Eres

  • Dire non à son enfant, pas si facile ! Nouv.

    « Dans cet ouvrage, nous proposons d'ouvrir de nouvelles perspectives pour considérer les limites en partageant le plus simplement possible des réflexions issues de nos pratiques de psychomotricienne et de pédiatre.

    Déjà in utero, le bébé est un être limité dans son corps. En naissant, il est propulsé, sans le support de la pensée, dans le vaste monde des sensations internes et externes, rythmées par un nouveau tempo. Parallèlement, la mère franchit une limite essentielle pour entrer dans l'espace inconnu de son être-mère.

    Nous étudions l'adaptation du non à la maturité physiologique et psychique de l'enfant dans la subtilité du oui et du non entremêlés, et explorons les incertitudes de l'adulte limitateur.

    Nous insistons sur l'importance d'être à l'écoute de nos propres émotions et de nos sentiments ambivalents à l'égard de l'enfant, tout en étant conscients de nos limites psychiques, physiques et sociales.

    Nos propos concernent tous les enfants, même ceux qui connaissent des tourments dans leur développement. Ils s'adressent à tous : parents, grands-parents, professionnels et enseignants.

    Élever un enfant est une oeuvre gigantesque qui éveille, tout au long de la vie des parents, des émotions intenses et les fait trébucher sur des interrogations, des angoisses, des doutes. C'est une odyssée qui demande à chacun de reconnaître ses propres limites et de les sublimer.

    Un des objectifs de ce travail est que le lecteur ne se risque plus à résumer les limites au seul fait de savoir dire non. » M-C.C. et N. J-H.

     

  • Pourquoi Lacan - traduit du bresilien par danielle birck Nouv.

    « J'ai fait mon analyse avec Lacan dans les années 1970. Quarante ans après sa mort, j'ai eu envie de revenir sur ce qui s'était passé au 5 rue de Lille.

    Si mon travail avec Lacan ne m'a pas définitivement délivrée de l'angoisse, il a changé ma vie. Lacan a éclairé ma route en permettant à une descendante d'immigrants libanais, victime de la xénophobie des autres et de la sienne propre, de s'accepter enfin. Il n'était pas guidé par le temps de Kronos, celui de la durée qui s'écoule, mais par celui de Kairos, moment fugace où se présente une opportunité qu'il faut savoir saisir. En empruntant cette voie, aujourd'hui encore controversée, Lacan a bouleversé la psychanalyse et lui a rendu la virulence de ses débuts.

    Je ne me souviens pas de tout ce qui s'est passé pendant l'analyse. Mais ce qui a été décisif, je ne l'ai pas oublié. J'ai même conservé de certains faits une mémoire photographique. »

  • Un ouvrage richement illustré

    Lire l'entretien avec Michèle Forestier (propos recueillis par Audrey Minart)

    De la naissance aux premiers pas : laissons les bébés bouger !

    Stimulés ou pas, tous les bébés en bonne santé parviennent à marcher, sans que l'on ait besoin de leur apprendre. Toutefois, l'attitude des personnes qui les entourent peut favoriser ou freiner l'installation d'une bonne motricité.

    Forte de son expérience de kinésithérapeute, l'auteur répond aux nombreuses questions que se posent les parents et les professionnels de la petite enfance :
    Le passage par le quatre pattes est-il important ?
    Faut-il aider le bébé à se mettre debout ou à marcher ?
    Doit-on s'inquiéter d'un petit retard d'installation de la marche ?
    /> Comment faire face à un bébé en difficulté ?

    Cet ouvrage vivant et pédagogique, largement illustré de photos et de dessins, incite à mieux observer les tout-petits, à s'émerveiller devant leurs exploits moteurs, mais aussi à agir au bon moment en cas d'inquiétude. Il propose des conseils pour la vie quotidienne, pour le choix du matériel et des objets à mettre à disposition, mais aussi des jeux moteurs simples, faciles à partager, afin de donner au bébé toutes les chances d'être à l'aise dans son corps avant de savoir marcher.

