ouvrage posthume, Vie et mort d'Émile Ajar, il explique l'importance que revêt, à ses yeux et au regard de son oeuvre, la fin initiale de Gros-Câlin. Il suggère qu'elle puisse un jour être publiée séparément...
    Réalisant le souhait de l'auteur, cette nouvelle édition reprend le roman Gros-Câlin dans la version de 1974, et donne en supplément toute la fin 'écologique', retranscrite à partir du manuscrit original.

  • Aurelio Picca est un amoureux de Rome, mais la Rome qu'il aime n'a rien à voir avec celles des guides de voyage et du tourisme de masse : c'est la Rome des bas-fonds, celle où les garçons des rues côtoient les prostituées dans des bars louches, où les malfrats disparaissent dans les ruelles, où les conflits se règlent parfois en assassinats aux yeux de tous.
    Aurelio Picca arpente sa ville et voyage dans ses souvenirs : on lira dans L'Arsenal de Rome détruite le récit de nuits passées dans le quartier de l'EUR, le portrait de quelques criminels qu'il a croisés et avec qui, parfois, il est devenu ami. C'est un ouvrage fourmillant d'anecdotes où se découvre l'envers de la Ville éternelle : une cité brinquebalante, à la fois maîtresse et amante, lumineuse et sale. L'auteur y démontre qu'il a bien mérité son surnom de « Henry Miller des Castelli Romani ».

  • En 1888, cinq prostituées des bas-fonds de Londres sont assassinées. Les journaux s'enflamment, les suspects se multiplient, Scotland Yard s'enlise... Toutes les pistes sont suivies pour tenter de mettre un visage sur « Jack », en vain.

    Plus d'un siècle après les faits, Sophie Herfort a trouvé plus de trente preuves accablantes contre un individu jamais soupçonné. Après avoir épluché les rapports de police de l'époque, les articles de journaux et les lettres écrites par l'assassin présumé, son verdict est sans appel : Jack l'Éventreur a désormais un nom ! Voici le récit d'une formidable enquête que l'on suit comme un polar.

  • Mars 2011. La campagne présidentielle bat son plein, plus d'un an avant les élections. Le capitaine Gabriel Prigent débarque à la brigade criminelle de Paris après avoir vécu un drame à Rennes. Obsédé par l'éthique, il croise sur son chemin le lieutenant Christian Kertesz de la brigade de répression du proxénétisme, compromis avec la mafia corse et tourmenté par un amour perdu.Alors qu'éclate une sordide histoire d'assassinats de prostituées mineures, ils plongent tous les deux dans une affaire qui rapidement les dépasse, entraînant dans leur chute une ribambelle d'hommes et de femmes qui cherchent à sauver leur peau -  flics dépressifs, politiciens salaces, médecins corrompus, gangsters imprévisibles et macs tortionnaires.Poursuivis par leurs propres obsessions et les fantômes qui les hantent, Prigent et Kertesz vont se livrer un duel sans merci, au coeur de la barbarie et des faux-semblants du monde contemporain.  Préface de Caryl Férey  Lauréat du Prix découverte polar Sang-froid, Benjamin Dierstein signe ici son premier polar. Dans le civil il est agent de musiciens et directeur artistique d'un label spécialisé dans les musiques électroniques.

  • Le roman commence par la découverte d'un cadavre qui a subi de bien étranges mutilations et aucune piste ne permet aux enquêteurs d'élaborer la moindre hypothèse. Rio de Janeiro, théâtre du crime, se prête totalement au mystère : la dictature, les mouvements de foules, l'arbitraire policier viennent se joindre à ce kaléidoscope du Brésil qu'est la pension de famille où se déroulent ces crimes mystérieux. Vie quotidienne, critique sociale, intrigue bien menée, personnages nombreux et variés, flash back historique pour mieux situer les personnages, Frei Betto nous fait voyager dans le Brésil contemporain et partager le quotidien des Cariocas.

  • Dénoncée comme la part maudite mais nécessaire de l'urbanité, la prostitution est dépénalisée en 1791. Dépassant les fantasmes et les préjugés qui trop souvent résument l'histoire de la prostitution révolutionnaire, cette immersion dans le monde des prostituées et de ceux qui ordonnent leur activité interroge le rapport entre le moment révolutionnaire et l'activité prostitutionnelle. Que fut la prostitution au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, alors que sonne le glas des grands bordels de l'Ancien Régime? Quel rôle la Révolution a-t-elle joué à son égard? Sa dépénalisation a-t-elle constitué une révolution? Explorer cet angle mort de la recherche redonne vie aux modes d'existence des prostituées, met au jour les origines des politiques contemporaines de la prostitution et exhume un moment de l'histoire de la citoyenneté encore largement méconnu. Dans cette enquête où se côtoient femmes publiques, « honnêtes citoyens », policiers et hommes de loi, la prostitution révèle les frontières morales du projet révolutionnaire et propose une autre histoire de la sexualité en Révolution. Cette histoire est celle d'une libéralisation paradoxale de la prostitution qui façonne les contours d'une catégorie de «citoyennes diminuées» dans la cité républicaine. Clyde Plumauzille est chercheuse au Centre de recherches historiques de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Sa thèse a obtenu le prix Benabou-Aguirre Basualdo de la Chancellerie des Universités de Paris.

  • Coeur charitable et fort caractère, ainsi sont les gens de St Pauli, à l'image de la procureur Chastity Riley : à la fois romantique et sans pitié quand il s'agit de son quartier. C'est le printemps à Hambourg et tout pourrait être parfait dans le meilleur des mondes si un mystérieux tueur en série ne laissait pas dans son sillage des cadavres de stripteaseuses scalpées et flottants dans l'Elbe. Pour mettre fin à cette hécatombe, Chastity doit enquêter directement là où il lui est le plus difficile d'accéder : dans les méandres de son passé tumultueux. Quartier rouge est la rencontre réussie entre une héroïne sombre et pugnace, une enquête au rythme échevelé à travers les ruelles du quartier rouge d'un Hambourg plus vrai que nature et un style électrisant où l'humour n'est jamais loin.

  • Un tueur

    Pierrette Cubero

    Buenos Aires à la fin du dix neuvième siècle. C'est l'époque où l'Argentine et sa capitale connaissent un développement sans précédent lié en partie à l'afflux de nombreux immigrants venus des quatre coins du monde mais surtout d'Europe. Dans la capitale que le guide Baedeker présente, à l'époque comme "un grand four où viennent se fondre toues les races de la terre" cohabitent des bourgeois fortunés qui vont à l'opéra et fréquentent le Jockey Club et des travailleurs habitants des marges de la ville,, tueurs des abattoirs, boulangers, prostituées, qui luttent, souffrent espèrent, aiment, au moment où ce monde en construction s'apprête à basculer dans la modernité ce qui va provoquer une crise inévitable dans cet univers en pleine effervescence.

    C'est à travers un certain nombre de personnages et de situations que ce roman tâche de rendre compte de ces réalités.

  • Clubs libertins ou SM, saunas gays, cabarets à strip-tease, bars à hôtesses... Véronique Willemin a enquêté deux ans dans les coulisses très privées des hauts-lieux de la nuit parisienne.
    Guidée par Didier Vivo, un ancien policier de la Brigade mondaine,

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