Bandes dessinées / Comics / Mangas

  • Sonita, rappeuse afghane et exilée militante ; Thérèse, bienfaitrice des mamies parisiennes ; Nellie, journaliste d'investigation au XIXe siècle ; Cheryl, athlète marathonienne ; Phulan, reine des bandits et figure des opprimés en Inde...
    Les Culottées ont fait voler en éclat les préjugés. Quinze nouveaux portraits drôles et sensibles de femmes contemporaines qui ont inventé leur destin.

  • Margaret, actrice "terrifiante", spécialisée à Hollywood dans les rôles de méchante ; Agnodice, gynécologue de l'Antiquité grecque qui dut se déguiser en homme pour exercer ; Lozen, femme apache, guerrière et chamane ; Annette, sirène australienne qui inventa le maillot de bain féminin... Pénélope Bagieu brosse avec humour et finesse quinze portraits de femmes, combattantes hors normes, qui ont bravé la pression sociale de leur époque pour mener la vie de leur choix.

  • Libérer la ville

    Edo Brenes

    De retour chez sa mère, au Costa Rica, un jeune étudiant s'empare d'une boîte de photos anciennes. En fouillant dans les clichés des années 1940, 1950 et 1960, et en interrogeant les témoins de ce passé, il retrace une histoire familiale secrète, nouée autour d'un triangle amoureux entre une jeune fille et deux frères. Les zones d'ombre se combinent avec les lumières de la ville portuaire de Limón sur la côte caraïbe, la nostalgie avec la violence.

    Dans ce premier roman graphique inspiré par sa propre histoire familiale, Edo Brenes construit un récit d'une grande maîtrise, dans lequel les dialogues et les dessins des photos originales se combinent pour tisser une habile narration entre passé et présent.

  • In waves

    Aj Dungo

    Avec beaucoup de finesse et de pudeur, AJ Dungo, immortalise les instants de grâce de sa relation avec Kristen. La légèreté et l'émotion des premières rencontres, la violence du combat contre la maladie, la noblesse de la jeune femme qui se bat avec calme.
    Il évoque en parallèle leur passion commune pour le surf, l'océan. Et évite très justement l'écueil du pathos en intercalant dans son récit personnel, un petit précis d'histoire du surf.

  • "Bella ciao, c'est un chant de révolte, devenu un hymne à la résistance dans le monde entier...
    En s'appropriant le titre de ce chant pour en faire celui de son récit, en mêlant saga familiale et fiction, réalité factuelle et historique, tragédie et comédie, Baru nous raconte une histoire populaire de l'immigration italienne.
    Bella ciao, c'est pour lui une tentative de répondre à la question brûlante de notre temps : celle du prix que doit payer un étranger pour cesser de l'être, et devenir transparent dans la société française. L'étranger, ici, est italien. Mais peut-on douter de l'universalité de la question ?"

    Teodoro Martini, le narrateur, reconstruit son histoire familiale, au gré des fluctuations de sa mémoire, en convoquant le souvenir de la trentaine de personnes qui se trouvaient, quarante ans plus tôt, au repas de sa communion. Le récit se développe comme la mémoire de Teodoro, tout en discontinuité chronologique. Il y est question d'un massacre à Aigues-Mortes en 1893, de la résistance aux nazis, du retour au pays, de Mussolini, de Claudio Villa, des Chaussettes noires, et de Maurice Thorez... Des soupes populaires et de la mort des hauts-fourneaux... En tout, du prix à payer pour devenir transparent.
    Avec Quéquette Blues, publié dans les années 80, et Les années Spoutnik, publié au tournant du siècle, Bella ciao peut être vu comme le dernier volet d'une trilogie, pensée comme la colonne vertébrale de l'univers narratif de Baru.

  • Prix du Public 2016 au festival d'Angoulême !

