• Edition enrichie (préface, notes, chronologie, bibliographie)Le 14 septembre 1898, Célestine R. prend sa nouvelle place au Mesnil-Roy, en Normandie, et décide de tenir son journal. « Mon intention, écrit-elle, est de n'employer aucune réticence, pas plus visà- vis de moi-même que vis-à-vis des autres » : les turpitudes de ses maîtres seront donc férocement montrées. D'abord conçu comme une étude de la condition domestique et une satire des moeurs bourgeoises, Le Journal d'une femme de chambre que Mirbeau fait paraître en 1900 s'est élargi en une dénonciation de l'intolérance qui a conduit à la condamnation de Dreyfus, et la satire bascule du côté de la diatribe. Au moment de sa parution, l'emportement impudique qui traverse le roman scandalise la critique, qui en dénonce les ignominies et n'en rend compte qu'à regret. Mais aujourd'hui, nous pouvons regarder sans moralisme la fureur dévastatrice du livre et son esthétique du monstrueux, et y voir la preuve, bien plutôt, de l'éclatante puissance littéraire de Mirbeau.Édition présentée et annotée par Pierre Glaudes.

  • Le 28 novembre 1888, Octave Mirbeau signe dans Le Figaro un article intitulé La Grève des électeurs. Un tel manifeste en faveur de l'abstention serait aujourd'hui impensable. Pour autant, il ne cherche point à inoculer le vice du désengagement mais à dénoncer la mystification du système électoral qui pare de la légitimité du vote les extorsions des puissants. Ce n'est pas l'idée de démocratie qu'il critique mais sa pratique au sein de la République ; les institutions abêtissent l'électeur tout en lui demandant son aval. L'anarchisme de Mirbeau fait de l'individu le centre à partir duquel la République doit être interrogée. Il prend à partie l'électeur, qu'il tutoie, sur l'absurdité de sa contribution au grotesque spectacle de sa quête aux suffrages. Par l'humour et la dérision, il attente à la respectabilité des institutions, dénonce "la protection aux grands, l'écrasement aux petits". Si Mirbeau n'érige pas d'utopie dans cette critique radicale, il nous lègue les armes capables de nous défaire du conditionnement qui annihile le plus faible ; vision suffisamment juste pour qu'elle nous dérange encore plus de cent ans plus tard !

  • Connu pour ses sympathies anarchistes, Octave Mirbeau est un écrivain engagé. Il a combattu l'antisémitisme, le nationalisme, le colonialisme, toutes les formes de domination qui asservissent l'individu. Sujets d'indignation qui intéressent notre temps et nous incitent à redécouvrir cette oeuvre.Avec Le Jardin des supplices, il invente une forme romanesque qui rompt avec les conventions de la cohérence narrative et de la vraisemblance. Ce texte offre un assemblage de morceaux disparates dans lequel la stylisation du réel en dévoile, par-delà les apparences, les aspects grotesques ou monstrueux. Mirbeau y adopte, après l'avoir longtemps cherché, le mode satirique qui va désormais faire de ses romans l'expression de son engagement passionné dans les luttes de son époque.Le Jardin des supplices et Le Journal d'une femme de chambre sont autant d'allégories qui, en pleine affaire Dreyfus, renvoient à la France antidreyfusarde sa propre image hallucinée sous un jour crépusculaire. Quelques années plus tard, La 628-E8, parodie d'un récit de voyage en automobile à travers l'Europe du Nord, est l'occasion de violentes charges contre le colonialisme belge, le militarisme, le nationalisme barrésien, la germanophobie. En 1913 enfin, Dingo, pseudo-récit de formation où un chien refait paradoxalement l'éducation de son maître, offre un tableau féroce de la France radicale.Ces quatre romans montrent combien Octave Mirbeau mérite d'être considéré comme le rénovateur du roman satirique dans la tradition de Ménippe, le philosophe cynique. Sans oublier, comme nous le rappelle son contemporain Émile Zola, qu'il fut aussi ce " justicier " compatissant, qui avait " donné son coeur aux misérables ".

  • Les 21 juors d'un neurasthénique (1901) suivi de La 628-E8 (1907)
    Octave Mirbeau décrit la société à travers les curistes d'une station thermale et à travers les notes de voyage à travers la France, la Belgique, la Hollande et l'Allemagne.
    Les deux textes montrent l'humour et la tendresse de l'auteur.