    Une affiche (format A3) est disponible sur demande à : a.bardou@editions-eres.com

  • La philo au berceau Nouv.

    L'idée de cet ouvrage s'appuie sur la rubrique que tient Laurent Bachler depuis 2016 dans la revue Spirale, où il parcourt l'histoire de la philosophie, la pensée des grands philosophes, à la recherche de l'enfance. Aucun grand traité de philosophie n'accorde une place centrale à la question de l'enfance. Souvent négligée, parfois simplifiée, celle-ci semble absente de l'histoire de la philosophie.

    Or l'auteur montre que l'enfance traverse discrètement mais profondément les grands questionnements philosophiques : le rêve, la liberté, l'imagination, le bonheur, l'idéologie, le langage, la mort, la vie, le temps, la totalité et l'infini. Sur chacun de ces thèmes, un détour par l'enfance est essentiel pour comprendre et saisir la dimension métaphysique de toute existence humaine.

    Les chapitres sont tous indépendants et peuvent être lus dans l'ordre que l'on veut en se laissant guider par les philosophes eux-mêmes. Au fil des pages, peu à peu, le discours philosophique devient l'occasion d'une réflexion personnelle sur l'enfance, sur notre enfance, et sur tout ce qui fait que l'enfance reste quelque chose de vivant en nous.

  • L'enfance, une grande question philosophique Nouv.

    Nous avons appris à prendre soin des jeunes enfants avec l'attention que nous leur accordons. Cela demande une patience et une énergie sans cesse renouvelées. Mais nous n'avons pas appris à prendre soin de l'idée de l'enfance en nous, avec ses croyances, ses rêves, ses souvenirs, tristes et joyeux, toujours sensibles. Ce monde de l'enfance qui se reconfigure avec le temps, nous le portons toute notre vie en nous.

    Pour prendre soin de l'enfance, Laurent Bachler dresse une sorte de paysage philosophique des concepts et des notions à travers lesquels nous pensons en général à l'enfance : l'enfantin et le puéril, le soin et le souci, les pleurs et le sourire, l'éducation et la bienveillance, l'adulte et la séparation, le rêve et l'imagination, etc. Réfléchir sur le sens de ces mots constitue le premier ressort de l'approche philosophique. Pour rendre le relief de ce panorama philosophique de l'enfance, l'auteur souligne la grandeur de certaines idées, comme autant de points de hauteur, mais aussi les ambiguïtés des lieux plus sombres.

    L'exploration de ce paysage conceptuel se fait en croisant la route de quelques grands philosophes. Ce qu'ils ont dit sur la beauté, sur la folie, sur la mauvaise foi ou sur les puissances de l'imagination vient faire écho aux tensions et aux enjeux profonds de l'enfance.

    Donner une dimension résolument philosophique à ce qui se joue et ce qui se pense autour de l'enfance constitue une bonne manière de prendre soin de l'enfance en nous, avec l'espoir que cela nous aidera aussi à prendre soin des enfants.

