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    Si vous le lisez avec l´espoir de trouver dans J´irai cracher sur vos tombes quelque chose capable de mettre vos sens en feu, vous allez drôlement être déçu.
    Si vous le lisez pour y retrouver la petite musique de Vian, vous l´y trouverez. Il n´y a pas beaucoup d´écrits de Vian dont il ne suffise de lire trois lignes anonymes pour dire tout de suite : «Tiens, c´est du Vian !» Ils ne sont pas nombreux, les écrivains dont on puisse en dire autant. Ce sont généralement ces écrivains-là qui ont les lecteurs les plus fidèles, les plus passionnés, parce que, en les lisant, on les entend parler. Lire Vian, lire Léautaud, lire la correspondance de Flaubert, c´est vraiment être avec eux. Ils ne truquent pas, ils ne se déguisent pas. Ils sont tout entiers dans ce qu´ils écrivent. Ça ne se pardonne pas, ça. Vian a été condamné. Flaubert a été condamné... Delfeil de Ton.

  • Un inquiétant bruit de bottes résonne à nouveau partout en Europe et en Amérique, marquant la fin d'une période de latence que d'aucuns ont interprétée comme une victoire contre le fascisme. Héritiers de la résistance contre Mussolini et Hitler pendant les années 1920 et 1930, les antifascistes, eux, n'ont jamais baissé la garde et ont bâti une longue tradition de lutte contre l'extrême droite que chacun d'entre nous gagnerait à mieux connaître aujourd'hui.

    Dans cette captivante enquête, Mark Bray donne un aperçu unique de l'intérieur de ce mouvement et écrit une histoire transnationale de l'antifascisme depuis la Seconde Guerre mondiale. Rédigé à partir d'entretiens menés avec des antifascistes du monde entier, L'antifascisme. Son présent, son passé et son avenir dresse la liste des tactiques adoptées par le mouvement et en analyse la philosophie. Il en résulte un éclairant portrait de cette résistance méconnue, souvent mythifiée, qui lutte sans relâche contre le péril brun.

  • Cette Chronique est la première radiographie systématique des discriminations par type (genre, âge, origine ethnique ou géographique...), par domaine (études, emploi, santé, logement, loisirs...) et par nature (systémique, directe ou indirecte). Elle résulte du croisement d'enquêtes de terrain, d'études de cabinet de conseils et de données statistiques officielles lorsqu'elles existent, car il faut compter avec le refus, aveuglément drapé dans le principe de l'égalité républicaine, d'établir des données chiffrées et ciblées sur ce sujet.
    Faute d'une possible saisie globale, la question de la discrimination se limite souvent, pour le citoyen, à l'aspect qui lui est plus familier - par exemple l'âge ou l'origine ethnique, le lieu de résidence ou le genre -, au détriment des autres types concrets et quotidiens qui frappent un nombre considérable d'individus (jusqu'à 70 % si l'on pose que l'ensemble des femmes est victime de discriminations). Parce qu'ils n'apparaissent habituellement que fragmentairement, ces manquements permanents à l'égalité républicaine sont en réalité désormais constitutifs de notre vision de la société. Cette Chronique n'a d'autre fin que de nous rendre intolérables les violences sociales que sont les discriminations ordinaires dans les domaines du droit et de la pleine citoyenneté - l'éducation, la santé, l'emploi ou le logement -, et de montrer, à partir de cas concrets, comment entreprendre de les combattre.

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