    Assassinats de magistrats, de journalistes, de syndicalistes, et même de ministres : il n'y a pas que l'Italie qui a connu des années de plomb dans les années 70. La France aussi ! En partant à la rencontre des témoins de cette époque, en nous faisant visiter les archives enfin ouvertes sur le SAC, la milice du parti gaulliste, Étienne Davodeau et Benoît Collombat nous emmènent là où la vie politique d'une grande démocratie s'est parfois égarée...

    C'est la mort du juge Renaud, à Lyon, le 3 juillet 1975, premier haut magistrat assassiné depuis la Libération. Ce sont des braquages de banques, notamment par le fameux gang des Lyonnais, pour financer les campagnes électorales du parti gaulliste au pouvoir. Ce sont les nombreuses exactions impunies du SAC (le Service d'Action Civique), la milice du parti gaulliste, dont la plus sanglante fut la tuerie du chef du SAC marseillais et de toute sa famille à Auriol en 1981 (ce massacre aura bouleversé la France entière, et aura entraîné la dissolution du SAC par le parlement en août 1982). C'est l'assassinat de Robert Boulin, ministre du Travail du gouvernement de Raymond Barre, maquillé en suicide grossier dès la découverte du corps dans cinquante centimètres d'eau, le 30 octobre 1979, dans un étang de la forêt de Rambouillet. Ce sont 47 assassinats politiques* en France sous les présidences de Georges Pompidou et Valéry Giscard d'Estaing ! Avec, en arrière plan, le rôle actif joué par le SAC, la milice gaulliste engagée alors dans une dérive sanglante. C'est une page noire de notre histoire soigneusement occultée, aujourd'hui encore. En nous faisant visiter les archives sur le SAC, enfin ouvertes, en partant à la rencontre des témoins directs des événements de cette époque - députés, journalistes, syndicalistes, magistrats, policiers, ou encore malfrats repentis -, en menant une enquête approfondie et palpitante, Étienne Davodeau et Benoît Collombat nous font pénétrer de plain-pied dans les coulisses sanglantes de ces années troubles et nous convient à un voyage étonnant, instructif et passionnant à travers les heures sombres de la Ve République.

  • Près de Collioure, tout appartient aux de Brignac : les vignes, les maisons, les gens, enfin leur travail. Mattéo et son ami Paulin en savaient quelque chose, ils y bossaient, et dur encore ! Le pressoir n'était pas que dans les chaix. Quant à Juliette, l'amour de Mattéo, recueillie par les de Brignac à l'âge de trois ans, elle est considérée par eux comme un membre de la famille. Mattéo, qui n'avait pas envie d'être charitable pensait qu'elle faisait juste partie des meubles. En août 1914, quand éclate la guerre, cette saleté de chien d'aveugle qui nous tirait dans la merde et bouffait nos gosses, le destin de Mattéo bascule.

    Fils d'un anarchiste espagnol, disparu à jamais en mer, Mattéo, parce qu'il est étranger, échappe à la mobilisation générale. Première contradiction : alors que son ami Paulin et les garçons de son âge partent à la guerre en braillant, le jeune homme, élevé par sa mère au biberon du pacifisme, ressent confusément la honte de rester à l'arrière, avec les femmes et les vieux. Paradoxe encore, plus insupportable celui-ci, Mattéo côtoie quotidiennement Juliette, quand celle-ci tremble pour Guillaume de Brignac, engagé dans l'aviation. Absurdité toujours : quand, taraudé par le remords de n'être pas au front aux côtés de son ami, et meurtri par la belle indifférence de sa Juliette, Mattéo se décide enfin à rejoindre les tranchées, Paulin, lui, est définitivement renvoyé dans ses foyers...

  • «Il y a des hommes, mon enfant, qui sèment les ruines et la peine sans même un frisson de gêne. Leur ombre s'est posée sur notre petite ville. Et le lac a gelé malgré l'été. Ils ignoraient ton existence, ta vie, ton nom... Ils l'ignorent sans doute encore... Tu te souviens du choc?»

