Contes / Légendes

  • La notion d'absurde et le rapport entre l'absurde et le suicide forment le sujet de cet essai.

    Une fois reconnu le divorce entre son désir raisonnable de compréhension et de bonheur et le silence du monde, l'homme peut-il juger que la vie vaut la peine d'être vécue ? Telle est la question fondamentale de la philosophie.

    Mais si l'absurde m'apparaît évident, je dois le maintenir par un effort lucide et accepter en le vivant de vivre. Ma révolte, ma liberté, ma passion seront ses conséquences. Assuré de mourir tout entier, mais refusant la mort, délivré de l'espoir surnaturel qui le liait, l'homme va pouvoir connaître la passion de vivre dans un monde rendu à son indifférence et à sa beauté périssable. Les images de Don Juan, du comédien, de l'aventurier illustrent la liberté et la sagesse lucide de l'homme absurde. Mais la création - une fois admis qu'elle peut ne pas être - est pour lui la meilleure chance de maintenir sa conscience éveillée aux images éclatantes et sans raison du monde. Le travail de Sisyphe qui méprise les dieux, aime la vie et hait la mort, figure la condition humaine. Mais la lutte vers les sommets porte sa récompense en elle-même. Il faut imaginer Sisyphe heureux.

  • Edition enrichie (Préface, notes, notes complémentaires, chronologie et bibliographie)Les Fables occupent une place singulière dans notre mémoire : par le souvenir que nous gardons de ces poèmes devant lesquels nous sommes restés enfants, mais aussi par la grâce de tant de vers devenus proverbiaux  et que notre parole quotidienne fait renaître. Et tout  se passe comme si une correspondance secrète se maintenait de siècle en siècle entre ces Fables et l'identité de notre pays comme de notre langue.
    Le premier recueil paraît en 1668, et le second dix ans plus tard. Le succès est immense et les poèmes, alors, appartiennent pleinement à leur temps : la France du règne de Louis XIV. Mais le mystère de leur pouvoir est de s'émanciper très vite de cet environnement immédiat, d'éclairer nos réalités successives, d'allier de manière toujours éclatante le particulier et l'universel. Dans cette «comédie à cent actes divers, / Et dont la scène est  l'Univers», le texte se dérobe à toute signification définitive. Mais La Fontaine, à chaque page, nous convainc que la poésie, à ses yeux, demeure instrument de connaissance : il existe une beauté du savoir - et nous ne cessons pas de la retrouver en lui.
    Edition de Jean-Charles Darmon et Sabine Gruffat. 

  • L'univers de Neil Gaiman est nourri par les légendes nordiques. Il revient à ses sources et nous raconte enfin la grande saga des dieux scandinaves qui l'ont inspiré pour son chef d'oeuvre American Gods. De la genèse des neuf mondes au crépuscule des dieux et l'ère des hommes, ils reprennent vie : Odin, le plus puissant des dieux, sage, courageux et rusé ; Thor, son fils, incroyablement fort mais tumultueux ; Loki fils d'un géant et frère d'Odin, escroc et manipulateur inégalable...
    Fières, impulsives et passionnées, ces divinités mythiques nous livrent enfin ici leur passionnante - et très humaine - histoire.

  • Après le succès des recueils Contes curieux des quatre coins du monde (Babel n° 818) et Contes très merveilleux des quatre coins du monde (Babel n° 1258), Praline Gay-Para nous offre une savoureuse sélection de récits et légendes du monde entier dont les héros sont des héroïnes : princesses, paysannes ou jeunes filles en fleur, épouses, grands-mères ou enfants, elles brillent par leur ingéniosité, leur indépendance, leur courage, leur audace.