  • Comment avons-nous vécu les expériences de cette année incertaine, inquiétante, qui a déstabilisé nos repères, dérouté nos chemins, appauvri nos quelques certitudes, ruiné des existences et qui nous confronte désormais à des décisions difficiles ? Comment penser un après alors que la crise est encore là pour un longtemps et qu'elle a éprouvé notre démocratie dans ses valeurs essentielles ? Dans cet ouvrage, l'auteur reprend ses analyses qui constituent un retour sur les temps forts de cette première année de pandémie, sur les modalités de gouvernance, le processus décisionnel avec ses conséquences à tous les niveaux de la vie sociale. Du fait de sa position d'observateur engagé au plus près du terrain, il a contribué à nombre de réflexions portant notamment sur les choix en réanimation, la vie en ehpad (et là où les vulnérabilités humaines et sociales sont les plus fortes), les arbitrages institutionnels et les initiatives de proximité. Emmanuel Hirsch explore les divers aspects des réalités de la pandémie, scrute le processus décisionnel souvent défaillant, permet de comprendre ce qu'a été l'intelligence pratique des « invisibles » de notre République, héros pour quelques semaines et oubliés depuis. Son livre interroge la gouvernance solitaire et entre experts d'une circonstance imprévisible qui aurait d'emblée justifié une concertation publique. En cette situation exceptionnelle, la vie démocratique a été confinée alors que lutter contre un phénomène de cette ampleur n'est possible qu'en mobilisant l'ensemble des composantes de la société. Au-delà d'un constat rigoureux, le propos est critique et engagé, car l'un des objectifs de ce livre est de donner à penser comment vivre le long terme d'une crise globale révélée par le choc d'une pandémie.

  • En effet, à la différence de la domination et de la coercition, l'autorité est la parole du collectif, elle est le Tiers qui conditionne tout ensemble le langage et le rapport à autrui. Comment faire autorité dans la famille, à l'école, au travail ou en politique lorsque toute position d'exception se trouve par avance récusée, contestée, sinon méprisée ? Qu'est-ce qu'une société dans laquelle plus personne n'assume la position d'exception et les normes de la vie ensemble ? Quelles en sont les conséquences sur la construction psychique de l'autonomie et de la responsabilité ?

    Dans un dialogue constructif, Jean-Pierre Lebrun et Alain Eraly, appartenant à des disciplines différentes, croisent leurs approches et s'essaient à concevoir de nouvelles formes d'autorité au service du commun, plus respectueuses de nos valeurs démocratiques.

  • À l'origine de ce livre, il y a un sentiment de malaise qui habite l'auteur en tant que psychanalyste  et citoyen d'un pays démocratique. Dans la vie des institutions psychanalytiques, comme dans le fonctionnement de nos sociétés, de vives tensions se sont développées durant les dernières décennies, là même où l'on aurait pu imaginer qu'une discussion plus sereine aurait pu limiter les conflits.

    Par la place qu'elle donne à la parole, la psychanalyse a vocation à valoriser la faculté de dialoguer. Si la cure psychanalytique n'est pas réductible à un échange « horizontal » et doit ménager une dissymétrie nécessaire - mais  non une position de surplomb - entre   l'analyste et l'analysant, l'auteur soutient qu'elle ouvre à un dialogue différent où chaque mot, chaque geste prennent un sens plus fort et révèlent quelque chose du discours de l'inconscient.

    À partir de ce point de départ, Roland Chemama reprend un grand nombre de questions, qui sont celles de la psychanalyse actuelle, du fait de son développement propre, mais aussi des données de l'histoire contemporaine.

  • « Il est des récits ou des témoignages qui ne se commentent pas ; l'humain nous y révèle le plus précieux de ce qu'est le sens d'une vie.

    Dès les premières lignes, nous voilà confidents de l'intimité d'un lieu où se murmure et se partage un essentiel, parfois autrement que par les mots, de vie à vie. Alain Toledano, le bâtisseur de La maison de l'après-cancer, est un médecin cancérologue. Il connaît les fragilités humaines, les douleurs de l'âme, ces parcours de vie déroutés, ces désordres et ces renoncements, ces lentes dérives, l'incapacité d'encore penser et d'avoir à dire. S'il est parmi ceux qui développent aujourd'hui les technologies les plus innovantes dans les traitements du cancer, son intelligence de l'humain l'a porté à innover, à créer un lieu d'humanité.

    Ici, on résiste ensemble, les uns avec les autres, les uns pour les autres, avec la maisonnée, ces soignants qui eux aussi ont compris l'importance de ces moments de sollicitude, d'engagements et de partages vrais. » Emmanuel Hirsch

  • Vieillir comme le bon vin : pour une vieillesse effervescente ou pétillante Nouv.