    Ainsi s'adresse une vieille dame à une petite fille, pour lui raconter la tragédie du 6 juillet 2013, à Lac-Mégantic. En cette chaude nuit d'été, un train de 72 wagons chargés de pétrole explosif et sans conducteur dévale la pente qui mène au coeur de cette localité québécoise. Il en pulvérise le centre-ville, carbonisant 47 victimes prises au piège.

    Conte capitaliste des temps modernes, cette tragédie nous plonge au coeur de la cupidité humaine et de ses conséquences. Qui sont les vrais coupables? Comment un train transportant du pétrole hautement inflammable pouvait-il être opéré par un seul homme? Pour trouver les fautifs, il faut se rendre chez les investisseurs de Wall Street et les conglomérats du pétrole, dans les champs de producteurs cowboys d'or noir du Dakota et au sein d'une classe politique complaisante. Le drame a frappé une population qui s'est rapidement trouvée à la merci de promoteurs locaux et d'intérêts financiers loin d'être toujours bien intentionnés. Un exemple troublant de stratégie du choc.

    Mégantic, un train dans la nuit met en images avec fracas les terribles événements et la quête des coupables. Il rend hommage aux victimes sacrifiées sur l'autel du profit.

  • Lancé au cours du tome 1 de Lastman, le grand tournoi annuel parrainé par le roi Virgil et la reine Efira se poursuit. Contre toute attente, le duo improbable formé par Adrian Velba, 12 ans, et Richard Aldana, grand costaud surgi de nulle part, déjoue tous les pronostics. Après avoir défait son vieux rival Gregorio en combat singulier, Adrian a le plaisir de voir Richard éjecter successivement du ring le couple Halpes et Alyssa - cette dernière se révélant être, derrière le masque de la combattante, la jeune femme avec qui Richard avait passé la nuit peu de temps auparavant. Cette victoire inattendue vaut aux deux comparses de se voir qualifier pour la grande finale, qui les opposera au tandem unissant Lord Ignacio Cudna et le terrible Cristo Canyon, invaincu depuis des années...

    Projet innovant conçu d'emblée pour déborder du cadre de la seule bande dessinée (jeu vidéo, notamment), Lastman est le produit d'un travail collectif dont, intentionnellement, les auteurs n'ont pas souhaité préciser qui fait quoi. Organisés en studio, et nourris d'une riche culture de gameplayers, Vivès, Balak et Sanlaville font vivre Lastman à toute allure, avec un sens aigu de la narration et du spectacle. Prépubliée en ligne sur une idée originale de Bastien Vivès, cette nouvelle série paraîtra à raison d'au moins deux tomes annuels et, à la manière des grands mangas, pourrait compter à terme de très nombreux volumes.

  • 1917. Toujours déserteur, revenu clandestinement d'Espagne où il s'était réfugié, Mattéo passe à Collioure embrasser sa mère. Nous sommes le 1er août, jour anniversaire de la mort de son père. Le soir même, il revoit Juliette, qu'il tente en vain d'emmener avec lui. Tendre soirée désespérante sur la plage. Le lendemain, Mattéo, accompagné de Gervasio, l'ami de son père, embarquent pour Petrograd. Après trois de mer, les deux amis, en mission d'exploration pour le compte des anarchistes espagnols, sont au coeur même de la révolution qui s'embrase. C'est chez Amanda, la soeur de Gervasio, qu'ils se rendent. Mais en fait, elle et son mari sont en train de déménager à la cloche de bois, pour fuir les diables rouges !
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    C'est donc Dimitri, leur fils, un anarchiste libertaire et sa bande, qui leur souhaitent une bienvenue braillarde et soviétique, à coups généreux de vodka. Très vite, ils se voient confier des missions. Mattéo, celle d'immortaliser la révolution de l'espoir grâce à l'appareil photo offert par la section anarchiste espagnole ; Gervasio celle de cuistot au comité du quartier. Mattéo sillonne la ville : à Petrograd, on ne mourrait pas que de froid, ça dérouillait, et ses convictions politiques, ses idées humanistes, ses espoirs en prennent un sale coup. Il fait des portraits de pauvres types qui puent la misère, supposés être contre la révolution, et donc coupables, mais il trouve qu'ils ne ressemblent guère à l'image qu'il se faisait de la noblesse russe pétant dans la soie depuis Pierre Le Grand. Il est écoeuré. C'est pour lui, le début des doutes, des interrogations complexes, des compromissions inévitables...