  • Texte d'une conférence prononcée en 1930, Jeu et théorie du duende "donne une leçon simple sur l'esprit caché de la douloureuse Espagne." Mot espagnol sans équivalent français, le "duende" dérive, au sens étymologique du terme, de l'expression : "dueño de la casa" (maître de la maison). Le duende serait un esprit qui, d'après la tradition populaire, viendrait déranger l'intimité des foyers. Son second sens est enraciné dans la région andalouse. Le duende désignerait alors "un charme mystérieux et indicible", rencontré dans les moments de grâce du flamenco, apparentés à des scènes d'envoûtement. Ces significations se rejoignent dans l'évocation d'une présence magique ou surnaturelle. Le duende provient du sang de l'artiste. "C'est dans les ultimes demeures du sang qu'il faut le réveiller", écrit Lorca. Le duende serait une sorte de vampirisation qui injecterait un sang neuf à l'âme. De ce fait, il flirte avec la mort. En tant que forme en mouvement, García Lorca énonce que "le duende est pouvoir et non oeuvre, combat et non pensée". Là où le duende s'incarne, les notions d'intérieur et d'extérieur n'ont plus lieu d'être. Si le duende est universel et concerne tous les arts, c'est dans la musique, la danse et la poésie orale qu'il se déploie pleinement, puisque ces arts nécessitent un interprète. Or, le duende n'existe pas sans un corps à habiter. Ce minuscule décalage du regard qui donne à voir l'intervalle entre les choses, bouleverse le mode de pensée cartésien.Edition bilingue.

  • Une fantastique épopée au coeur des mythes grecs !Saviez-vous que l'expression " être saisi de panique " faisait référence au dieu Pan ?
    " Une force titanesque ", " tomber de Charybde en Scylla ", " un talon d'Achille ", sirène, typhon, python, méduse, autant de mots et expressions qui habitent, sans que nous y pensions, notre langue de tous les jours et qui sont issus des grands mythes grecs. Ce livre se propose de réveiller ces références en racontant les histoires magnifiques d'où elles nous sont venues. À travers de nombreux extraits de textes originaux, Luc Ferry nous entraîne à la découverte des mythes grecs et nous propose des clés d'interprétations philosophiques.
    De la création du monde à l'avènement des Olympiens, revisitez la mythologie grecque et partez à la rencontre de ses héros légendaires !

  • Qu'as-tu fait de mon pays? Tanite nene etutamin nitass?
    Écrit par An Antane Kapesh
    Édité et préfacé par Naomi Fontaine
    Traduit par José Mailhot

    Qu'as-tu fait de mon pays ? Comprendre l'histoire coloniale

    Résumé
    Après Je suis une maudite Sauvagesse o Eukuan nin matshi-manitu innushkueu (2019), Mémoire d'encrier met en lumière le deuxième ouvrage d'An Antane Kapesh Qu'as-tu fait de mon pays ? o Tanite nene etutamin nitassi ?, qui dénonce les abus du système colonial et les catastrophes de la colonisation chez les Premières Nations.

    L'Enfant a tout appris de son grand-père pour vivre dans le bois. Une fois son aïeul décédé, l'Enfant voit arriver une ribambelle de Blancs (marchands, missionnaires, docteurs, dentistes, etc.), qui pillent tout : son territoire, sa culture et même sa langue.

    Dans ce conte philosophique, Kapesh montre les multiples visages du colonialisme blanc et la violence infligée aux Innus.

    Extrait de la préface de Naomi Fontaine
    An Antane Kapesh, la première auteure innue, était âgée déjà lorsque elle a entrepris d'écrire. Dans cette deuxième oeuvre, elle agit comme interprète. Elle explique le monde tel qu'il était avant la colonisation. Puis comment, un geste à la fois, les colonisateurs ont transformé les manières de vivre des Innus. Elle se fait l'interprète de la forêt et de ceux qui ont subi l'histoire coloniale dans leur chair et leur dignité.

    Qu'as-tu fait de mon pays ? est la promesse que ce qui est perdu peut aussi être retrouvé.

    L'auteure
    Née en 1926 dans le Grand Nord, la vie d'An Antane Kapesh bascule en 1953 lorsque le gouvernement déracine sa famille de ses terres. Commence alors son long combat pour la préservation des territoires, de la culture et de la langue des Innus. Ses livres Je suis une maudite Sauvagesse / Eukuan nin matshi-manitu innushueu (paru pour la première fois en 1976) et Qu'as-tu fait de mon pays ? / Tanite nene etutamin nitassi ? relatent sa vie et sa pensée sur l'histoire des Innus. Mère de huit enfants, elle décède à Sept-Îles en 2004. Gardienne de la pensée innue, elle est une source d'inspiration pour les écrivains autochtones.