  • Roman paru en 1899, au plus fort de l'Affaire Dreyfus, le Jardin des supplices est l'oeuvre la plus célèbre d'Octave Mirbeau: "Aux prêtres, aux Soldats, aux Juges, aux Hommes qui éduquent, dirigent, gouvernent les hommes, je dédie ces pages de Meurtres et de Sang".

  • Publiés dans la presse à un rythme soutenu, les contes de Mirbeau ont souvent été négligés par leur auteur qui les prétendait alimentaires... Ressortis après sa mort par sa veuve, on a découvert à quel point ils étaient subversifs et drôles. Composés pour une presse bourgeoise, ils s'en prennent à la bonne conscience, au confort moral et intellectuel de lecteurs qu'il espère bousculer. Les hommes vivent dans un troupeau voué à l'abattoir sinon aux urnes... Les thèmes en sont tragiques ou grinçants, les ressorts en sont comiques, élaborés dans le cadre d'une véritable volonté de démystification : du cynisme, du cléricalisme, de l'hypocrisie... Polémiques, radicaux, ils témoignent de la vigueur de l'un des auteurs les plus saisissants et les plus inspirés de la supposée "Belle Époque"...

    Octave Mirbeau (1848-1917) toujours très lu, est considéré comme une des grandes plumes fin-de-siècle. Journaliste, pamphlétaire, critique d'art, romancier et auteur dramatique il a imposé avec Le Jardin des Supplices, Le journal d'une femme de chambre, Les Vingt-et-un jours d'un neurasthénique, son théâtre (Les Affaires sont les Affaires), sa voix d'écrivain engagé, libertaire et individualiste. Curieux inlassable, il a découvert nombre de peintres et d'écrivains devenus incontournables.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie d'Octave Mirbeau. En novembre 1907, Octave Mirbeau publie "La 628-E 8", récit d'un voyage en automobile, où Marinetti salue les prémices du futurisme. Une partie du livre contient trois sous-chapitres sur la mort d'Honoré de Balzac, survenue dans sa maison de la rue Fortunée, à Paris, le 18 août 1850. En des termes très crus, le journaliste-romancier y raconte l'agonie de l'auteur de "La Comédie humaine" alors que Mme Hanska, son épouse, reçoit dans une chambre voisine un amant. C'est de ce dernier, le peintre Jean Gigoux, qu'Octave Mirbeau prétend détenir le récit de cette scène éminemment balzacienne peuplée de personnalités littéraires et artistiques de l'époque (Théophile Gautier, Victor Hugo, Auguste Rodin, Léon Gozlan, Laurent Jan,...). Choquée, la fille de la comtesse Hanska demande le retrait du livre et l'auteur du "Journal d'une Femme de chambre" se résout à faire débrocher les volumes déjà imprimés pour supprimer les pages scandaleuses consacrées à Balzac. Le texte ne reparaîtra qu'en 1918, publié "aux dépens d'un amateur".

  • « L'idée m'est venue de me volontairement imposer une corvée bien autrement pénible que les corvées militaires, et, malgré la chaleur, un beau matin, je suis parti à pied, sac au dos, de Marlotte à Bourbon-l'Archambaud. »
    Mais après plus de deux cent cinquante kilomètres parcourus en cinq jours, la chronique de cette randonnée pédestre est loin de chanter les vertus du plein air. En guise de souvenirs, Octave Mirbeau ne récolte au cours de l'été 1884 que de dérisoires trouvailles entomologiques (une cicindèle endormie, un papillon mort) et quelques échantillons de grotesque social (du piou-piou de Montargis aux commis voyageurs de Briare) : la marche n'est pas le fait de ce tempérament bouillant et impétueux qui en supporte mal les lenteurs !

  • Dingo

    Octave Mirbeau

    BnF collection ebooks - "Il y a quelques années, - exactement neuf années, un mois et cinq jours, - la veille de Pâques, au matin, Vincent Péqueux, dit La Queue, qui fait le service des messageries entre la gare de Cortoise et le village de Ponteilles-en-Barcis, où j'habitais alors, me livra, venant de Londres, une boîte."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.

  • BnF collection ebooks - "C'est, dans un département lointain, une petite propriété que ne décorent aucune boule en verre, ni le moindre kiosque japonais, ni l'inévitable bassin de rocailles avec son amour nu en plâtre crasseux et son impudique jet d'eau qui retombe sur des arums de zinc."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.