  • En 1918, à son retour de Russie, sous le coup d'un mandat d'arrêt pour désertion, Mattéo s'était livré aux gendarmes, espérant juste le bénéfice d'un peloton d'exécution, pour solder sa petite existence. Il écopait de 20 ans de travaux forcés. Il en fit moins de la moitié car les derniers condamnés de la Grande Guerre furent amnistiés en 29. Il s'installait alors en région parisienne, et après avoir cassé du caillou à Cayenne, devenait tailleur de pierres ! Il retrouvait Paulin, son ami devenu aveugle pendant la guerre de 14, resté un communiste pur et dur, et toujours aussi susceptible, ainsi qu'Amélie, l'infirmière, en couple avec Augustin, un intello socialiste, très chic.

    Août 36. C'est le temps du Front populaire. C'est le bonheur des premiers congés payés. 15 jours à ne rien foutre, comme maugréaient les patrons ! En tout cas, 15 jours de loisirs. Et Mattéo, Paulin, Amélie embarquent dans l'auto d'Augustin, en route pour leurs premières vacances officielles, direction la mer, le Sud. Collioure, Mattéo n'y a pas mis les pieds depuis très longtemps au grand dam bougon de sa mère. Il ne sait même pas ce que sont devenus Juliette et son fils Louis...

  • Pauvre Akissi ! Les chats du quartier la poursuivent pour lui prendre son poisson, son petit singe Boubou manque de finir à la casserole avec une bonne sauce graine, et elle n'est qu'un misérable margouillat aux yeux de son grand frère Fofana... Mais il en faudrait beaucoup plus pour décourager Akissi. Car cette petite fille-là est survitaminée, une aventurière, une championne du monde de la bêtise, un piment.

  • Réédition de l'intégrale du premier cycle de Mattéo, parue pour la première fois en 2012 dans un tirage limité, et épuisée depuis 8 ans ! Elle comprend les deux premiers volumes de Mattéo et forme un tout cohérent et indissociable, qui ont conduit Mattéo des tranchées de la guerre à Saint-Pétersbourg, au moment où se déclenche la révolution russe.
    Elle comprend 20 pages de textes et d'illustrations inédites, spécialement réalisés par l'auteur pour cette édition, où Jean-Pierre Gibrat dévoile la vie de ses personnages pendant toutes ces années qui les séparent de leurs retrouvailles... en août 1936, au début du tome 3.

  • Quatre ans après avoir ruiné l'histoire de l'aviation avec Les premiers aviateurs, Alexandre Fontaine Rousseau et Francis Desharnais unissent à nouveau leurs forces pour faire la passe à la course à l'espace. La conquête du cosmos relate cette lutte scientifique ayant opposé l'URSS aux États- Unis à l'apogée de la guerre froide. Tous les événements marquants de cette aventure extraordinaire sont ici présentés dans leur plus factuelle réalité, à l'aide d'effets spéciaux de pointe.

  • Véritable poil à gratter pour sa famille, Akissi est une petite fille effrontée et dégourdie, pas toujours animée des meilleurs intentions. Avec son meilleur copain Edmond, elle songe à jeter un sort à leur maître d'école pour les venger d'une punition ; là voilà ensuite prête à tout pour que sa mère cesse de la coiffer, y compris à attraper des poux ! Mais quand Edmond se prend pour le super-héros Spectreman, Akissi se fait pour une fois la voix de la raison...