    An Antane Kapesh : la première écrivaine innue

  • Entre la vache Audhumla et le loup Fenrir, entre le frêne Yggdrasill et le dragon Fáfnir, les sombres forêts du Nord de l'Europe et les rivages des mers froides sont peuplés d'êtres merveilleux et fantastiques qui n'en finissent pas de nous fasciner.
    Après la mythologie grecque, la mythologie nordique, popularisée par Wagner depuis la fin du XIXe siècle, est celle qui a fourni le matériau mythique le plus important. Ses fables et ses légendes ont été principalement consignées dans des sources littéraires, surtout dans l'Edda de l'Islandais Snorri Sturluson (1179-1241), l'Islande étant le véritable conservatoire des antiquités nordiques.
    En 100 légendes, Patrick Guelpa nous propose de partir à la découverte d'un monde enchanté, où se côtoient dieux et déesses, Ódhinn, Thor et Freyja, monstres, valkyries, géants et nains, elfes et fées...

  • "Il était une fois un conte obscurci, englouti par un océan de ténèbres, qui gisait tout au fond du foyer des histoires, étouffé en secret sous le gris de la cendre."

    Dans un pays lointain, la jeune Eugénie est mariée de force au mystérieux Roi Barbiche par son père. Commence alors pour elle un voyage aux confins du monde qui l'entrainera dans un château rempli de noirceur.

    Pensé à la fois comme une relecture de Barbe bleue, une réponse littéraire aux contes des Précieuses du XVIIIe siècle et aux romans magiques d'Angela Carter, Le chien noir s'inscrit dans une histoire féminine de la littérature. Celle d'Anaïs Nin, de Mary Webb, en passant par les soeurs Brontë ; des autrices qui refusent l'ordre établi et le bousculent par l'expression d'un désir éclatant. La mise en lumière de l'étrangeté personnelle devient ainsi une arme d'émancipation.

    Originaire du nord de la France, Lucie Baratte est née en 1981.
    Le chien noir est son premier texte de fiction. Dans ce livre à la lisière des genres, les contes de l'enfance rencontrent les tremblements et l'effroi du roman gothique.

  • Il y aurait matière à raconter et à écouter à l'infini si l'on voulait embrasser l'univers multiple et raffiné de la mythologie indienne. Aussi vaut-il mieux se laisser guider par la fascination et l'enchantement des rencontres. De l'Anneau Précieux, chef-d'oeuvre sensuel et spirituel de la littérature tamoule, aux contes populaires qui vous font rire de ce qui, peut-être, devrait faire pleurer, jusqu'à la plongée émerveillée dans le Râmâyana, lutte grandiose des dieux contre les démons et dialogue sensitif de l'homme et de la nature.

  • Ces cent cinquante contes soufis sont tirés du Mesnevi, oeuvre essentielle de Rûmî, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs, poète, mystique et sage du Xllle siècle.
    Considéré comme un commentaire du Coran, le Mesnevi ne fut pas seulement étudié dans le cadre des confréries, mais aussi dans les mosquées. Des commentaires et des traductions du persan virent le jour et le Mesnevi devint l'une des sources reconnues de l'enseignements traditionnel. Versets du Coran, Hadiths, légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, péripéties de la vie quotidienne provoquent l'inspiration de Rûmî et illustrent l'enseignement soufi, à la fois tradition vivante, simple et accessible par tous, et sagesse universelle.