    La comparaison semblera désuète à certains, absurde ou dangereuse à d'autres, pourtant la métaphore du vin qui, vieillissant, se bonifie ou s'abîme est intéressante à filer, à explorer. Les interactions entre ce qui fait l'individu et son environnement sont multiples, l'art d'élever un enfant vers son épanouissement et l'art de guider un vin vers sa maturité ont sans doute plus d'un point commun, même s'il peut paraître un peu osé de les mettre en évidence ; notre rapport au vin aurait-il une composante trop jouissive pour que l'on se permette d'y faire ainsi référence ?

    Les recommandations d'usage raisonnable du vin ne manquent pas, on le comprend mais il se pourrait cependant que le plaisir du vin et le plaisir de vivre ne soient pas étrangers... Plaisir de vivre, longtemps, très longtemps, à en devenir vieux, très vieux, même.

  • Les salariés sont pris dans un dilemme qui les met en grande vulnérabilité. Au-delà du besoin financier qui les tient, et malgré les contraintes permanentes qu'impose la subordination inscrite dans leur statut, ils ont pour leur travail de réelles aspirations en termes de sens, d'utilité sociale, d'identité professionnelle et citoyenne.

    Cette situation permet aux directions d'entreprise d'asseoir et de pérenniser leur emprise sur leurs salariés, de façon de plus en plus savante et sophistiquée. En stimulant et exacerbant les désirs qui sous-tendent leur rapport au travail, elles parviennent à imposer de nouvelles méthodes d'organisation et d'implication des salariés, toujours plus déstabilisantes et délétères.

    Danièle Linhart décrypte la capacité patronale à faire renaître, sans cesse, sa domination, afin de préserver, voire sublimer, un lien de subordination qui devient de plus en plus personnalisé et intrusif, et qui compromet toute capacité collective des salariés à s'emparer des véritables enjeux du travail. Des DRH « bienveillantes » et préoccupées du « bonheur » de leurs salariés aux « entreprises libérées » par leur leader, en passant par l'esprit start-up et l'offre éthique, l'auteure analyse tous ces faux-semblants des innovations managériales qui paralysent l'intelligence collective.  

  • En quelques années, les technologies numériques ont bouleversé notre vie publique, nos habitudes familiales et même notre intimité. Les parents et les pédagogues en sont souvent désorientés. Les balises que j'ai appelées « 3-6-9-12 » donnent quelques conseils simples articulés autour de quatre étapes essentielles de la vie des enfants : l'admission en maternelle, l'entrée au CP, la maîtrise de la lecture et de l'écriture, et le passage en collège. A nous d'inventer de nouveaux rituels.

    Découvrez l'affiche de la campagne en téléchargement gratuit ici ou en format A1 (poster) ici au prix de 3 EUR

  • Quelles sont les conséquences psychiques des violences de notre temps sur les plus vulnérables de nos enfants ? Dans les coulisses de la croissance qui promet le bonheur à portée de consommation, le dénuement fait retour sur les plus fragiles. Le reflux de la misère économique et psychique est la face cachée de la rationalite economique et technocratique.

    Devant les lendemains qui déchantent, les enfants du néolibéralisme cèdent aux mirages de notre temps, et s'étourdissent dans la jouissance de l'instant. Entre violences et addictions, entre régression et agression, entre fuite en avant maniaque et plongée mélancolique, ils sont les naufragés psychiques d'un effondrement symbolique. Ces jeunes sont le symptome social d'une société déboussolée par les promesses illusoires du néolibéralisme et de l'hypermodernité, creuset des inégalités.

    Faire antidote aux mirages de notre temps, c'est leur transmettre la force et le désir de ne pas s'y laisser engloutir, c'est faire de leur rage de vivre le socle d'une implication citoyenne. Tel est l'objectif de cette réflexion. 