  • Une belle villa au bord de la mer... les retrouvailles entre Clotilde et son amant promettent d'être délicieuses ! Pourtant, au fil des jours, la jeune femme se révèle de moins en moins tendre avec son compagnon.
    Les héroïnes de ce recueil sont toutes à son image. Jeanne est une jolie blonde qui, ses noces à peine terminées, se renferme mystérieusement en elle-même, au grand dam de son époux. Quant à Laure, elle sombre doucement dans la folie, s'obstinant, malgré les mises en garde bienveillantes de son conjoint, à vouloir traverser un pont qui n'existe pas !
    Chez Mirbeau, la vie de couple ressemble à une mécanique bien réglée qui soudain se grippe et révèle la fragilité d'un bonheur construit par deux êtres que tout sépare...
    Les quatre nouvelles de ce volume (« Mémoire pour un avocat », « Clotilde et moi », « Le Pont » et « Veuve ») invitent à redécouvrir l'oeuvre d'un écrivain souvent méconnu et pourtant salué par les plus grands, de Tolstoï à Apollinaire, en passant par Zola.

    Illustration : Miles Hyman © Flammarion

  • L'abbé Jules

    Octave Mirbeau

    Octave Mirbeau (1848-1917)

    "Hormis les jours où mon père avait pratiqué une opération difficile, un accouchement important, et qu'il en expliquait, à table, par des termes techniques, souvent latins, les plus émouvantes phases, mes parents ne se parlaient presque jamais. Non qu'ils se boudassent ; ils s'aimaient beaucoup au contraire, s'entendaient, en toutes choses, le mieux du monde, et l'on ne pouvait rencontrer un ménage plus uni ; mais, habitués à penser la même pensée, à vivre les mêmes impressions, et n'étant point romanesques de leur nature, ils n'avaient rien à se dire. Ils n'avaient rien à me dire non plus, me trouvant ou trop grand pour m'amuser à des chansons, ou trop petit pour m'ennuyer à des questions sérieuses. Et puis, ils étaient très imprégnés de cette idée qu'un enfant bien élevé ne doit ouvrir la bouche que pour manger, réciter ses leçons, faire sa prière. S'il m'arrivait quelquefois de m'insurger contre ce système de pédagogie familiale, mon père, sévèrement, m'imposait silence par cet argument définitif :
    - Eh bien ! qu'est-ce que c'est ?... Et les trappistes, est-ce qu'ils parlent, eux ?
    À part cela, s'ils n'étaient pas toujours gais et affectueux comme je l'eusse souhaité, ils me chérissaient du mieux qu'ils pouvaient.
    Pour qu'ils se crussent autorisés à desserrer les lèvres, il fallait, en dehors des aventures professionnelles et du train-train de la vie, des occasions considérables, telles qu'un déplacement de fonctionnaire, un chevreuil tué à l'affût, dans les bois de M. de Blandé, la mort d'un voisin, la nouvelle imprévue d'un mariage. Les grossesses probables des clientes riches servaient aussi de thèmes à de brefs entretiens qui se résumaient de la sorte :
    - Pourvu que je ne me trompe pas ! disait mon père... pourvu qu'elle soit vraiment enceinte !
    - Ah ! ce sera un bel accouchement !... affirmait ma mère... quatre par mois, comme celui-là, je n'en demande pas plus... nous pourrions nous acheter un piano.
    Et mon père faisait claquer sa langue."

    L'abbé Jules, prêtre intelligent mais provocateur, torturé, misanthrope et blasphémateur, revient au pays... Sa famille, composée de son frère, sa belle-soeur et son neveu, l'attend. Qu"a-t-il fait à Paris pendant 6 ans ? Faudra-t-il le loger, le nourrir et le soigner ? A-t-il de l'argent ?

  • BnF collection ebooks - "Voici donc le Journal de ce voyage en automobile à travers un peu de la France, de la Belgique, de la Hollande, de l'Allemagne, et, surtout, à travers un peu de moi-même. Est-ce bien un journal ? Est-ce même un journal ? N'est-ce pas plutôt des rêves, des rêveries, des souvenirs, des impressions, des récits, qui, le plus souvent, n'ont aucun rapport, aucun lien visible avec les pays visités ?"BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.