  • Le 1er janvier 1892, Guy de Maupassant se trancha la gorge à l'aide d'un coupe-papier. Bien qu'il n'en gardât qu'une blessure sans gravité, le maître de la nouvelle réaliste ne pouvait qu'évoquer ce thème de la mort volontaire dans ses écrits. Les huit nouvelles qui composent ce recueil en sont le saisissant témoignage. Trahison amoureuse, désillusion, humiliation ou solitude... peuvent aisément être invoquées comme causes du mal-être. La prise de conscience soudaine de la vacuité de l'existence peut aussi aboutir à ce geste irréversible. Comme ce comptable, monsieur Leras, heureux le matin, retrouvé pendu à un arbre du bois de Boulogne le soir. La confrontation du bonheur des autres avec la monotonie de sa propre vie lui fut insupportable. Geste parfois inexplicable aux yeux d'autrui, le suicide trouve aussi ses raisons dans les petits chagrins, voire dans une simple indigestion, comme l'explique cet homme qui a intenté à sa vie dans une lettre adressée... à lui-même. Le thème du miroir chez Maupassant trouve dans ces nouvelles traitant du suicide un sens nouveau : l'on traverse le miroir que nous tend la société ou celui que nous tendons à nous-mêmes... pour passer de l'autre côté.



  • Dans Le Jardin des roses et son complément Le Jardin des fruits, Saadi nous offre deux recueils de vers et de proses, qui, sous la forme de contes, nous transmettent le savoir le plus profond de la philosophie soufie.
    Dans ses deux volumes ici réunis pour la première fois, Saadi nous parle de liberté, de justice, de sagesse, d'amitié et de bien d'autres thèmes par-delà les cultures et les époques.
    Un livre indispensable.

  • L'amour. C'est un rêve, un souci, un désir, un compagnon sur le chemin de nos vies. Nous ne pouvons pas nous empêcher de l'interroger, de le bénir, de le maudire. Paradoxalement, même quand nous le fuyons, nous ne cessons de l'espérer. Pourrions-nous vivre sans lui, sans ses tempêtes, ses refuges, ses cavalcades ?  À explorer sans repos les mille chemins de l'espérance humaine, les contes, au fil des âges, ont appris la musique de ce coeur du monde qu'est l'amour. Henri Gougaud, l'un de nos plus grands conteurs, nous en propose soixante-quinze, pour nous éclairer, nous amuser, et cheminer avec nous dans le jeu le plus mystérieux du monde : le jeu de l'amour et du hasard.
    « Je sais, pour les avoir fréquentés toute ma vie, que les contes sont des êtres attentifs et bienveillants. Ils répondent toujours à nos questions, pour peu qu'ils soient interrogés avec cette innocence dont ils sont eux-mêmes pétris. »Henri Gougaud

  • Où se trouvent les champs Élysées ? Qui rejoignons-nous quand nous tombons dans les bras de Morphée ? Quelle est la vraie histoire du complexe d'OEdipe ? Que risquons-nous à ouvrir la boîte de Pandore ? De quoi le narcissisme est-il le nom ?
    La langue de tous les jours est allée puiser dans la mythologie grecque, et chez sa petite soeur, la mythologie romaine, pour donner de la chair à des réalités qui, sans elles, auraient sans doute moins de charme et de saveur.
    À partir de 100 mots, ce sont autant d'histoires que nous conte Joël Schmidt. Ces récits souvent méconnus, ou que l'on croit connaître, nous plongent dans l'univers des Anciens, un univers souvent drôle et toujours poétique, peuplé de dieux et de nymphes, chargé de signes et de sens, qui est le berceau de notre civilisation.

