Mount Silver

  • Le lieutenant Gribovitch ouvrit la lettre : " Tu comprends, cher flic, le denier du cul que je demande aux chiens d'infidèles, c'est pas par souci d'enrichissement personnel. C'est juste que si on fait pas raquer les maris volages pour leurs cochoncetés, et bien la moralité publique elle part à vau-l'eau. Alors quand ils veulent pas payer l'impôt, je les tue." On est mal barrés, avec ce client-là, estima Sophie Leclerc.

  • Max était mort. C'était du moins ce que tout le monde croyait. Tout le monde, sauf les deux tueurs qui le recherchaient avec une froide application.
    A première vue, le commissaire Griffon et son équipe ont l'impression de se trouver devant une affaire un peu folle et parfaitement incohérente. Et puis, peu à peu, il apparaît que tout semble procéder d'une logique sans faille. Une logique monstrueuse dont il est cependant impossible de saisir la raison profonde. Car qui est ce Max revenu en France depuis dix-huit mois après des années passées on ne sait trop où, à faire on ne sait trop quoi ? Ce Max secret, silencieux et renfermé, qui fréquentait des boîtes un peu spéciales où pourtant jamais il ne touchait à une femme. Jamais, sauf cependant dans un certain club de Genève...

  • Ca ne tient pas debout. Pourquoi un tueur professionnel aurait-il voulu abattre un Arnaud Droux, un médiocre crétin minable qui survit à l'équilibrisme dans le show-biz
    - Tu pourrais peut-être aussi te demander par quel extravagant miracle c'est le médiocre qui a descendu le tueur et pas le contraire. Pourquoi au lieu d'attendre les flics, ton médiocre s'est évanoui dans la nature. Il était en état de légitime défense, non ? Et si ce type n'était pas le minable que tout le monde croit ?

  • " Cette odeur n'a rien à voir avec celle des chevaux. Elle vient de... là, au fond du box. - Mais je ne sens rien, moi ! affirma Claire qui commençait pourtant à blêmir." Jonathan s'agenouilla et fouilla la paille accumulée contre la paroi de la stalle. La cavalière hennit son horreur mêlée d'incrédulité. Le palefrenier jura comme un charretier.

  • Quand Raymomd reprit ses esprits, Hélène, appuyée sur un coude, le dévisageait fixement; ses yeux n'exprimaient plus rien, ils étaient vides. Brusquement, elle se pencha hors du lit et se redressa d'un coup de reins, brandissant un automatique dans son poing droit. - Désolée, fit-elle d'une voix métallique, il n'y a rien de personnel, c'est seulement le travail. Encore à moitié engourdi par la jouissance qui venait de les submerger, Raymond la regarda sans comprendre. Son crâne explosa en même temps que lui parvint l'écho de la détonation.

  • Lorsque l'Espagne se libéralise, le PDG de la Horsch, cette multinationale du crime, se frotte les mains : l'Europe du sexe va enfin pouvoir devenir une réalité. Mais l'appropriation de ce marché de milliards de pesetas pose bien des problèmes. De farouches hidalgos maniant aussi bien le 7,65 que la navaja sont en effet décidés à défendre par tous les moyens leurs petites senoritas, et un certain Griffon et son équipe viennent jouer les chiens dans le jeu de quilles : ah, il est bien révolu le temps des sombreros, castagnettes et mantilles !

  • La prostitution industrielle, ça existe. Tous les flics le savent, et le commissaire Griffon mieux que quiconque. Un chancre ? Un mal vieux comme les hommes ? Pour les flics, c'est tout simplement du fric et une chaîne avec deux bouts : des filles d'un côté, des hommes de l'autre. Pour Griffon, ce serait plutôt un serpent de mer, avec une tête et une queue. Or, tout comme Sophie, Leclerc et Savary, le commissaire Griffon a horreur des serpents. II n'a qu'une idée, une obsession: leur couper la tête, et à celui-là en particulier. Quant au reste, il charge Gribovitch de s'en occuper.
    Et Alex Gribovitch est bien décidé à donner de sa personne pour justifier la confiance de son patron, d'autant que c'est à Ceylan qu'on l'envoie.
    Seuls les flics et les truands s'en plaindront. Pas les dames...

  • Cela commença comme beaucoup d'affaires : le tuyau d'un indic, et le Groupe Griffon démarra là-dessus. C'était plus que gros : une douzaine de tonnes de haschich et Cléia Aristos, la fille de l'armateur le plus riche du monde.
    Après, il y a eu un mort, puis un autre, et cela aurait pu être une enquête ordinaire. Ce fut autre chose parce qu'il y avait le fric : les milliards de papa Aristos. Ce qui changeait tout. Quand les bornes sont dépassées, il n'y a plus de limites à rien. Alex Gribovitch avait encore à l'apprendre.

  • Savary vomissait. Quelqu'un lui tenait la tête pour qu'il le fasse ailleurs que sur lui. II était malade. Une agonie de nausées dans une odeur pire que dégueulasse. Une voix dit "Chloroforme". Une autre "que cela irait mieux maintenant." C'était vrai. A présent, il savait qui il était : un couillon qui venait de se faire chourer vingt barres qui appartenaient à une autre.