  • Sébastien Roch
    Octave Mirbeau
    Roman de 547 000 caractères
    C'est le récit du sacrifice d'un enfant, dont toutes les qualités sont détruites par ses années de collège et les viols qu'il y subit. Arrivé sain de corps et d'esprit au collège des jésuites de Vannes où Mirbeau a fait ses études et dont il a été chassé dans des conditions plus que suspectes en 1863, le jeune Sébastien Roch, au prénom et au patronyme hautement significatifs (voir saint Sébastien et saint Roch), est souillé à jamais et lui aussi injustement chassé sous une accusation infamante. L'éducation jésuitique constitue un viol de son esprit, suivi du viol de son corps, au terme d'une entreprise de séduction conduite cyniquement par un prêtre machiavélique, son propre maître d'études, le Père de Kern. De surcroît, le Père de Kern le fait chasser honteusement du collège sous prétexte de prétendues "amitiés particulières" avec son seul ami et confident, le taiseux et révolté Bolorec. La personnalité de Sébastien en est déformée à jamais, et sa vie a perdu irrémédiablement tout sens, toute valeur et toute finalité. Au lieu du roman de formation auquel on s'attend, Mirbeau nous livre le prototype du roman de la déformation. Source Wikipédia.
    Retrouvez tous nos titres sur http://www.textesgais.fr/

  • Le calvaire

    Octave Mirbeau

    Dans ce récit autobiographique, Octave Mirbeau (1848-1917) dépeint avec génie la déchéance d'un homme confronté à l'enfer d'une passion amoureuse destructrice :
    "Ce n'était plus l'Amour frisé, pommadé, enrubanné, qui s'en va pâmé, une rose au bec, par les beaux clairs de lune, racler sa guitare sous les balcons; c'était l'Amour barbouillé de sang, ivre de fange, l'Amour aux fureurs onaniques, l'Amour maudit, qui colle sur l'homme sa gueule en forme de ventouse, et lui dessèche les veines, lui pompe les moelles, lui décharne les os."

  • Celestine

    Octave Mirbeau

    Mirbeau's elegant satire of French society in the wake of the Drefus affair. Celestine is an innocent girl who loses her father to a boating accident and, over time, her dignity to the wealthy men who employ her. Still she soldiers on, obtaining at times a measure of revenge on the wealthy and powerful. By the author of Torture Garden.

  • A modern translation of Le Jardin des Supplices.

  • Liebe ist ein Schmerz, und Schmerz ist ein Vergnügen..."Den Priestern, Soldaten, Richtern,
    den Menschen,
    die Menschen erziehen, leiten und beherrschen,
    widme ich
    diese Blätter, voll von Mord und Blut" O.M

  • Octave Mirbeau (1848-1917)

    "... On claqua des mains : le rideau tombait, prenant des temps, comme si, lui aussi, il eût été sociétaire. Et l'orchestre se rua à la queue leu leu des couloirs. Seuls, des vieux à calottes demeuraient, des étrangers, en costumes de voyage, qui, debout, le nez en l'air, lorgnaient les allégories peintes du plafond. Les beaux, les belles au théâtre dormant, se secouaient, cherchaient leur monde, puis, après un petit signe aux intimes, une oeillade à l'unique loge vide aux premières, presque vis-à-vis l'avant-scène d'Andilly, se remettaient à caqueter, même à coqueter quelquefois.
    Aux passages du balcon, pris d'assaut, les jumelles braquées tiraient à feux plongeants dans les baignoires : des portes battaient dans le pronenoir, plein d'allées, de venues, d'hommes en fracs, les mains aux poches, les coudes en dehors comme des anses. Et, parmi la bourdonnante symphonie des parlottes, le cri des marchands de programmes détonnait.
    L'air sévère, l'huissier du foyer des artistes venait de se rasseoir, après une courbette, lorsque quelqu'un, qui s'approchait, le jeta debout, très humble, l'échine ployée, et un petit jeune homme, blond fade, prétentieusement étriqué dans sa mise, la moustache poisseuse troussée brin par brin à l'antique, demanda de son peu de voix :
    - Le duc est là ?
    - Monsieur le général Jarry, duc de Varèse ? fit l'huissier, détachant ses mots. Non, monsieur le vicomte.
    - Ah ! monsieur de Ronserolles, vous allez pouvoir me dire..."

    Le duc de Varèse est une figure du Paris mondain. Il est "victime" des cancans journalistiques. Dépensier, il est au bord de la ruine et sa mère, la "maréchale", refuse de lui porter la moindre assistance. Quelles sont les solutions du duc pour s'en sortir ? Hériter ? Marier sa fille ?