  • Côte d'Ivoire, 1978. Aya, dix-neuf ans, vit à Yopougon, un quartier populaire d'Abidjan. Ça sent le début des vacances mais très vite les choses vont commencer à se gâter...

  • En se replongeant dans ses cahiers intimes, notes, croquis, photos prises au Japon lors de ses nombreux voyages, le désir est venue à Igort de faire un livre sur la culture japonaise. Il faut dire que c'est un domaine qu'il connaît bien. Il est l'un des rares auteurs occidentaux à avoir travaillé directement pour un éditeur japonais, et cela, durant onze années. Après avoir fait un tour d'horizon de l'édition manga au Japon vue de l'intérieur, les méthodes de travail, les relations avec les éditeurs de Kodansha publishing, il nous entraîne tout naturellement dans son sillage à la rencontre d'artistes qu'il a eu la chance de côtoyer comme Jirô Taniguchi, Katsuhiro Ôtomo... En sa compagnie et celle d'Hayao Miyazaki, nous visitons les studios Ghibli. Remontant le temps, Igort nous plonge également dans la beauté de oeuvres d'Hokusai et Hiroshige. Le cinéma non plus n'est pas oublié, avec un chapitre consacré à L'empire des sens et une rencontre avec Takeshi Kitano. Fort bien documenté, l'ouvrage d'Igort n'oublie pas de replacer les oeuvres ou auteurs cités dans leurs contextes culturels et historiques.

  • Akissi le piment quitte la ville pour passer des vacances au village. Pour commencer, le chauffeur chauffard du taxi-brousse provoque un accident... avec déchargement express de bagages et vol plané de mouton ! Akissi se précipite, bien décidée à trouver la bête... C'est sûr, ça va être des super vacances !

  • Zacchary Buzz quitte sa famille de fermiers pour se rendre à Monplaisir, une immense cité dédiée aux loisirs, aux jeux, aux plaisirs... Avec pour modèle Overtime, le plus grand justicier de tous les temps, il rêve d'intégrer la meilleure police du monde : les Urban Interceptor.
    Monplaisir est une société hyper contrôlée, dirigée par l'omniprésent Springy Fool. A grands renforts de caméras et d'écrans géants, toute la ville peut suivre en direct les moindres faits et gestes de ses habitants. Monplaisir est également sous le contrôle d'A.L.I.C.E., un système automatisé composé de robots nettoyeurs qui font la chasse aux voleurs, avec des méthodes plutôt musclées... Ce système permet aux policiers de s'occuper des vrais crimes, car derrière la fête et l'amusement, on retrouve les corps mutilés de plusieurs jeunes filles. Devenant trop gênant, l'enquêteur principal est lui même assassiné par Antiochus Ebrahimi. On met alors sur le coup le meilleur Urban Interceptor : Isham El Ghellab. Cette traque est mise en scène en direct sous forme de jeu télévisé, où les spectateurs peuvent parier sur la mise à mort d'un des deux protagonistes.
    Zach, qui rêvait de justice, découvre que tout n'est que violence et cynisme et que le monde magique de Monplaisir est bien cruel...

  • Sido, la nouvelle de l'école, attire tous les regards.

    Non seulement elle est belle, mais en plus elle s'est fait croquer la jambe par un lion ! Akissi a très vite l'impression de se faire voler la vedette par cette "patate pourrie" et ne pense plus qu'à lui mettre des bâtons dans les roues... quitte à s'attirer beaucoup d'ennuis !