  • Elles sèment la mort sur leur passage. Surgies de nulle part, elles séduisent, tuent et repartent. Belles, jeunes, perverses, quel jeu jouent-elles ? Pour qui ? Pourquoi ?
    Le "commando spécial" de la Police des Moeurs les traque. Balade sanglante, de Paris à Marseille, ponctuée de crimes sadiques, de règlements de comptes, mais aussi de partouzes en tous genres, plus corsées, plus scabreuses les unes que les autres, où le sexe et la mort font bon ménage...
    Vice, sang et suspense garantis à toutes les étapes.

  • A première vue, le quartier chinois de Paris c'est juste follement amusant d'exotisme à cause de la foule aux yeux bridés, des enseignes aux idéogrammes flamboyants, des boutiques où se vendent mille produits qui semblent sortir tout droit d'un marché de Pékin. En outre, tout le monde vous le dira, dans le domaine de la délinquance, c'est le secteur le plus paisible de la capitale. Mais au-delà de ces apparences, derrière ce calme, ce culte de la discrétion, du secret et de l'infinie courtoisie, se dissimulent là comme ailleurs les truands, les pervers, les avides. Seulement ceux-là sont Chinois, c'est-à-dire plus complexes, plus mystérieux, plus impénétrables, plus minutieusement astucieux... Les femmes elles-mêmes, du moins celles qui ont reçu "l'Enseignement", ont un sens de l'érotisme dont peu d'Européens ont eu la révélation.
    Et c'est cet univers à la fois infiniment dangereux, étrange et fascinant que l'équipe du commissaire Griffon va essayer de pénétrer pour comprendre les raisons de la mort d'Edna, laquelle, de son vivant, organisait les plus belles parties fines de Paris.

  • Nues comme au premier jour, les deux filles se jaugeaient en silence, immobiles dans la chaleur humide de la jungle africaine. Brusquement, Elsa poussa un feulement de fauve en chasse et, d'une seule et terrible détente, elle bondit. Les griffes de ses ongles se plantèrent dans les épaules d'Emilie, tandis que ses canines plongeaient dans le cou de sa proie, cherchant la carotide...

  • Un gigantesque piège monté par ordinateur. Quatre policiers français condamnés à mort par l'empereur européen du vice. Une première exécution dans Copenhague mise à feu et à sang. Pourchassé par une équipe de tueurs professionnels et recherché en même temps par la police, le commissaire Griffon devra se faire d'étranges alliés dans le Milieu danois.

  • Interroger un détenu dans sa prison, c'est pour le commissaire Griffon et son équipe, un travail de pure routine.
    Mais il y a un os... Le détenu est Roland Parentini, gangster marseillais, dépositaire de lourds secrets, "officieusement" mort depuis dix ans, et que beaucoup ne tiennent pas à voir réapparaître. Et puis la prison se trouve à Caracas, Venezuela.
    Cela suffit à faire basculer la trappe et précipiter Lionel et Gribo dans un autre univers. Un univers du crime où tous les figurants, putains des deux sexes, trafiquants, tueurs parano, ingénues libertines, flics douteux, amantes déçues et nymphomanes de service sont à la fois truqués et truqueurs, où le faux n'est pas toujours vrai ni la vérité mensonge, où les plus vieilles amitiés basculent...

  • Avant de regagner sa chambre (l'aube pointait), elle m'avait serré contre elle avec une sorte de fébrilité. On aurait pu croire à de la passion, si les choses avaient été différentes, au départ... Murmure à bout d'haleine : "Je crains que tu ne sois bien seul." C'était mon idée aussi. Même pas de taxi. En revanche, bagnoles de flics, jeeps à mitrailleuses, soldats à M16, nerveux...

  • Tout commence à Los Angeles avec Joan Corley, jeune actrice sans engagement, à laquelle un étrange inconnu, aux moyens apparemment importants, propose 20 000 dollars pour venir interpréter un certain rôle à Paris. Un rôle qu'elle aura à jouer dans la vie.
    Cela continue avec Adrien Fécourt, organisateur de soirées très spéciales et incidemment indicateur de police, qui commence à se demander s'il n'a pas voulu être trop astucieux, si la combine dans laquelle il s'est engagé n'est pas trop énorme pour lui. Une question qu'il se pose peut-être un peu tard alors que, quelque part, sa mort a déjà été décidée.
    Tout se complique avec le député Marc Bouzon, grand amateur de femmes et ministrable en puissance, qui va passer les vingt-quatre heures les plus agitées et les plus angoissantes de sa vie.
    Et l'on aurait garde d'oublier le commissaire Griffon et sa fine équipe de la police des Moeurs, qui n'ont pas l'intention de se contenter de compter les coups dans cette ténébreuse histoire.