  • Keltoï ! C'est le nom que se donnent les Celtes eux-mêmes, nous dit Pausanias, géographe Grec du 2ème siècle. Appelés Gaulois par les Romains, Galates par les Grecs, les Celtes dont l'origine se perd dans les brumes des premiers temps et le mystère des mégalithes, peuplent la majeure partie du continent européen, bien avant l'avènement de l'empire romain. Ainsi beaucoup d'européens sans le savoir possèdent dans leur capital génétique, une goutte de sang celte. L'âme celte est une Déesse libre, une guerrière invincible et immortelle qui vit en harmonie avec les Esprits de la Nature. On l'a cru morte à jamais, cependant elle renaît toujours. Resplendissante, elle émerge de la forêt primordiale, souveraine toujours jeune, couronnée de feuilles de chêne et de fleurs sauvages. Grâce aux bardes qui ont sauvé de l'oubli ces trésors sublimes, les légendes des Celtes traversent les siècles. Elles nous emmènent au-delà des terres connues, à la source où naissent les rêves qui enfantent les rivières et les montagnes. Aux confins des océans, elles racontent le voyage de Bran abordant l'île des Fées où vieillesse et maladie n'existent plus. L'histoire de Taliesin, le prince des bardes, avec la harpe magique des dieux et celle non moins merveilleuse de Merlin, le plus grand des enchanteurs, tandis qu'une princesse et un prince deviennent par amour deux cygnes majestueux qui s'envolent pour l'éternité. La déesse, la reine et la femme y ont la part belle. Neuf fées veillent sur le « Chaudron d'Abondance » en Avalon, où bouillonne le mystère sacré de la vie éternelle, quête de toutes les aventures extraordinaires des héros et des sages. Enfin les druides nous y révèlent la sagesse qui brille au plus profond des êtres, tout comme la perle rare, cachée au fond de l'océan. Ces légendes nous rappellent la magie et la beauté de la vie, miroir de notre propre beauté, si l'on sait y regarder.

  • Pendant de longues années, Najla Jraissaty Khoury a sillonné le Liban afin de constituer le corpus le plus exhaustif possible des contes populaires libanais. Le présent ouvrage rassemble trente de ces contes, des histoires de femmes, racontées par des femmes à l'adresse d'autres femmes. On y retrouve la faconde des conteurs, la sagesse féminine, et de l'humour à toutes les pages...

  • Sade est prisonnier. Il accumule les contes et nouvelles, dans une réflexion sur le sens du mal. En 1800, il publie onze récits sous le titre Crimes de l'amour, nouvelles héroïques et tragiques. Il les complète par des contes légers ou bizarres, qui paraîtront après sa mort : les Contes étranges. Ils regroupent des historiettes, qui relèvent de l'inspiration licencieuse propre aux conteurs de la Renaissance, et des contes et fabliaux, qui seraient les inventions d'un troubadour du XVIIIe siècle. Ces récits courts ne sont pas de simples essais en vue des grands romans. Ils constituent le pôle nécessaire d'une création romanesque qui fonctionne entre réalité et imaginaire, entre demande d'indulgence et revendication de l'outrance. Ils racontent la discordance du désir avec l'ordre social, de la réalité vécue avec les théories. Ils cartographient nos désirs comme nos hantises.

  • La Fontaine s'est généreusement inspiré des sources les plus variées : les sujets de ses
    Fables sont tirés d'Ésope, Phèdre, Abstemius ou Pilpay, et les thèmes de ses
    Contes d'Ovide, l'Arioste, Rabelais, Marguerite de Navarre...
    Cette édition présente, pour la première fois, les
    Fables et les
    Contes accompagnés des textes de leurs sources. Par ces rapprochements, non seulement nous mesurons ce " miracle de culture " dont parle Gide, mais surtout nous pénétrons dans le laboratoire poétique de La Fontaine : la comparaison nous fait saisir au vol l'imagination qui arrive, la philosophie qui s'introduit, la gaieté qui s'insinue, l'originalité qui fleurit...
    Son oeuvre se déploie à travers mille façons de raconter des histoires cocasses, des drames, des contes scabreux, des fables narquoises et des aventures érotiques. Dans un style tour à tour tendre, grivois, enjoué, rêveur, enthousiaste, mélancolique, complice, insouciant ou âprement critique. " La Fontaine est notre Homère, a écrit Taine, nous n'en avons point d'autre. Et ses
    Fables sont notre épopée. " Épopée dans laquelle le conteur fait vivre des hommes, des dieux, des animaux et la société du temps avec ses rois, ses riches, ses misérables, chacun dépeint dans son état, trivial ou noble : La Fontaine n'écarte aucune face de la condition humaine.
    Si elle permet de suivre la progression de l'oeuvre à travers ses modèles, cette édition célèbre surtout le créateur de l'une des langues les plus libres de notre littérature.
    Ce volume contient :
    Fables -
    Contes -
    Le Songe de Vaux -
    Relation d'un voyage de Paris en Limousin -
    Poème du Quinquina -
    Lettres -
    Pastiches.