  • Luc Brunschwig signe là une grande série d'anticipation, ciselant un scénario d'orfèvre, qui pointe les dérives de notre société. Quant à Roberto Ricci, il donne corps et vie au monde d'Urban dans un style flamboyant et virtuose, qui n'est pas sans rappeler celui de Juan Gimenez, l'un de ses maîtres...
    Monplaisir, gigantesque mégapole de 300 000 hectares sur deux niveaux d'accès, pouvant accueillir 18 millions de visiteurs quotidiens. Le plus grand parc d'attraction de la galaxie ! Mais Monplaisir n'attire pas que des visiteurs en mal de divertissement, de nombreux voleurs y viennent pour tenter leur chance. Et parce que tout se finit en jeu dans le parc, les arrestations sont filmées en direct et font l'objet de paris. Zachary Buzz, généreux et vaillant, vient justement d'intégrer la brigade d'élite des Urban Interceptors, qui combat les meurtriers de cette zone peuplée de vacanciers en goguette. Une attaque terroriste de grande ampleur a laissé Monplaisir dévastée.
    La ville est détruite. L'alimentation électrique est saccagée, les ennemis de Sodome ont saboté tout le réseau. Zacchary veille la dépouille du jeune Neil Colton, victime innocente de son combat avec Antiochus Ebrahimi, tueur à gages sans scrupule. A l'extérieur de la Cité en ruines, la famille de Zach est défiée par ses propres robots d'entretien... Dans le monde délirant et à priori sans contrainte de Monplaisir, les personnages sont en proie à des forces qui les dépassent. L'univers du jeu est effrayant, violent, démoniaque, et l'on s'y perd. Que va devenir Zacchary, l'homme bon, dans la capitale du jeu ? Aura-t-il le pouvoir de lutter contre des puissances technologiques et des êtres vicieux, cruels et sans conscience des limites ?

  • De nouveaux problèmes animent le quartier de Yopougon, à Abidjan. Les Sissoko refusent de croire que leur fils Moussa est le père du bébé d'Adjoua. Cette dernière se retrouve toute seule pour s'occuper de son fils et profite -un peu trop- des talents de nounou d'Aya. Bintou, elle, est tombée amoureuse d'un Parisien en vacances et n'a plus de temps à consacrer à ses amies. Comme les Ivoiriens boivent de moins en moins de bière, la Solibra va mal et le père d'Aya doit abandonner son second bureau à Yamoussoukro. Mais bientôt les filles n'ont plus qu'une idée en tête: se préparer pour le grand concours de Miss Yopougon...

  • Enrique Rodríguez Ramírez est professeur d'Histoire de l'Art à l'université du Pays Basque (où Altarriba a enseigné la littérature française). À 53 ans, il est à l'apogée de sa carrière. Sur le point de devenir le chef de son champ de recherches, en proie aux rivalités académiques, il dirige un groupe d'étude intitulé : "Chair souffrante, la représentation du supplice dans la peinture occidentale." Bruegel, Grünewald, Goya, Rops, Dix, Grosz, Ensor, Munch, Bacon sont ses compagnons de rêverie et la matière de son travail. Mais sa vraie passion, dans laquelle il s'investit à temps plein, est plus radicale : l'assassinat considéré comme un des Beaux-Arts.

    Prix BD Polar 2015 Quais du Polar Expérience / Le Petit Bulletin
    Grand Prix de la Critique ACBD 2015

  • Iris a pas mal bourlingué, trimballant sa valise - toujours trop lourde - d'une ville à l'autre. Dans ce livre, on la suit en France, en Belgique, en Russie et au Japon. Chaque voyage procure son lot de moments loufoques, de découvertes culinaires, de rencontres inoubliables, mais aussi d'angoisse et de solitude. Parce que même si l'idée de partir à l'autre bout du monde semble souvent séduisante, tel un remède pour soulager n'importe quel chagrin, les voyages sont rarement de tout repos !

    Amalgamant des fanzines composés il y a quelques années à de nouvelles pages, Iris jette un regard tantôt amusé, tantôt bienveillant sur ses souvenirs. Occupez-vous des chats, j'pars ! est un recueil d'histoires au charme irrésistible.

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