Robert Laffont

  • " L'affaire [l'écriture du roman], comme beaucoup d'histoires d'amour, commença à la table d'un dîner et se poursuivit, nombre de migraines aidant, en beaucoup de lieux : Vienne, Venise, Ravello, Londres, Santa Monica. " Graham Greene.
    En 1949, Harry Lime disparaît mystérieusement à Vienne, triste décor de ruines enneigées encore marqué par la Seconde Guerre mondiale. Un ancien ami, Rollo Martins, décide d'enquêter et découvre qu'Harry était en réalité un trafiquant de drogues sans foi ni loi. Le récit est ponctué par la recherche d'un " troisième homme ", une ombre que l'on a du mal à percevoir.Le Troisième Homme, qui compte parmi les plus célèbres romans policiers de Graham Greene, a été écrit comme un préambule au scénario du film de Carol Reed, tout comme Première désillusion, qui lui fait suite dans ce volume.


  • Le " malaise enseignant " est-il généralisé ? Est-il vrai que le niveau baisse ? Faut-il " aimer ses élèves " pour être un " bon prof " ?

    Après le succès de son Manuel d'autodéfense intellectuelle, Sophie Mazet, fidèle à sa méthode, questionne cette fois les préjugés qui entourent le métier d'enseignant. Pourquoi cette profession suscite-t-elle autant de fantasmes ? Si l'on en croit les statistiques, 70 % des profs se déclarent heureux dans leur travail, un sentiment pourtant loin d'être le plus audible dans le débat public. Certes, pour rester zen, être inventif et attentif aux besoins de ses élèves, une formation purement théorique ne suffit pas. Apprendre à maintenir l'équilibre entre fermeté et bienveillance, s'adapter, ne pas viser la perfection, mais persévérer dans ses objectifs : voilà le sésame pour faire progresser les élèves, même les plus réfractaires.
    Nourri d'une passion communicative pour son métier, le témoignage de Sophie Mazet regorge d'anecdotes et de reparties d'élèves aussi drôles que pertinentes et offre mille et une astuces concrètes pour améliorer la relation prof-élève. Un livre optimiste, énergique et stimulant, qui tord le cou à bon nombre d'idées reçues.

  • Dans ce livre, Maurice Maschino a voulu enquêter sur un sujet encore tabou. Loin des stéréotypes auxquels les associe une opinion souvent mal informée, ce voyage à travers la France des profs - dans leurs lycées mais aussi dans les rectorats ou à la clinique de La Verrière - nous montre à quel point ce métier, que la plupart exercent consciencieusement, est devenu, en quelques années, un métier à risques. Solitude, violence des élèves, réformes absurdes ou mal appliquées, incompréhension des parents, indifférence des autorités - tendance à la psychiatrisation des enseignants par l'administration - tout se conjugue pour que beaucoup craquent et que presque tous s'interrogent sur un métier de plus en plus mal défini. Serait-on plus fragile psychologiquement parce qu'on est prof ? Maurice Maschino, lui, met en cause le système scolaire tel qu'il fonctionne (si l'on peut dire !)... Ceux qui liront ce livre ne pourront plus dire, à propos des profs et, en général, de l'école : « Nous ne savions pas. »


  • Pour nous faire sourire, nous hérisser et nous faire réfléchir, Michel Jeury et Jean-Daniel Baltassat proposent le fruit de leur enquête dans les archives de l'école.

    Un fils d'instituteur et un ancien instituteur, tous deux romanciers, se sont rencontrés un jour dans les Cévennes. Ils se sont raconté des histoires d'école, et ils ont évoqué cette morale d'autrefois, cette formidable morale laïque et civique qui a sauvé la République et pour ainsi dire construit la France où nous vivons.
    Dès son origine, l'école laïque et républicaine affiche fièrement sa volonté de former de " bons citoyens ". L'éducation civique y pourvoit avec parfois une intransigeance stupéfiante. Mais sait-on seulement ce qu'elle a été, et comment et à quel prix elle fut efficace ?
    Au fil des chapitres, Michel Jeury et Jean-Daniel Baltassat nous offrent un large choix d'extraits qui nous laisseront tantôt hilares, tantôt incrédules, et quelquefois, aussi, sauront nous émouvoir... Leur commentaire inspire toutefois une certitude : la morale est fille du temps.
    " Pourquoi les méchants sont-ils malheureux ? Et pourquoi l'homme bon est-il heureux ? " Si les " hussards " de la République ont échoué à nous convaincre qu'ils détenaient les réponses à ces questions, peut-être leurs errements nous aideront-ils à mieux imaginer ce que l'école, aujourd'hui, peut encore tenter pour former de " bons citoyens ".

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