  • Octave Mirbeau parle d'abord à notre époque faite en trop grande partie de violences, de racismes, de sexualités déviantes, de folies aussi et son oeuvre s'avère être de l'ordre de celles que le temps épargne et qui révèlent toujours par leurs génies littéraires un moyen de pénétrer l'âme humaine dans ce qu'elle a de plus monstrueux comme de plus pervers. Sont réunis pour la première fois deux chefs-d'oeuvre du maître du subversif dans leurs versions intégrales :
    Livre I : « Le journal d'une femme de chambre »
    Le 14 septembre 1898, Célestine prend sa nouvelle place au Mesnil-Roy, en Normandie, et décide de tenir son journal. « Mon intention, écrit-elle, est de n'employer aucune réticence, pas plus vis-à-vis de moi-même que vis-à-vis des autres » : les turpitudes de ses maîtres seront donc forcément montrées. Un roman intemporel où l'ironie, le quotidien, le suspens, le sexe, l'émotion, l'arrivisme, l'ambition et tous les sentiments divers humains se mêlent dans une même harmonie jubilatoire, sans moralisme apparent et dans cette volonté d'esthétiser ce qu'il y a derrière le rideau, ce qu'on ne veut jamais voir, ce monstre qui se cache parfois en chacun de nous.
    Ce roman fit l'objet d'une adaptation fidèle à l'esprit de Mirbeau par le grand artiste espagnol Luis Buñuel en 1962, avec Jeanne Moreau dans le rôle de Célestine et Michel Piccoli dans le rôle du fils Montaigne.

    Livre II : « Le jardin des supplices »
    Célèbre ouvrage, à la réputation sulfureuse, regardé comme une oeuvre érotique ou nettement pornographique [...] « ces pages de Meurtre et de Sang » volontairement équivoques, se montrent également virulentes à l'endroit des milieux politiques et des crimes du colonialisme : « Nous sommes toujours les même sauvages, les mêmes ennemis de la Beauté ». - Lorenz, XV-391 ; Talvart et Place, XV-251.

    Revu, relu et corrigé par l'éditeur.
    Format professionnel électronique © Ink Book édition.


  • Ce livre numérique présente "Les Articles d'Octave Mirbeau (L'édition intégrale - 111 titres)" avec une table des matières dynamique et détaillée. Notre édition a été spécialement conçue pour votre tablette/liseuse et le texte a été relu et corrigé soigneusement.

    Octave Mirbeau (1848-1917) est un écrivain, critique d'art et journaliste français. Il connaît une célébrité européenne et de grands succès populaires, tout en étant également apprécié et reconnu par les avant-gardes littéraires et artistiques, ce qui n'est pas commun.
    Table des matières:
    Le Comédien
    L'Ordure
    La Grève des électeurs
    Prélude
    Sur Franz Servais
    Les Écrivains:
    Le Journalisme
    Jouets de Paris
    Le Rêve
    Réclame
    Academiana
    La Littérature en justice
    Décorations
    Un enterrement civil
    Élémir Bourges
    La Noblesse et la littérature
    Victor Hugo
    Émile Zola
    Les Conteurs
    La Province
    La Postérité
    Une nouvelle pédagogie
    Émile Hennequin
    La Gaieté de demain
    La Comédie de la gloire
    Le Manuel du savoir-écrire
    La Maison du philosophe
    Quelques opinions d'un Allemand
    Amour ! Amour !
    Maurice Maeterlinck
    Propos belges
    Une page d'histoire
    L'Opinion publique
    Le Cas de M. de Goncourt
    Les Beautés du patriotisme
    Jean Lombard
    Paul Hervieu
    L'Enquête littéraire
    Rêverie
    Potins !
    Les Mal-vus
    L'Armature
    Clemenceau
    Knut Hamsun
    À propos du Hard Labour
    Sur un livre
    La Gloire des Lettres
    Merveilles de la science
    Edmond de Goncourt
    Autour d'un penseur
    À Waterloo
    M. Léon Daudet
    Questions sociales
    On demande un empereur
    Léon Bloy
    L'Espoir futur
    Le Mauvais Désir
    Notes sur Georges Rodenbach
    À un magistrat
    Fécondité
    Propos galants sur les femmes
    Espoirs nègres
    Le Chef-d'oeuvre
    Académicien ?
    Le Secret de la morale
    Travail
    Sur les Académies
    L'Avenir des chefs-d'oeuvre
    Maurice Maeterlinck
    L'Affaire Dreyfus
    Combats esthétiques:
    Claude Monet
    Paul Gauguin
    Vincent Van Gogh
    Eugène Carrière
    Camille Pissarro
    Auguste Rodin
    Claude Monet - Venise...