  • Une vie d'éducatrice spécialisée : questionner le sens Nouv.

    Cet ouvrage relate douze scènes de la vie d'une éducatrice spécialisée auprès d'enfants, d'adolescents et de jeunes adultes, dans différents lieux d'accueil et d'hébergement. Il montre l'importance de la rencontre authentique, de la disponibilité à l'imprévu, de l'écoute de l'Autre, de l'ouverture à ce qui « fait signe », à ce qui fait sens et priorité chez un humain en mal de « grandir ».

    Les situations rapportées mettent en lumière l'importance de l'engagement dans le champ de l'éducatif. Elles saisissent la poignante complexité des réactions d'un humain privé d'enfance, proie de violences et de tensions incompréhensibles pour lui. Leurs dénouements - parfois improbables - révèlent les possibilités surprenantes de l'éducatif appréhendé en tant que « mise au travail » de personnes se réconciliant avec elles-mêmes et leur environnement, en s'autorisant à exister.

    Les deux auteurs s'accordent sur la place des émotions et sur la prise en compte des vulnérabilités en tant que creusets du travail d'humanisation dont l'éducatif est en charge. Ils insistent sur l'indispensable capacité du professionnel à se reconnaître lui-même vulnérable afin de pouvoir « faire rencontre » avec des personnes démunies. Ils alertent sur la double nécessité de l'implication et de la réflexion, tant personnelle que collective, afin de décrypter le sens sous-jacent qui fait énigme et permettre au professionnel une distanciation de ses propres affects et des « prêts-à-penser ».

  • Vieillir dans une société connectée : quels enjeux pour le vivre ensemble ? Nouv.

    Les technologies numériques ont investi nos espaces quotidiens et bien évidemment celui des personnes âgées, des retraités : déclarations numériques à effectuer, utilisation d'un ordinateur, d'un téléphone portable, utilisation d'un parcmètre numérique au mode d'emploi complexe et ésotérique, disparition des guichets de banque remplacés par des machines, etc. Nous sommes à un tournant de cette révolution et nous devons prendre garde à ne laisser personne sur le bord de la route.

    En effet, Covid et numérisation aveugle aidant, les temps sont durs pour les échanges sociaux sous toutes leurs formes. Le confinement, les mesures de distanciation, la vie en groupe limitée au petit nombre, la persistance d'un virus plus tenace qu'on l'estimait au début de la pandémie rendent aujourd'hui la vie sociale difficile sinon angoissante et nous appellent à réduire nos interactions avec les autres. Le monde de la gérontologie dans ses pratiques n'échappe pas, bien évidemment, à ce tsunami. Les rassemblements conviviaux ou voulus comme tels, entre amis, en famille, entre collègues, etc., sont désormais réduits à leur plus simple expression. Pourtant, dans ce paysage iconoclaste et réduit aux seules limites de nos intérieurs intimes, l'intérêt pour les rencontres, les échanges sociaux s'est trouvé décuplé, comme une revanche sur l'impossible et surtout inattendue privation d'espaces de liberté.

    C'est principalement cette altération des existences humaines des plus fragiles qui se trouve au coeur des préoccupations des auteurs de ce livre.

  • Avec la visibilité médiatique de l'autisme, les controverses et polémiques se sont multipliées, révélant des conflits idéologiques, épistémologiques, éthiques, économiques et pratiques. À partir d'une méthodologie scientifique, Brigitte Chamak les analyse et montre qu'elles illustrent le décalage entre les connaissances scientifiques stabilisées et les informations tronquées relevant du marketing ou d'intérêts particuliers, entre les revendications des mouvements associatifs les plus médiatisés et les besoins des familles de milieu plus modeste.