  • Il y eut d'abord un bruit insupportable et le souffle de la détonation qui lui arracha la capuche de sa houppelande. Puis le choc d'un trou béant qui lui perforait le dos, sous sa hotte. Pas de douleur, étrangement. Plutôt une sensation ou un sentiment d'intrusion. Ensuite, le goût du sang qui afflua dans sa bouche et dégoulina sur sa longue barbe blanche. Enfin, sa vue se brouilla sur la vision d'une créature de rêve : une fille surgissant de la foule agglutinée autour de lui, qui brandissait une énorme sucette. Une sucette bariolée de sapin de Noël. Jamais il n'aurait cru que ce fut si long de mourir sur le coup.

  • Karl lul avait dit : "Ça va être une soirée extrêmement érotique." Peut-être ne s'agissait-il finalement que de s taper un type ou deux... ou trois. Peut-être d'un -manière un peu compliquée. Ou même d'une manière très compliquée... Mais Edith en avait vu d'autres. C -qui la rongeait, c'était de ne pas savoir exactemen et de se dire que si on l'avait enfermée là, avec toute, ces précautions, avec ces jours et ces jours de claustration, ça n'était certainement pas pour faire quelqu - chose d'ordinaire...
    Lorsque la disparition de la jeune et belle prostitué -avait été signalée au commissaire Griffon, celui-ci n -s'était pas inquiété outre mesure : lui aussi en avait vu d'autres. Mais après Edith était venu le tour de Frédérique, puis d'Isabelle. Dès lors, le commando spécial de la Police des Moeurs était entré dans la danse. Une danse qui n'avait rien de la valse noble, mais plutôt de la java vache. Très vache...
    Une équipe très spéciale pour cas très spéciaux. C'est le nouveau commando de "POLICE DES MoeURS" un service autonome capable de mener la vie dure aux criminels du vice grâce à son action discrète et rapide. A sa tête, un policier peu orthodoxe mais d'une efficacité redoutable, le commissaire principal Pierre Griffon. Sous ses ordres, un jeune inspecteur qui trompe son monde parce qu'il n'a pas la tête de l'emploi, Lionel Savary ; un bricoleur de génie doté d'une mémoire d'ordinateur, Alex Gribovitch ; et l'inspecteur de charme, Sophie Leclerc, qui manie aussi bien le sourire que le pistolet.

  • Que vais-je faire de vous ? disait la voix que Gribovitch n'entendait plus.
    Devant lui le visage devenait gros comme un ballon, gros comme une lune rose. C'était tout à fait ridicule. Ce qui avait été le Gribovitch sensé s'effilochait. Celui qui restait, le Gribovitch au cerveau de serpent, se leva, prit appui sur le bureau et écrasa son poing sur la lune rose. Il en jaillit comme une éclaboussure et il n'y eut plus de Gribovitch. C'était peut-être ça, la mort. Quand on n'était plus nulle part.

  • L'homme s'était immobilisé, les poings profondément enfouis dans les poches de son imperméable. Un rictus aux lèvres, la fille posa son casque sur la selle de sa moto, ouvrit son blouson sur ses seins nus, et faisant sauter dans sa main droite la lame effilée d'un rasoir, marcha vers lui. Coincé contre le mur de l'immeuble, l'homme tressaillit, les yeux rivés sur le métal acéré qu'un rayon de lune faisait miroiter dans la nuit.

  • Il avait fallu des années à Silvio Balbi pour construire sa façade d'homme d'affaires puissant et intègre, épouser la descendante d'une noble famille romaine et faire partie de la jet society européenne. Pour l'aider : il y avait eu ses capacités, son entregent, mais surtout l'argent et l'appui de la Mafia. Lorsqu'on atteint un tel niveau, plus rien ne semble pouvoir vous menacer. Et pourtant...

  • Avant d'être assassiné, un indic alerte Alex et Sophie au sujet d'un mystérieux Iranien. Celui-ci serait impliqué dans une affaire de blanchiment d'argent sale. Une affaire qui risque de coûter la vie à l'une de ses amies. L'enquête est confiée à la Financière. Mais Alex et Sophie sont bien décidés à retrouver le meurtrier de leur indic. Quitte à se lancer à la poursuite d'un fou violent avide de sang !

  • Il en avait déjà tué quatre, toutes de la même façon, chacune à un an d'intervalle. Griffon le savait parce qu'on avait retrouvé les cadavres. Il ne savait rien d'autre, sauf que l'assassin draguait aux petites annonces. Ce devait être un particulier très méticuleux.
    Mais il n'y avait pas que ça. Autour, il y avait le reste, les mauvais cons, les truands, les enfants de putains, les pervers, les filles faciles et les hommes désespérés. Un tueur peut toujours en cacher un autre et un flic courir deux lièvres à la fois.
    II y avait aussi Alex Gribovitch et Lionel Savary qui faisaient salement un sale boulot que personne d'autre ne voulait faire. Au milieu des embrouilles, le sexe est accessoire. Ça n'empêche pas le facteur d'apporter le courrier ni la cervelle de salir la moquette.

  • Elle était jolie, un peu lesbienne lorsque les circonstances l'exigeaient et trichait remarquablement aux cartes. Quelques personnes croyaient la connaître et s'en faisaient une certaine image, d'autres pensaient; la manipuler. Mais en fait tout le monde se trompait.

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