  • Trois contes de fantômes propose trois nouvelles fantastiques écrites par Guy de Maupassant, choisies et illustrées par Camille Garoche, véritable orfèvre du papier découpé. Apparition s'intéresse à une histoire étrange survenue au marquis de la Tour-Samuel, alors qu'il était âgé d'une vingtaine d'années, et qui le hante depuis... Le Tic est le récit d'un père, affligé d'un tic singulier, qui raconte les mystérieuses raisons qui incitent sa fille à porter un gant à la main gauche... Enfin, La Mort nous immerge dans les souvenirs du narrateur dont la femme est morte, lorsque d'étranges phénomènes se produisent...

  • La Bretagne est probablement l'une des régions où les croyances liées à l'Ankou - la Mort, en breton - sont les plus fortes. Ce recueil de légendes et de contes est la somme d'une multitude de témoignages, confidences et chroniques récoltés, traduits du breton et assemblés par Anatole Le Braz à la fin du XIXe siècle." Lorsqu'un mourant trépasse les yeux ouverts, c'est que l'Ankou n'a pas fini sa besogne dans la maison, et il faut s'attendre à le voir revenir à bref délai pour un autre membre de la famille. " L'Ankou, ouvrier de la mort, est, dans chaque paroisse, le dernier mort de l'année et le reste jusqu'au dernier mort de l'année suivante. On le dépeint grand, maigre, les cheveux longs et blancs, la figure ombragée d'un large feutre... tenant à la main une faux dont la tranchant est tourné vers l'extérieur. Il se déplace généralement dans une charrette (karriguel ann Ankou), escorté de deux hommes, l'un tient la bride du cheval de tête et l'autre ouvre les barrières et les portes et empile les morts que l'Ankou a fauchés.

  • Avec le talent de conteuse qu'on lui connaît depuis Contes curieux des quatre coins du monde, Praline Gay-Para donne vie et chair à des contes étonnants, inspirés, sensuels, choisis pour leur luxuriante imagination dans les traditions du monde entier.

  • Un troll diabolique fabriqua un jour un miroir, qui avait la propriété de montrer tout ce qui était beau moche et tout ce qui était bon mauvais. Ravis, les trolls décidèrent de porter le miroir au ciel et se moquer ainsi des anges, mais en chemin, le miroir se brisa, et des morceaux de miroir se répandirent dans le monde. C'est ainsi que certains en firent des fenêtres, d'autres des lunettes, mais les plus malchanceux en reçurent de minuscules morceaux dans les yeux ou dans le coeur, transformant ainsi leur vie à jamais. C'est ce qui arriva au petit Kay, au grand malheur de sa voisine Gerda, et c'est ainsi qu'il croisa le chemin de la Reine des Neiges.

  • L'auteur de L'Enfant de sable et de La Nuit sacrée est un grand familier de la tradition des contes et légendes, lui qui puise dans les rites et les mythes ancestraux une bonne partie de sa matière romanesque. Et c'est avec une évidente gourmandise qu'il a entrepris de réécrire dix contes de Perrault (Riquet à la houppe, Le Petit Poucet, Barbe-Bleue, La Belle au bois dormant, Les Fées, Le Chat botté, Peau d'Âne, Le Petit Chaperon rouge, Les Souhaits ridicules et Cendrillon) en les installant dans un contexte " arabe et musulman ", en les orientalisant dans le style des Mille et Une Nuits.
    La réussite est totale. Surprises en tous genres, clins d'œil et savoureux rebondissements sont au rendez-vous. Sans doute le livre le plus enchanté de Tahar Ben Jelloun.
    Tahar Ben Jelloun est né à Fès (Maroc) en 1944. Il a obtenu le prix Goncourt pour La Nuit sacrée, au Seuil, en 1987. Son dernier livre est un récit, L'Ablation, paru chez Gallimard en janvier 2014.

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