    L'auteur étudie les transformations à l'oeuvre dans les représentations et les définitions de l'autisme et leurs conséquences en matière de santé mentale, de psychiatrie mais aussi de traitements, de méthodes d'intervention et de modes d'éducation. À partir des résultats de ses travaux, menés depuis vingt ans et condensés dans cet ouvrage, elle développe notamment la polémique concernant le packing qui, sous la pression de certaines associations de parents, a donné lieu en 2016 à une interdiction.

    Au-delà de la question de l'autisme, son analyse est révélatrice d'orientations sociétales et politiques plus générales, comme l'envahissement des secteurs de la santé et du médico-social par les outils du management qui prônent une standardisation des pratiques, des méthodes et des recherches.

  • Traumatismes psychiques à l'aube de la vie Nouv.

    Le temps de la gestation et de la naissance est parfois celui d'une menace d'anéantissement ou d'une rencontre avec la mort. Hémorragie de la délivrance, mort de l'enfant in utero ou à l'accouchement, décès ou séjour en réanimation de la mère en couches, pathologie foetale menaçant l'un des jumeaux, accident de la route chez une femme enceinte, violence conjugale, agression sexuelle, mais également interruption volontaire, médicale ou sélective de grossesse, ou encore épisode psychiatrique aigu, etc. Les circonstances périnatales ne manquent pas qui exposent la triade père-mère-enfant (à naître ou nouveau-né), et les soignants qui les accompagnent, à un événement potentiellement traumatisant.

    Qu'est-ce qu'un traumatisme psychique ? Quels sont ses effets possibles ? Comment y faire face et lui résister ? Quelle est l'actualité des recherches autour de ce sujet ? Quels soins mettre en oeuvre ?

    Mais la venue d'un enfant fait parfois ressurgir aussi des traumatismes passés : traumatisme sexuel de la femme ou de l'homme, maltraitance physique ou morale, violences conjugales des parents, etc. Quel est l'impact de ces traumatismes passés sur l'accès la parentalité ? Comment accompagner ceux et celles qui y sont exposés ?

  • Transmission(s) autour des tout-petits : des psychologues s'interrogent Nouv.

  • A partir de son expérience aux urgences psychiatriques d'un hôpital général, l'auteur appréhende cette « clinique des bords humains » dans ses deux dimensions principales et essentielles (l'étape diagnostique et l'orientation du patient) mais également et surtout dans une attention portée à la parole et à ses effets, dont le clinicien se trouve chargé d'en faire un certain usage.  Pour cela, il s'appuie à la fois sur un savoir psychopathologique, savoir souvent à rapiécer, et un engagement personnel, discutés et partagés avec les collègues, et sur l'institution hospitalière, à condition que cette dernière soutienne les aléas de la rencontre clinique. 

  • Les auteurs témoignent d'une pratique clinique avec des travailleurs sociaux et tentent d'en tirer les leçons : il s'en dégage à quel point le management est en train de tuer dans l'oeuf ce qui fait la spécificité du travail social.

    Que dit-on à un patient alcoolique qui vient s'écrouler parce qu'il va perdre sa femme ? À une caissière de supermarché qui ne peut plus suivre la cadence ou ne parvient pas à retourner travailler sans « la boule au ventre » ? Aux parents qui viennent consulter avec un adolescent, le casque sur les oreilles, et qui décrivent une addiction aux écrans et des résultats scolaires en chute libre... ? À un éducateur qui doit faire face à un enfant autiste en crise ? Que dit-on à ces jeunes sujets qui se décrivent harcelés sur Facebook ou abandonnés par un copain et incapables de vivre ? ... Dans le séminaire « Pour une clinique du quotidien », un participant tiré au sort est invité à décrire son service et sa mission, à énoncer sa fonction et à parler d'une situation avec laquelle il/elle rencontre une difficulté, est traversé(e) par une question ou un doute. Le postulat de base est qu'il n'y a pas de « bonne réponse » mais qu'il y a néanmoins quelque chose à en dire, que ce quelque chose rend compte d'une rencontre unique entre un intervenant social et un patient et que, de cette rencontre seule, un soulagement, peut-être, surgirait.