  • Ce livre numérique présente "La pipe de cidre (L'édition intégrale - 23 titres)" avec une table des matières dynamique et détaillée. Notre édition a été spécialement conçue pour votre tablette/liseuse et le texte a été relu et corrigé soigneusement.
    Octave Mirbeau (1848 - 1917) est un écrivain, critique d'art et journaliste français. Il connaît une célébrité européenne et de grands succès populaires, tout en étant également apprécié et reconnu par les avant-gardes littéraires et artistiques, ce qui n'est pas commun.
    Table des matières:
    Piédanat
    Le Colporteur
    Rabalan
    La Belle Sabotière
    La Pipe de cidre
    Conte polynésien
    L'Octogénaire
    Un gendarme
    Les Bouches inutiles
    La Première émotion
    En viager
    Paysage de foule
    Mémoire pour un avocat
    Le Polonais
    Monsieur Quart
    Les Âmes simples
    Les Souvenirs d'un pauvre diable
    Pour s'agrandir
    Deux amis s'aimaient
    Le Tambour
    Les Deux Voyages
    Paysage de foule
    Jour de congé

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    Octave Mirbeau (1848-1917) est un écrivain, critique d'art et journaliste français. Il connaît une célébrité européenne et de grands succès populaires, tout en étant également apprécié et reconnu par les avant-gardes littéraires et artistiques, ce qui n'est pas commun.
    Table des matières:

    Romans

    La maréchale
    Le Calvaire
    L'Abbé Jules
    Sébastien Roch
    Dans le ciel
    Le Jardin des supplices
    Le Journal d'une femme de chambre
    Les Vingt et un Jours d'un neurasthénique
    La 628-E8 (Les feuillets La Mort de Balzac)
    Dingo
    Un gentilhomme

    Pièces de théâtre

    Les Mauvais bergers
    Les affaires sont les affaires
    Farces et moralités
    Dialogues tristes

    Contes

    Lettres de ma chaumière
    Dans l'antichambre
    La Vache tachetée
    Chez l'Illustre écrivain
    La Pipe de cidre
    Les Mémoires de mon ami
    Contes cruels

    Articles

    Le Comédien
    L'Ordure
    La Grève des électeurs
    Prélude
    Sur Franz Servais
    Les Écrivains, 2 volumes
    L'Affaire Dreyfus
    Combats esthétiques

    Préfaces

    Préface à Marie-Claire, roman de Marguerite Audoux
    Préface à Le Livre de Goha le Simple d'Albert Ades et Albert Josipovici

    Correspondance

    Lettre à M. Octave Mirbeau, écrit par Léon Tolstoï

  • Ce livre numérique présente "Le Jardin des supplices (L'édition intégrale)" avec une table des matières dynamique et détaillée. Notre édition a été spécialement conçue pour votre tablette/liseuse et le texte a été relu et corrigé soigneusement.
    Le Jardin des supplices est un roman français d'Octave Mirbeau, paru en juin 1899. Ironiquement, le romancier dreyfusard a dédié cette oeuvre « Aux Prêtres, aux Soldats, aux Juges, aux Hommes, qui éduquent, dirigent, gouvernent les hommes, ces pages de Meurtre et de Sang ». Il s'agit d'une caricature grotesque des milieux politiques français de la Troisième République, où l'on voit l'anonyme narrateur, petit escroc de la politique devenu compromettant pour son ministre de tutelle, se faire envoyer à Ceylan sous le prétexte farcesque d'une mission d'embryologiste... Dans la troisième partie du roman, nous avons droit au récit d'une visite du bagne de Canton, sous la conduite d'une Anglaise sadique, perverse et hystérique, l'énigmatique et fascinante Clara, qui se fait conduire dans un bordel flottant, « bateau de fleurs ». Véritable monstruosité littéraire échappant à toute classification, le Jardin des supplices est tout à la fois : un roman initiatique (le narrateur découvre des « crimes » inconnus et des « ténèbres » où il n'était pas encore descendu); une métaphore de l'épouvantable condition humaine, soumise, comme toutes les créatures vivantes, à l'inexorable et monstrueuse « loi du meurtre » ; une condamnation de toutes les sociétés, y compris les prétendues démocraties européennes, parce que toutes elles constituent de véritables écoles de l'assassinat au lieu de le combattre comme elles le prétendent ; une dénonciation, par la bouche de Clara, des abominables massacres perpétrés par les colonialismes français et anglais.

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