     

  • Le couple en couleur : à propos du fonctionnement des couples africains, européens et mixtes Nouv.

    Ce livre a l'originalité d'évoquer les questions culturelles avec toutes leurs richesses et leurs fragilités. Il s'agit de comprendre les enjeux amenés par ces différences et de voir comment les travailler avec les conjoints.

    L'auteur retrace d'abord l'histoire du mariage et du couple en Occident, puis en Afrique, plus particulièrement au Sénégal. Ce regard mixé, nourri d'une double appartenance, s'intéresse aux différences dans le fonctionnement du couple en Afrique et en Europe. En effet, en Afrique, la culture musulmane, la prédominance de l'homme sur la femme, les croyances animistes et religieuses, encore très présentes, ont un impact sur les partenaires. L'union de deux êtres engage l'union de leurs familles et presque de toute leur généalogie. En Europe, les partenaires se choisissent aujourd'hui librement, indépendamment des familles. L'Européen doit se débrouiller seul et le mythe de l'autonomie ne le rend pas toujours heureux. Étonnamment, les processus de différenciation sont parfois difficiles et les couples ont plus tendance à se séparer qu'à se différencier...

    C'est à ces difficultés, entre autres, que les couples mixtes sont confrontés, et même si c'est la différence qui les a attirés l'un vers l'autre, chacun recherche du « semblable »... Comme dans toute relation de couple, il faut désidéaliser le couple rêvé et créer une « identité conjugale » forgée  sur une double appartenance. Sans doute est-il important de trouver un compromis entre tradition et modernité, qui possédent chacune des valeurs essentielles. Pour chaque partenaire, il ne s'agit pas de renoncer à ses appartenances mais de reconnaître celles de l'autre et de les mixer avec les siennes.L'essentiel n'est-il pas le partage d'un même sens des valeurs ?

  • Avec ces cent mots, pour une profession longtemps restée sans mots, Philippe Gaberan parle de pratiques éducatives, dans un langage simple, mais non simpliste. En analysant ce qui se trame entre Soi et l'Autre, entre l'éducateur et la personne accompagnée, il fait le lien entre les actes posés au quotidien et le sens que ceux-ci prennent au regard des objectifs éducatifs. Au-delà des définitions, ce dictionnaire jette un pont entre l'apparente banalité des gestes quotidiens et leur fondamentale répercussion sur le développement de l'être. Il n'est pas à laisser dans la bibliothèque mais à intégrer dans la trousse à outils que tout professionnel devrait avoir à porter de main, comme tout artisan qui se respecte. Car le métier d'éducateur relève d'un savoir faire dont la complexité n'est pas toujours bien perçue parce que souvent trop mal exprimée. Philippe Gaberan, éducateur spécialisé, formateur et chercheur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse.

  • Pierre Bruno compte pour la psychanalyse. Il n'a cessé d'explorer cette aventure singulière qui devrait être toujours « autre » pour perdurer. Des analystes d'horizons différents débattent de ses contributions relatives à la place que le discours analytique doit faire à la politique (la Cité).

    En effet, le Discours analytique progresse grâce au travail des psychanalystes qui s'en laissent enseigner. D'où l'intérêt de se lire entre psychanalystes, ou avec d'autres qui s'y intéressent, et d'initier des controverses comme il n'en existe plus dans cette discipline, parfois sclérosée par les pentes institutionnelles et l'entre soi.

    A partir de cinq ouvrages de Pierre Bruno organisés autour de l'élucidation des problèmes cruciaux de la psychanalyse - fin de l'analyse, passe, père réel,... -, les auteurs extraient une méthode qui s'appuie sur les ressources théoriques de Freud et Lacan et sur la clinique. Se vérifie alors, au-delà des divergences institutionnelles, que la psychanalyse s'adresse à tout un chacun et présente un enjeu politique pour notre temps.

empty